I. Psychol. Review, 1898, V
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moins 9, peuvent assez rapidement apprendre une forme quelconque d'écriture automatique. Le développement en était facilité par la répétition et le rythme du mouvement.
Certaines personnes apprenaient plus facilement que d'autres. Miss Stein a divisé ses sujets en deux classes : un premier type est la personne au tempérament intense, dont l'automatisme augmente si elle est absorbée de plus en plus à quelque chose d'autre, et s'arrête, lorsque cette absorption cesse. Il persiste dans une seule forme du mouvement et ne peut être changé, si l'opérateur essaie de guider le sujet sur la planchette. Le second type est phlegma tique, à la pensée plutôt diffuse ; il n'avait pas de tendance à persister dans une forme de mouvement ; s'il était absorbé dans quelque chose d'autre, les mouvements automatiques diminuaient ; il pouvait regarder sa main, sans exercer sur elle un contrôle volontaire.
Une autre étude statistique a été faite par Binet \ comme une partie d'une enquête générale sur la suggestibilité des enfants des écoles. Il a pensé à déterminer jusqu'à quel point différents enfants seraient portés à exécuter des mouvements involontaires d'un caractère simple. Il a employé comme instrument un levier léger en forme de balance ; le bras de l'enfant était placé sur un bras de la balance, tandis que la main de l'opérateur imprimait des mou-
• i. La suggestibilité. Paris, 1900, p. 36o-384. Voir aussi Mindy 1890, XV, 46, où Binet devance certains résultats de SoLOMONS et de Stein.
AUTOMATISME MOTEUR 3o5
yements à l'autre. Le coude de Fenfant reposait sur la table ; on lui disait de laisser son bras rester tout passif, en le laissant en mouvement si le levier lui en imprimait un, mais sans le mouvoir luimême. Son attention était dirigée sur un métronome qui battait les secondes ; on lui disait de compter les coups et on lui laissait comprendre que le but de Texpérience était de voir s'il en tenait compte exactement. Pendant que l'enfant comptait, sa main était mise en mouvement rythmé par l'opérateur, au moyen du levier. Environ après dix mouvements, l'opérateur lâchait le levier ; il s'agissait de savoir si l'enfant allait continuer les mouvements, ou s'il allait s'arrêter. Il y en avaient qui s'arrêtaient, mais la majorité continuaient ; parmi ces derniers, quelques-uns s'arrêtaient d'eux-mêmes un peu plus tard ; d'autres, à qui l'on avait demandé après l'expérience, si leur bras avait réellement été passif, n'exécutaient plus de mouvements automatiques dans les expériences suivantes ; d'autres enfin les exécutaient encore. Les enfants les plus jeunes étaient les plus aptes pour l'automatisme. Boet a refait sur les mêmes enfants l'expérience d'une forme simple d'écriture automatique, et a trouvé que le même enfant montrait dans les deux épreuves le même degré d'automatisme.
Ces mouvements n'étaient pas inconscients ; leur caractère actif était seul inconscient, et l'enfant les croyait passifs, quoiqu'ils fussent actifs. Les résultats ont prouvé qu'avec un peu d'exercice, on arrive à développer chez beaucoup d'enfants l'automatisme simple.
Voyons maintenant si l'automatisme simple ne peut pas naître spontanément. Nous savons qu'une
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action familière peut être exécutée, pendant que nos pensées sont ailleurs ; si cette action est accompagnée d'une certaine conscience, celle-ci est distincte du courant principal. Beaucoup de personnes ont des tics de la main ou de la bouche, dont elles n'ont pas connaissance. Dans cette même série d'idées, nous pensons aux mouvements involontaires qui accompagnent l'émotion et l'effort mental ; mais ces mouvements expressifs diffèrent totalement des mouvements automatiques. 11 est vrai que les deux sont involontaires, mais leurs rapports avec la conscience sont très différents ; d'un côté il y a l'expression motrice des pensées et des émotions qui occupe le domaine de la conscience ; de l'autre côté il y a une désunion d'avec la conscience. Les mouvements expressifs peuvent être accomplis inconsciemment, mais la cause en est consciente; les mouvements automatiques résultent de processus inconscients du cerveau, ou conscients séparément.
En faisant une étude sur les mouvements involontaires des enfants et des adultes, Lindley* a trouvé chez beaucoup d'individus, deux classes de mouvements pareils : les uns, accompagnés d'effort mental, consistaient en contractions musculaires forcées et toniques ; les autres, ayant lieu lorsque les pensées erraient au loin, consistaient en mouvements rythmés ; la première catégorie était expressive, la seconde automatique.
Tous les mouvements que nous avons décrits sous le nom de « force motrice des idées » appartiennent