I. Op. cit
n'est pas sujette à une variabilité aussi marquée que la précision du mouvement ; elle se prête mieux que la précision pour expérimenter les conditions du système nerveux et serait d'un bon témoignage dans la psychologie individuelle, et peut-être dans Tétude clinique des désordres moteurs.
En analysant le processus par lequel sont exécutés les mouvements rapidement répétés, on voit que les muscles antagonistes, qui se contractent alternativement, ne se relâchent pas complètement entre leurs contractions. Les jointures tendent à devenir presque rigides et ne vibrent que sous un angle très petit. Une trop grande rigidité est cependant un désavantage, car elle n'assure pas une vibration rapide de la même façon que lorsqu'il y a une certaine liberté. Bryan a trouvé que les mouvements de 20 millimètres étaient répétés plus rapidement que ceux d'un millimètre. En outre, une plus grande rigidité amène plus vite la fatigue.
La figure 10 confirme les données de Bryan. Les mouvements les plus étendus sont un peu plus rapides que les plus petits.
Le tracé montre encore une grande inégalité dans la force avec laquelle les coups ont été frappés. Parfois, il y en a qui ont échoué au point de ne produire aucun mouvement sur le tambour. De plus le tracé montre un genre de vagues. Les mouvements les plus grands forment un groupe, et les plus petits un autre ; ce qui fait croire que les mouvements peuvent être contrôlés par groupes, plutôt qu'individuellement. Cette supposition est confirmée par l'introspection et par une modification de l'expérience.
RAPIDITÉ DES MOUVEMEÎiTS CORPORELS
Quoiqu'il soit facile de changer la force d'une série de coups, il n'est pas aisé de contrôler la force de chaque coup séparément. 11 s'ensuit que les mouvements isolés ne sont pas volontaires, au sens strict du mot; la série est volontaire et Timpulsion volontaire est fortiliée à des intervalles fréquents, signalés probablement dans le tracé, par les vagues de la force.
Ces expériences gagnent en suggestivité lorsqu'on les considère en rapport avec certaines observations physiologiques de ScuAFER et autres ^ Lorsque des mouvements sont obtenus par une stimulation corticale, ils sont sujets à un tremblement qu'on peut facilement enregistrer sur un tambour. Le même tremblement apparaît