I. ScHENCK, B'kan/, Hough. Op. cU
2* Hough . Op. cit.
WOODWORTH. 32
chement agissent comme une pompe et accélèrent le flux veineux \
Localisation de la fatigue motrice
Nous venons de voir que la rapidité de fatigue varie avec le travail des muscles. Dans les expériences sur Te^ilactitude du mouvement, on en appelle peu à rénergie musculaire et la fatigue est très légère. Dans les mouvements rapidement répétés, et dans les expériences crgographiques, les muscles sont fortement contractés, et la fatigue est plus rapide ; cela suggère l'hypothèse que la fatigue du mouvement volontaire est d'origine musculaire.
Dans les mouvements exacts, les muscles dont le travail est le plus pénible sont les muscles des yeux qui doivent viser constamment ; lorsque l'expérience est prolongée, les yeux se sentent fatigués ; il en est de même des muscles de la nuque à cause de la position nécessairement rigide, lorsque les yeux se fixent sur le même point. C'est pourquoi on peut attribuer une partie du manque d'exactitude, dans les expériences prolongées, à la fatigue des muscles des yeux et de la nuque.
Dans l'expérience des petits coups à frapper on observe aussi une forte contraction. Les muscles anlagonislcs se contractent simultanément, chose nécessaire à l'arrêt prompt de chaque mouvement et à la substitution immédiate du mouvement contraire.
I. Comj)arez refTei du massage, pour affaiblir la fatigue. — Maggiora. Avchiv f. (Anai. u.) PhysioL^ 1890, p. 325,
LA FATIGUE DU MOUVEMExNT 887
Le résultat est une contracture et une sensation de crampe. La perte de la rapidité, dans les expériences prolongées, est due, en partie au moins, à la contracture. '
On attribue aux muscles la fatigue de la force du mouvement comme une chose presque naturelle ; nous devons cependant mentionner une hypothèse contraire et acceptée par beaucoup de savants. Depuis les premières expériences de Mosso ^, on a cru que la fatigue provenant du travail ergographique était d'origine centrale ; on a cru que les centres nerveux se fatiguaient plus rapidement que les muscles ; on a admis aussi que la fatigue rapide des cellules nerveuses (ou synapses) avait une fonction protectrice. On s'est imaginé que, pareils h la fusée d'un circuit électrique, les centres nerveux brûlaient rapidement, protégeant ainsi les muscles contre un travail excessif et contre les lésions.
Les déductions de Mosso lui-même ne vont pas aussi loin. Il déclare^ considérer le tracé ergographique comme le représentant de la fatigue musculaire, et par ses expériences au a ponomètre ^ « il est arrivé à l'évidence que l'innervation se raffermit plutôt qu'elle ne faiblit pendant la marche de la fatigue, fait incompatible avec la doctrine de la fatigue centrale.
et Archives ital. de biol., 1890, XIII, 281. Voir aussi : Burton-Opitz. Muscular Contraction and the Venons Blood Flow. American Journ. of PhysioL^ igoS, IX, 175.
1. Archiv f. (Anat, u.) PhysioL, 1890, p. 8901 Archives ital. de bioL, 1890, XIII, 128.