‹ Le mouvementChapitre 4 sur 184 · I. Archiv fur mikroscop. Anatomict 1901, LIX, i-3i · texte numérisé non relu

I. Archiv fur mikroscop. Anatomict 1901, LIX, i-3i

sensorielles dans les muscles, est confirmée aussi par certaines expériences physiologiques, dans lesquelles on a obtenu un réflexe, en stimulant un muscle ou son nerf. En pétrissant les muscles d'un lapin, on produit une dépression dans la pression sanguine*. La stimulation d'un muscle produit une relaxation des muscles antagonistiques. Une expérience très instructive est celle de Sherrogton ^, qui sépare d'abord le cerveau du reste du système nerveux, par une section au-dessus du niveau du pons Varolii. Cette opération donne lieu à la « rigidité décérébrée », condition d'une forte contraction tonique des muscles extenseurs. Ensuite, il coupe le nerf qui soutient l'un des muscles flexeurs de derrière la cuisse et stimule le tronçon central du nerf coupé. Le résultat est une contraction réflexe des autres flexeurs et une relaxation des extenseurs.

On peut produire les mêmes effets en stimulant le muscle lui-même d'une façon mécanique, ou par l'électricité. Cette expérience ne prouve pas seulement la présence des nerfs sensoriels dans le muscle, mais elle montre aussi comment ces nerfs agissent, pour produire des mouvements coordonnés. Sher- RiNGTON a obtenu des réflexes semblables en stimulant les tendons.

Pour prouver l'existence des nerfs sensoriels dans les jointures, Goldscheider^ a appliqué la chaleur, ou

1. A. -G. Klekn. Skandinavisches Archiv fur , Physiol., 1889, I, 346-263.

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