Bryan. American Journ. àf PsychoL, 1892, V, i23-ao
34o LE MOUVEMENT
Bryan, la main gauche a donné une moyenne d'environ 9/10 de la rapidité de la main droite.
Certaines jointures sont plus rapides que d'autres. Les jointures interphalangiennes des doigjts sont relativement lentes ; de même l'épaule; le coude, le poignet et les jointures métacarpo-phalangiennes sont plus rapides. Ainsi, chez l'un des sujets de Bryan, les moyennes données par ces jointures sont les suivantes:
Epaule 5,2 coups par seconde.
Coude 8,8 —
Poignet 11,4 —
Métacarpo-phal.. 7,6 —
Premier interphal. . 6,0 —
Deuxième — . 4.3 —
On a trouvé que dans l'acte d'écrire, le poignet et le coude sont capables de mouvements oscillatoires plus rapides que les doigts ou l'épaule ^
Von Kries dit que les mouvements de la mâchoire peuvent être répétés avec une rapidité de 6 par seconde, les flexions et l'extension du pied 7 par seconde ; les mouvements articulatoires, comme de dire par exemple : /a, /a, /a, seraient presque aussi rapides que ceux du bras et de la main. Davis ^ a trouvé que le gros orteil pouvait frapper 4-6 coups par seconde.
Les enfants sont de beaucoup inférieurs aux adultes pour la force d exécuter rapidement des mouvements répétés. Bryan a fait là-dessus une étude sta-
1. WooDwoRTH. Psychol. Review. Monograph. Suppl., no i3, 1899, P* ^^9-
2. Studies from the Yale Psychological Lab. y 1898, VI, 1 1 .
tistique^ La rapidité moyenne des coups frappés par un enfant de 6 ans était environ les deux tiers de ceux frappés par les jeunes gens de i6 ans. La rapidité du poignet et de la jointure métacarpo-phalangienne augmente en ces dix ans beaucoup plus que celle du coude ou de l'épaule ; c'est à-dire que les jointures les plus petites sont plus en retard pour le développement. L'augmentation de la rapidité était presque égale pour les deux côtés du corps ; mais la partie préférée montrait cependant plus d'habileté dans chaque jointure. L'inégalité bilatérale est plus marquée chez les garçons que chez les filles. Les garçons frappent ordinairement les coups avec plus de rapidité que les filles du même âge ; les fillettes de 1 3 ans sont supérieures aux garçons de i3 ans ; entre i3 et i5 ans, elles perdent plutôt qu'elles ne gagnent.
La rapidité des coups est influencée par les conditions mentales et organiques. Dressler a trouvé qu'elle changeait avec le moment de la journée et qu'elle était plus élevée dans l'après-midi. La fatigue, soit la fatigue générale produite par la marche, soit la fatigue locale des muscles employés dans l'expérience, la fait décroître, tandis que l'animation mentale augmente la rapidité.
La rapidité des coups augmente donc avec la pratique et avec l'âge, décroît avec la fatigue, varie avec les conditions mentales et diffère chez les diflerents individus. Chez un individu donné, dans des conditions données, elle est presque constante. Elle