I. Revue philosophique, 1898, XXXV
étant réunis aux pôles d'une bobine, les étincelles traversent le papier et tracent des points sur les lignes écrites. On peut déterminer le nombre d'étincelles à Taide d'un diapason, et elles seront ainsi plus uniformes que par la plume électrique. Scripture^, entre autres, a appliqué cette méthode à l'étude des mouvements du corps.
Les résultats de Binet et Courtier ont montré en quoi nos mouvements volontaires étaient soumis aux lois physiques, en dépit même de notre intention. Ils ont trouvé que chaque mouvement commence et finit doucement, et que le maximum de rapidité se trouve au milieu, et cela même lorsque le sujet s'efforce à faire des mouvements de rapidité uniforme. Cambrera a remarqué la même chose.
Plus le mouvement est long, plus la rapidité en est grande, et cela même en dépit de notre intention.
Tout changement de direction — à moins qu'il ne soit très gradué — agissait comme un arrêt partiel et diminuait la rapidité.
Plus un mouvement devait satisfaire à un grand nombre de conditions, plus la rapidité en était diminuée. Un mouvement exact était ralenti instinctivement en comparaison d'un mouvement auquel on n'accordait pas trop desoins.
Ces lois sont vraies pour les mouvements combinés dans Tacte d'écrire. La rapidité change sans cesse, trois fois ou plus pour la même lettre.» Dans
1. Studies from the Yale Psychological Laboratory, 1900, VIII, 37.