I. American Journ. of PsychoL, 1896, VII
AUTOMATISME MOTELR SO'J
à la première catégorie, comme les mouvomcnts d'expression faciale et gesticulatoire ; le susurrement involontaire pendant la réilexion, les mouvements des mains et du corps vers un ol)jet auquel on pensait, etc. A la catégorie des mouvements automatiques appartiennent tous ceux que nous avons décrits dans le présent chapitre. C'est ici que nous pouvons rapporter aussi les mouvements instinctifs, comme ceux de la respiration ou de la marche, lorsque nous n'en sommes pas conscients.
A en juger de ces derniers cas, il est prohable que la séparation entre Taccomplissement simultané des différents actes est un caractère fondamental du système nerveux. Lorsque deux courants nerveux ne se rencontrent pas, les deux peuvent agir à la fois, sans que les courants nerveux s'infiltrent l'un dans l'autre.
L'attention est ordinairement concentrée sur un seul processus cérébral ; ce qui v(iut dire qu'une conscience nette accompagne l'activité d'un seul courant. L'activité sinniltanée des autres courants est à peine consciente. Pour |)arler plus exactement, tout ce que nous savons, c'est que l'activité des autres courants ne contribue pas à former le courant principal de la conscience, la conscience personnelle. Les mouvements automatiques les plus développés semblent être le résultat d'opérations intellectuelles ou d'émotions. Ils sont apparemment l'expression d'une conscience, mais cette conscience-là n'est pas réunie au courant personnel de la pensé(î. L'automatisme le plus simple et le plus habituel est probablement accompagné d'une forme de conscience séparée, très faible et rudimen taire.