‹ Le mouvementChapitre 159 sur 184 · I. \o\T plus haut, p. 102 et suiv · texte numérisé non relu

I. \o\T plus haut, p. 102 et suiv

long pour l'exécution du mouvement, on trouve que la main gauche l'exécute presque aussi bien que la droite : elle dispose du temps nécessaire aux corrections postérieures et peut les faire aussi légères qu'on peut le désirer ; mais elle a besoin de plus de temps que la main droite, et c'est pourquoi elle lui est inférieure en précision aussitôt que la vitesse est augmentée.

En outre, l'ajustement initial de la main gauche est moins exact que celui de la main droite. La régularité des mouvements exécutés sans égard à leur longueur dépend entièrement de la première innervation en vue de l'étendue, et elle est plus grande dans la main droite que dans la gauche.

Il y a aussi une indication dans les expériences, que le sens « musculaire » est plus aiguisé dans la main et le bras droits que dans les gauches, chose que l'on remarque à un assez haut degré chez certaines personnes.

La précision de la main gauche est encore diminuée par le manque d'exercices dans les mouvements délicats qui ont besoin d'être appris.

Les mouvements des différentes parties du corps diffèrent totalement en précision. Si l'on attache une plume au pied et que l'on détermine d'avance les mouvements que l'on en attend, les erreurs commises seront de beaucoup plus grandes que celles de la main gauche. Un mouvement de balancement de tout le corps est de même très inexact. Ces différences dépendent en partie des différents degrés auxquels on est familiarisé avec ces mouvements.

Il est difficile de contrôler minutieusement un

mouvement libre et aisé ; ainsi le balancement de l'avant-bras, qui est un mouvement libre et capable d'une grande vitesse, est plus difficile à contrôler que le mouvement plus laborieux et moins rapide de tout le bras. Le mouvement de Tavant-bras est très exact comme direction, mais inexact comme étendue.

Un mouvement long n'est pas nécessairement plus inexact qu'un mouvement court. Si l'on accorde suffisamment de temps, le mouvement long peut être achevé, aussi exactement qu'un mouvement court, à un point donné ou après une distance donnée. Les corrections postérieures en vue de la précision peuvent s'appliquer tout aussi facilement aux deux sortes de mouvements. Même si l'on n'accorde qu'un temps égal pour tous les deux, de sorte que la rapidité moyenne du mouvement long soit plus grande que celle du mouvement court, le premier peut cependant être presque aussi exact que le dei:nier. Par conséquent, rien qui approche de la loi de Werer ne se maintient dans l'exécution des mouvements sous le contrôle des yeux. Lorsque les yeux sont fermés, une approximation à la loi de Weber se maintient ; mais alors l'inexactitude est inhérente à la perception du mouvement plutôt qu'à son exécution ^

Le développement des ienfants, en ce qui concerne leur précision motrice, a été étudié par'BRYA?î^ Entre 6 et 8 ans, le développement de la précision était

1. Voir plus haut, ch. vu, et aussi VVoudworth, op. cit. d'où sont tirés les résultats précédents.

Page 1