I. Schâfer's Textbook of Physiologyt
24o LE MOUVEMENT
pénétrant au centre, et excitent les dentrites de plusieurs cellules, au moyen des branches terminales. L'embranchement des cellules centrales distribue l'impulsion encore plus loin, et le résultat est que beaucoup de fibres efférentes et beaucoup de fibres musculaires répondent à ce stimulant sensoriel.
Morphologiquement, le système central nerveux des vertébrés est composé d'une série de segments. Mais au lieu d'être indépendants par leur anatomie et leurs fonctions, et simplement rattachés par quelques fibres, comme c'est le cas pour les annélides, les segments du système nerveux chez les vertébrés se sont développés ensemble et sont dépendants les uns des autres. Mais on n'a pas besoin de la moelle épinière complète d'un vertébré, pour en obtenir des réflexes. On peut exciter d'une façon réflexe l'embrassement sexuel de la grenouille mâle, en excitant un fragment de grenouille, consistant en les bras, la poitrine et trois vertèbres. Les mouvements des pattes de la grenouille peuvent être obtenus d'une façon réflexe, si l'on ne laisse que les deux dernières vertèbres.
Ce sont les exemples des voies réflexes les plus simples, les plus courtes. De pareils exemples se retrouvent chez les mammifères. Goltz et Ewald^ ont coupé le système central nerveux d'un chien en trois parties, en faisant deux sections dans la moelle. Lorsque la section supérieure est faite au-dessous de l'origine des nerfs brachials, et la section inférieure