‹ Le mouvementChapitre 39 sur 184 · Elemente der Psychophysik^ 2« édil., 1.889, P · texte numérisé non relu

Elemente der Psychophysik^ 2« édil., 1.889, P

par laquelle les expériences étaient faites. Il a étudié aussi d'autres questions se rapportant à la perception de la pesanteur et nous les mentionnerons en temps et lieu.

Son appareil consistait en deux cadres, exactement pareils, dans lesquels étaient insérés les poids. Chaque cadre était composé de quatre piliers en cuivre, placés sur une base ; on plaçait des poids carrés entre les piliers, en quantité suffisante, pour qu'avec les poids du cadre on obtienne le poids fondamental désiré pour le commencement de l'expérience . De légers poids additionnels étaient ensuite placés dans le couvercle de Tun des cadres, et il s'agissait de faire une distinction entre les poids des deux cadres, l'un qui avait de légers poids additionnels et l'autre qui n'avait que le poids fondamental. Chaque cadre était pourvu d'un manche horizontal, pouvant tourner sur son propre axe, permettant ainsi de soulever facilement le poids.

L'une des découvertes de Fechner fut « l'erreur de temps » comme il l'a appelée. Lorsque les deux poids soulevés étaient bien lourds, le second tendait à paraître plus lourd que le premier, même s'il était un peu plus léger. Cette tendance n'apparaissait pas si les poids étaient légers. Dans la nomenclature de Fechner, l'erreur de temps devenait de plus en plus négative (ce qui signifie que le premier poids soulevé était de plus en plus sous-apprécic, en comparaison du second), lorsque le poids initial était augmenté'.

I. Fechner. Elemente der Psychophysiky ï, ii5 /*., et II, ia4.

La rapidité du mouvement, en soulevant le poids, influe sur l'erreur de temps. Lorsque les mouvements sont très lents, il est spécialement facile de sous-apprécier le premier poids*.

En outre l'exactitude générale de la perception était influencée par la rapidité avec laquelle on soulevait le poids. Les grandes difierences dans la pesanteur s'élevant à la fraction 0,08 étaient plus facilement perçues en soulevant le poids vivement, tandis que les petites différences, o,o/|, Tétaient mieux, en soulevant le poids lentement^.

La fatigue musculaire a de Tefiet sur Terreur de temps ; elle tendait à faire paraître le second poids plus lourd que le premier. Mais, chose étrange, l'exactitude générale de la perception était augmentée par la fatigue musculaire ; lorsque les muscles sont fatigués, on perçoit des différences moindres que lorsqu'ils ne le sont pas, avantage qui semble dû à l'allure plus accélérée du pouls produite par l'exercice musculaire. La circulation plus active produite par l'exercice rend le cerveau capable d'appréciations plus fines, ce qui semble être corroboré par des expériences sur les jugements exacts, dans lesquelles les battements du pouls ont été enregistrés : lorsque le pouls était élevé, la proportion des jugements exacts était plus grande que lorsque le pouls était faible^.

L'appareil employé par Feciiner a été donné au laboratoire de Gottingcn et perfectionné par Tad-

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