‹ Le mouvement idéaliste en peintureChapitre 14 sur 33 · CHARLES GUILLOUX · texte numérisé non relu

CHARLES GUILLOUX

M. Guillaumin a exposé maintes fois à côté des maîtres

de l’Impressionnisme. Cependant par certains côtés il s’en sépare.

Chez l'artiste, ce qui frappe de prime abord, c’est la succession de plans nettement établis par des tons francs, sans grand souci des teintes intermédiaires. Il respecte les lois de la perspective, le modelé, mais néanmoins l’accord de larges taches formant effet par soi seul domine dans sa préoccupation. En outre, ses rouges, ses bleus, ses verts sont d’une crudité presque brutale; cependant, l’ensemble, si véhément qu’il soit, n'est pas inharmonique.

Il err résulte une œuvre intéressante mais où la volonté, le procédé si l’on veut, prend un peu le dessus. La sensation intime des pays et des sites disparaît sous le faire accentué de l'artiste. Arsène Alexandre a dit de lui (rt): « M. Guillaumin s'éprit des beaux nuages changeants, des

(1) Exposition de tableaux et pastels d'Armand Guillaumin, préface par Arsène Alcxandre. Janvier-Février 1804. Galerics Durand-Ruel.

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