XXVIII
Senator. Zeitschrift /*. klin. Med., 1898, XXXV, t.
244 ï'E MOUVEMENT
s'ajoutent à la longue au pharynx, au larynx, aux poumons, à l'œsophage, à l'estomac, au duodénum, au pancréas et au cœur. L'animal peut alors respirer et avaler. On peut exciter d'une façon réflexe les sécrétions gastriques et pancréatiques. On peut influencer par des stimulants sensoriels les mouvements de son estomac et les battements de son cœur. Cette partie du cerveau contient aussi un centre vaso-moteur, c'est-à-dire une collection de synapses, au milieu de fibres sensorielles comme celles du cœur et des fibres allant vers la moelle épinière où ils se réunissent aux fibres efférentes vers la sympathique et finalement vers les vaisseaux sanguins.
Si la section est faite un peu plus en avant, elle laisse intacte certaines des connexions centrales du VHP nerf. Les réflexes du cochlea et du labyrinthe s'unissent. L'animal réagit contre les mouvements passifs et les positions anormales, et maintient ainsi son équilibre. Les voies du labyrinthe sont toutefois très incomplètes si le cervelet n'est pas laissé.
Le cervelet a des connexions plus ou moins directes avec tous les nerfs sensoriels, crâniens et spinaux. Du côté moteur il est réuni à la moelle épinière et avec le nuclée oculomoteur et peut-être avec les nuclées de tous les nerfs moteurs. Il est réuni aussi par des fibres avec l'écorce cérébrale de la partie opposée. Il a une grande influence sur le mouvement. La suppression ou la maladie du cervelet est suivie de spasmes surtout dans les muscles de la nuque et du dos, de faiblesse musculaire et de la perte du tonus et par le «tremor intention », c'est-à-dire par un tremblement pendant l'exécution d'un mouvement
l'action réflexe 245
volontaire*. Ses façons d'agir ne sont pas bien comprises, mais il peut être considéré comme un focus à travers lequel les nerfs sensoriels exercent une action combinée et coordonnée sur le système moteur. Quoique n*étant apparemment pas un organe de la conscience, il exerce une grande influence sur l'exécution des mouvements volontaires.
Si la section est faite à la partie antérieure de la pons Varolii, les V®, VP et VIP nerfs s'ajoutent aux autres. Les connexions sensorielles et motrices de la face à l'exception du nez et des yeux sont alors complètes. Dans ces conditions une grenouille peut saisir n'importe ce qui touche son museau et l'introduit dans sa bouche avec sa patte. Elle peut se promener, sauter et nager normalement surtout si le cervelet est gardé*. Des mouvements faciaux seulement les plus simples sont fournis par ces voies : les uns comme les réflexes conjonctifs ou comme la rétraction de la lèvre en excitant la membrane muqueuse de la bouche.
Si encore une fois la section est faite plus haut entre le thalamus optique et le cerveau, les connexions sensorielles et motrices de l'œil s'unissent. La grenouille happe une mouche qui passe. Les mouvements sont parfaits et n'ont besoin d'aucun stimulant directement perceptible qui les excite, c'est-à-dire qu'ils sont quelquefois spontanés. A l'approche de l'hiver elle rampe sous une pierre ou s'enterre dans