‹ Le mouvementChapitre 160 sur 184 · American Jour/i. of PsychoL, 1892, V · texte numérisé non relu

American Jour/i. of PsychoL, 1892, V

SyO * LE MOUVEMENT

rapide; après, jusqu'à i6, plus modérée. Cette courbe est cependant compliquée par la courbe de la pratique, car les mouvements par lesquels on a fait des expériences sur la précision étaient semblables aux mouvements de récriture. Par suite, pendant que la main droite montrait Tinfluence de la pratique, plus marquée entre 6 et 8 ans et plus faible ensuite, la main gauche montrait un progrès plus uniforme de développement. Lorsque les expériences étaient faites avec un mouvement moins sujet à la pratique, Bryax a trouvé que le gain de la main droite était presque uni fotme jusque vers l'âge de 12 ans, quoique la main gauche gagnât plus rapidement en précision, entre 6 et 7 ans qu'après. La courbe du développement normal de la précision motrice ne peut donc être considérée comme définitivement établie.

Comme résultat d'un mouvement répété plusieurs fois à de petits intervalles, le mouvement pejit être détérioré d'une façon quelconque. Si le mouvement a exercé une grande force, la fatigue en produit une diminution ; si le mouvement a tendu à l'exactitude, celle-ci décroît ; s'il a été fait aussi rapide que possible, la rapidité décroît. Si le mouvement a été fait aussi ferme que possible, cette fermeté décroîtra. En tout cas, la fonction particulière qui a été longuement exercée, est affaiblie pour un certain temps.

En dehors de cette fatigue spéciale, l'activité continue d'une fonction peut produire des symptômes généraux de fatigue dans tout le corps et peut par conséquent affecter aussi d'autres fonctions. Cette fatigue générale, ou fatigue transférée, n'a pas encore été étudiée de façon à pouvoir nous rendre service dans la question qui nous occupe ; c'est pourquoi nous nous limiterons à une fatigue spéciale, c'est-àdire à la fatigue de la fonction exercée.

Les problèmes les plus élémentaires se rapportent à la rapidité de la fatigue et à l'endroit qui la subit.

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Rapidité de la fatigue dans le mouvement volontaire.

Pour mesurer la rapidité de la fatigue, on pense naturellement à la « courbe de fatigue » que Ton obtient en stimulant une fois par seconde un muscle isolé d'une grenourRe, jusqu'à ce que toute la force en soit épuisée. Un ntusclc ne peut fournir plus de cent à deux cents contractions, lorsque la circulation est interrompue. Si la circulation est mamtenue, le nombre des contractions avi^jniente indéfiniment.

Comparée à la fatigue d'un muscle isolé el^fiépourvu de sang, la fatigue de n'importe quel effort volcHlJ^*^^ progresse très lentement. Les courbes de fatiguX^^ l'eflbrt volontaire sont obtenues par la répétition même acte, avec un effort maximal, et sans paus^ pour le repos.

Fatigue de V exactitude du mouvement. Le mouvement choisi pour ces expériences ne doit pas exiger une grande force musculaire ; l'effort est exercé seulement pour obtenir la plus grande précision possible dans chaque mouvement.

Le mouvement peut consister à heurter sur une série de buts, l'un après l'autre. Dans cette expérience, les buts consistent dans les petits carrés do (( papier réglé ^ ». Les carrés mesurent millimètres

I. WooDwoRTH. Psychol. Review. Mon. Siippl., n" i3. 1899, p. 90.

LA FATIGUE DU MOUVEMENT SyS

de chaque côté. On calculait l'exactitude en comptant le nombre de coups qui tombaient dans le carré vers loque! on les dirigeait et en comparant ce chiffre avec le nombre de fautes. Le temps était réglé par un métronome frappant deux cents coups à la minute. L'expérience était continuée sans interruption pendant une heure, durant laquelle le sujet exécutait 12000 mouvements. Pour les 'premiers mille, 80, () pour 100 des coups étaient frappés à Tintérieur du carré et 19, /| })our 100 étaient manques; dans le dixième mille, le pire de tous, 71,1 pour 100 étaient exacts et dans le dernier mille 7/1,6 pour 100. Cette légère diminution dans l'exactitude est représentée graphiquement dans la figure 12.

La ligne pointillée de cette figure indique le zéro de la précision qui est déterminée par l'attention. Même si Ton ne prétait aucune attention à la direction exacte de la main, elle n'en atteignait pas moins parfois le but ; et Ton a trouvé à l'expérience qu'il y a 5 pour 100 de coups justes. La ligne ponctuée est tirée au niveau des 5 pour 100 de coups exacts. C'est de cette ligne que se rapproche la courbe de précision attentive, qui doit l'atteindre, lorsque la fatigue est complète. Dans 12000 ré[)élitions, la fatigue de l'exactitude ne fait que commencer ; le maximum de fatigue, atteinte dans le dixième^ millier, n'est que de i3 pour 100 de la fatigue complète.

Des expériences sur la fatigue ont encore été tentées avec d'autres formes de mouvements simples et exacts, et sur plusieurs sujets, avec le même résultat ; Vexactilude perdue pendant i 000 à 6 000 répétitions consécutives du même mouvement était rarement supé-

Syi LE MOUVEMENT

rieure à 20 pour 100 de Tcxactitude montrée par le

1000 SqOQ TZOOtÀ

£d.Oberlàv,Gr.

FiG. i3. — La fatigue dans le mouvoment volontaire.

sujet non fatigué ; très souvent, la perte était inférieure à 10 pour 100 \

Des expériences postérieures m'ont encore prouvé

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