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harmonies éclatantes et profondes du ciel et de l’eau, du va-et-vient des opiniâtres industries », et plus loin « .…. peintre précis et catégorique qui dit ce qu’il veut dire, et qui: + . rend ce qui l’a frappé dans la nature : de grands ensembles nets et colorés »..….
M. Maufra s’est plu souvent aux aspects de falaises combinées avec la mer. Par ce choix de sujet, mais en cela seulement, il rappelle Claude Monet. Tandis que le grand artiste, en une puissante évocation, fait vivre et resplendir l’eau, la terre et l'atmosphère, — M. Maufra s’est plutôt attaché à délimiter par la juxtaposition de teintes quasi-plates, conservant néanmoins du modelé, les silhouettes caractéristiques des paysages. Il y a une sorte de compromis entre
| l'observation directe de la nature objective et la vision pu-
|rement ornementale et synthétique. Les œuvres de l'artiste
‘ offrent l'intérêt de recherches tendant à combiner deux points de départ différents.
Chez M. Guilloux, le parti pris décoratif est plus accen-
tué. Il fut donné de contempler aux Indépendants en 1892 une série d'œuvres significatives à ce point de vue : L’ Allée d'eau, Calme rose, etc. Dans ces paysages demeuraient seulement les configurations presque réduites à un schema géométrique du sol, de l’eau, des arbres, des nuées. L’en-
. semble des teintes formait une harmonie donnant l’exquis
1 du rêve. Cependant qu’au fond subsistait une sensation de
réel, d’où se dégageait une émotion ou calme ou tourmentée qui saisissait et pénétrait.
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Peut-être y a-t-il là, pour une personnalité d’artiste, une façon nouvelle et particulière d'envisager la nature et d’en concevoir la représentation, tout en lui conservant son impression directe (1).
(1) Exposition Charles Guilloux., Le Barc de Boutteville, 47, ruc Le Pelletier. Du 19 marsau 20 avril 1896. — L'artiste a présenté au public l'ensemble de ses œuvres. Les dernières, une séric de Bretagne surtout, apparaissent comme le développement logique en même temps que le perfectionnement de ses premières tentatives.
Dans une préface très complète, M. Thiébaulit-Sisson a analysé parfaitement le talent de M. Guilloux en ses phases successives et ses divers procédés.