‹ Le mouvementChapitre 131 sur 184 · I. American Journ. of PsychoL, igoo, XI, i · texte numérisé non relu

I. American Journ. of PsychoL, igoo, XI, i

»K)IVEMENT VOLONTAIRE Siy

valent tomber. Mais la majorité des enfants ne commencent pas à marcher tout à coup. Ils sont assistés par les parents ou la nourrice, avant qu'ils aient pu manifester quelque désir spontané de marcher ; ce qui signifie probablement qu'on les incite à faire ces mouvements avant que les voies nerveuses qui les amènent soient entièrement développées. Le processus suivi pour apprendre à un enfant à marcher est un processus de hâte, et probablement plutôt nuisible qu'utile au développement moteur de l'enfant.

Beaucoup d'autres mouvements coordonnés sont probablement innés, et n'arrivent à la maturité qu'à diflërenles époques après la naissance. Les mouvements du bras de l'enfant sont des exemples de coordination musculaire, quoiqu'ils ne soient exécutés au début que dans une direction indéterminée. Ils renferment des mouvements dans toutes les directions possibles, dont quelques-uns, comme par exemple de mettre la main dans la bouche, produisent du plaisir, deviennent volontaires. On a observé un enfant qui essayait de faire ce mouvement instinctif vers sa bouche. 11 jetait la main dans toutes les directions; un de ces mouvements plaça sa main dans sa bouche; l'enfant sembla y prendre plaisir et s'y essaya encore une fois. Le lendemain il y réussit par trois fois, et au bout de quinze jours, il pouvait faire ce mouvement à volonté ^

Les coordinations élémentaires de vocalisation et même d'articulation sont instinctives, ce qui est

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