‹ Le mouvementChapitre 23 sur 184 · Ibid.y 1894, LIX · texte numérisé non relu

Ibid.y 1894, LIX

parfait de l'orienlation avant de perdre l'ouïe, étaient ensuite incapables de s'orienter sous l'eau. Parmi 25 sourds qui n'accusaient point de vertige, i5 étaient dépourvus du pouvoir de s'orienter sous l'eau ; ce qui probablement dépend davantage des otolithes que des canaux semi-circulaires.

Une expérience de Kreidl semble prouver aussi que c'est du labyrinthe que nous vient la notion de la direction verticale. Lorsqu'une personne normale tourne dans un carrousel, les lignes verticales lui paraissent inclinées, et si on lui demande d'indiquer quelle direction lui semble verticale, elle indique la direction qui est la résultante de la gravité et de la force centrifuge de la rotation. Cette illusion, quoique existant toujours chez les sujets normaux, manque chez beaucoup de sourds-muets. La partie intéressée de l'oreille est probablement les otolithes dans ce cas.

On a fait peu d'expériences pour déterminer si la perception des mouvements rotatifs faibles est aussi aiguë chez les sourds-muets que chez les personnes normales. M. Egger^ rapporte une étude faite sur deux cas de surdité ; dans l'un, il n'y avait point de perception des rotations passives, si le sujet avait les yeux fermés, et le vertige ne pouvait être provoqué, quoiqu'il n'y avait point de trouble dans l'équilibre ; tandis que dans l'autre cas la rotation était perçue, le vertige se produisait, mais l'équilibre était plus détruit. Egger déduit que dans ce dernier cas, le trouble affecte Vutricule et le saccule et dans le premier, les canaux semi-circulaires.

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