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I. MuNSTERBERG. Die Willeiishandlungy 1888, p. i

tiques de leur intestin, de façon à produire une diarrhée volontaire. Il n'y a probablement pas de réflexe qui ne puisse être mis sous l'empire de la volonté par la pratique aidée par la chance. Il n'y a pas de réflexe qui ne soit influencé par les conditions du cerveau, par des idées, des émotions ou des désirs.

Une façon de contrôler ses réflexes, c'est de découvrir d'abord quelle émotion a produit l'effet désiré et de susciter ensuite cette émotion. Après une certaine pratique, Témotion peut devenir de moins en moins intense, jusqu'à ce que l'effet réflexe suive directement le fiat. Ceci n'est cependant qu'une conjecture ; ce que nous connaissons quant à présent, c'est que les réflexes — ou du moins beaucoup d'entre eux — peuvent être mis sous l'empire de la volonté ; comment ce fait s'accomplit, nous l'ignorons.

Le seul travail expérimental là-dessus est celui de PARTRmoE^, et encore ne nous avance-t-il pas de beaucoup. Il a étudié comment on peut s'empêcher de cligner des yeux, lorsqu'on en approche un objet. Dans ses expériences, il mettait rapidement en mouvement un marteau vers la figure du sujet et frappait une plaque de verre, juste devant les yeux. Il s'agissait de savoir après combien de fois le sujet s'empêcherait de cligner des yeux, et le contrôle serait donc complètement assuré. 11 a trouvé de grandes différences chez les adultes ; il y en avait qui s'y habituaient très vite, et d'autres qui n'y arpivaient jamais. Les enfants pouvaient aussi s'empêcher de cligner, mais plus difficilement.

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