I. HORSLEY et SCHAFER. /OM
fial of Physiology, 1886, I, 96.
— ScHÀFER, Canney et TuNS-
TALL. Ibid.t p. III. J. VON
Kries. Archiv f. (Anat. u.) Physiol, 1886. Suppl. Band,
344 I^E MOL'VEME>T
dans la contraction musculaire volontaire. Quoique les vibrations soient d'étendues inégales, elles sont plutôt régulières comme \itesse. Dans différentes expériences elles varient de 8 à i3 par seconde, et quelquefois davantage ; la vitesse moyenne est de lo à II. Si les chocs électriques stimulants arrivent à 5o ou loo par seconde, le muscle montre cependant la même vitesse de tremblement. Chaque vibration du muscle -correspond à une nouvelle vague d'innervation, ainsi que le prouve l'examen des « courants d'action » du nerf, ou de la moelle épinière, à l'aide de l 'électromètre capillaire *.
Si l'on stimule le tronc nerveux, la vibration du muscle a la même valeur que le stimulant. C'est la cellule nerveuse ou plutôt le synapse qui transforme la proportion de 5o par seconde, en 8-i3. Les cellules motrices corticales et spinales ont la même propriété.
C'est RiCHET^ qui a donné la meilleure interprétation à ces faits. On peut formuler aussi d'une autre façon le fait que le cortex ne répond que lo fois par seconde, quelque souvent qu'il soit stimulé ; on peut dire qu'aussitôt après une réponse à une stimulation le cortex n'est pas irritable, et qu'il a besoin, en moyenne, de i dixième de seconde pour recouvrer son irritabilité. Un dixième de seconde est donc une
p. I. — Griffiths. Journal of Physiol., i888, IX, Sg. Il y montre qu'en plaçant un poids sur le muscle, on obtient une plus forte rapidité (17-19).
I. GoTCH et HoRSLEY. PAi/o50/?A. Transactions. London. 1891, CLXXXIÏ, B. 267. — Proc. Roy. Soc, 1889, XLV, 18.
•j. Dictionnaire de physiologie, 111, 9.
unité de temps corticale et psychologique — un temps pendant lequel on ne peut accomplir qu'un seul acte ni apprécier qu'une seule impression. Cette façon de voir n'est pas entièrement corroborée par des faits du côté sensoriel, mais elle Test du côté moteur. La rapidité des décharges corticales, 8-i3 par seconde, est environ celle de la plus rapide répétition du mouvement. De ce côté, le cortex met une limite aux possibilités motrices.
Cependant, quoiqu'un seul synapse ne puisse transmettre plus que 8 à i3 impulsions par seconde, il semble qu'il n'y a pas de raisons pour que les différentes cellules ne se déchargent alternativement, et ne produisent ainsi une alternance de mouvements, dont chacun, pris isolément, puisse être répété de 8 à i3 fois par seconde. On voit quelque chose d'approchant dans les mouvements alternés de deux doigts, lorsque le pianiste, exécutant un passage de trémolo, dépasse la proportion de 8 à i3 par seconde. Chaque doigt demeure dans les limites de la cellule nerveuse, et les deux ensemble redoublent la rapidité. Le mouvement même de frapper des coups consiste en flexions et extensions alternées, chacune pouvant être répétée lo fois par seconde ; le nombre entier d'innervations est le double de ce chiffre. La proportion des décharges corticales n'oppose donc une limite qu'à la rapidité dans laquelle un mouvement isolé peut être répété.
Le fait que la rapidité de la décharge corticale n'est pas toujours égalée dans les mouvements répétés, est dû aux difficultés physiques des périphéries et aux particularités de la coordination nécessaire.