‹ Le mouvementChapitre 34 sur 184 · I. Loeb. Op. cit., p. 120, laS · texte numérisé non relu

I. Loeb. Op. cit., p. 120, laS

LA PERCEPTION DU MOUVEMENT Io3

ments se suivent, on n'a plus l'occasion de prêter une attention inégale, donc pas d'occasion pour surapprécier les mouvements d'une des mains, et par conséquent il n'y a plus d'occasion pour remarquer l'asymétrie bilatérale. Nous n'avons donc pas besoin de ressusciter les sensations d'innervation pour nous rendre compte de l'asymétrie bilatérale du mouvement : la division inégale de l'attention semble appropriée à ce cas.

Voilà l'explication essentielle de Delabarre. Il suscite d'ailleurs un autre facteur dans la production de l'asymétrie bilatérale du mouvement. L'emploi plus fréquent d'une main peut en rendre les mouvements plus rapides et plus faciles, dans lequel cas ils seront sous-appréciés.

Cette différence dans la célérité de deux mouvemements, ainsi que l'ont remarqué plusieurs auteurs, de même que les différences entre l'attention qui leur est accordée, donnant lieu à des différences apparentes dans leur étendue, et donc, à des erreurs constantes. Le plus rapide des deux mouvements tend à dépasser en étendue le plus lent, ainsi que Came- RER * l'a d'abord remarqué, et ensuite Loeb et Delabarre. Et une attention soutenue accordée à un mouvement a pour effet de le rendre plus lent qu'il ne serait sans cela et d'en diminuer l'étendue, ce qui a aussi été observé par Loeb et par Delabarre.

D'autres faits, cités tout d'abord par Loeb, ont depuis suscité de nombreuses discussions. Lorsque

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