Franz et Hough. Op. cil
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FiG. i4. — Courbo tic fati-Mie.
Teffort maximal s'est produit toutes les deux secondes et Texpérience continuée pendant une heure et demie. Le mouvement consistait dans la flexion de rindex contre un ressort ; le sujet de l'expérience avait eu auparavant une grande pratique dans los travaux ergographiques, mais n'avait plus fait qu'une ou deux expériences pendant les neuf mois précédents. Au début, la force exercée était d'environ 6'*^'',5; à la fin de la première centaine de contractions, elle tombait à 5'*^'", 5 ; après 3oo contractions elle était de 5 kilogrammes ; après 5oo contractions elle descendait à 4"^% 5 et demeurait à ce niveau jusqu'à la fin (les légères variations qui se produisaient près de I 200 étaient dues à la distraction). Le niveau de fatigue était ici d'environ 70 pour 100 de la force initiale \
Le progrès de fatigue reproduit dans ce tracé, comme dans les tracés de Schenk et de Houcu est plus rapide que celui qu'on a obtenu dans les conditions les plus favorables. Une précaution très simple retarde la fatigue. Ordinairement, et surtout chez les sujets pou habitués au travail ergographique, les muscles ne se relâchent pas complètement entre les contractions successives ; un certain degré de contraction persiste pendant la durée de l'expérience ; celte contracture ne serait-elle pas une cause contributive de fatigue, et en l'évitant, la fatigue ne pourrait-elle être diminuée?
I . Il faut remarquer que le travail externe fourni contre un ressort diminue en proportion du quart de la force exercée; le niveau du travail était par conséquent environ 5o pour 100 du travail initial.
Pour répondre à cette question, j'ai essayé l'effet du relâchement attentif entre les contractions, et j'ai même essayé de contracter les muscles opposés, qui dans mes expériences étaient les extenseurs de l'index. En employant Tergographe de Cattell, l'index peut être écarté de l'appareil entre les deux contractions et la main peut être tendue sans que cela détruise les conditions de l'expérience. Le résultat était remarquable ; la force de contraction a augmenté immédiatement, et les sensations de fatigue ont été beaucoup moins douloureuses. Si (lès le début on assurait l(^ relâchement complet entre chaque deux contractions, la vitesse de la fatigue était affaiblie de beaucoup. Dans une série de i 35o contractions continuées pendant 45 minutes, la
force
moyenne de la dernière centaine était de 92 pour loo de la force de la première centaine.
L'effet fatigant de la contracture arrive au maximum dans la contraction soutenue. La courbe de fatigue montre, dans ce cas, un écart relativement rapide, par rapport au début, et un « niveau de fatigue », relativement bas. Quelque chose qui approche du niveau est cependant établi et peut être maintenu pendant au moins 10 à i5 minutes. Le niveau varie dans les différentes expériences; il se trouve à i/3 ou 1/6 de la force initiale ^ Il est difficile de continuer Texpérience à cause des sensations de douleur des doigts. Après i5 minutes de contraction soutenue, le doigt demeure contracté, et il faut un effort spécial des muscles extenseurs pour le délivrer de sa crampe.
Cet effet de la contracture peut être évité par une série alternante de contractions et de relâchements; cette série, suivant immédiatement après une contraction soutenue, fait recouvrer graduellement la force musculaire presque en entier^, et d'une façon plus complète même que si on laissait les muscles reposer pendant le même laps de temps. Gela montre clairement que la cause de la fatigue rapide produite par la contraction soutenue ne réside pas tant dans la quantité d'énergie dépensée que dans le haut degré de contracture. Un des effets de la contracture est probablement d'empêcher le flux du sang, tandis qu'au contraire, la contraction et le relâ-