Archiv fiir (Anat. und) Physiologie, 1890, p. 38o
la pression mécanique aux surfaces articulaires d'un lapin et a veillé sur les effets réflexes de la respiration, (jui est modifiée ordinairement par la stimulation d'un nerf sensoriel quelconque. Il a pu obtenir ainsi des réflexes respiratoires. Mais il n'a pas réussi à montrer que les organes terminaux sensoriels se trouvaient dans la surface articulaire elle-même ; car en coupant cette surface et en stimulant la substance osseuse adjacente, il a obtenu encore des réflexes ; de plus, il les a obtenus beaucoup plus régulièrement, lorsque l'os a été coupé jusqu'à la moelle ; il serait donc possible que toutes les terminaisons nerveuses soient situées à l'intérieur de l'os.
Il faut remarquer que l'évidence anatomique et physiologique de l'existence des nerfs sensoriels, est mieux acquise pour les muscles que pour les jointures.
Les faits anatomiques et physiologiques ne suffisent cependant pas à prouver l'existence d'un sens musculaire, puisqu'ils ne peuvent pas prouver qu'un message transmis par ces nerfs afférents, arrive à conscience. Les nerfs sensoriels des muscles peuvent être pareils à ceux du cœur, qui ne sont pas une source de sensations conscientes, mais seulement de réflexes inconscients. Pour admettre l'existence d'un sens musculaire, nous avons besoin d'une évidence d'un caractère psychologique.