Pfluger's Archiv f. d. ges. PhysioL, 1897, LXVII
des, chacun à son temps, selon sa force et son étendue et avec le relâchement simultané et proportionnel des muscles antagonistes, nous pouvons répondre d'une façon générale que ce mécanisme consiste en cellules nerveuses embranchées \ Par ses différentes branches, une cellule nerveuse en excite plusieurs autres et les amène à agir en combinaison avec elle. Une cellule nerveuse motrice, par son filament axial, excite plusieurs fibres musculaires ; une cellule centrale spinale excite par ses branches plusieurs cellules motrices ; un axe sensoriel stimule par ses branches plusieurs celhiles centrales spinales. De cette façon, le courant nerveux se répand et pkisieurs muscles répondent à la stimulation de peu de fibres sensorielles. Chaque cellule nerveuse agit par ses branches comme un distributeur, et, comme ses branches sont distribuées d'après un plan défini, elle agit comme un coordinateur. On attache une importance spéciale aux cellules centrales ou commissuralcs de la moelle épinière, pour la coordination des mouvements des membres. Le même mouvement d'un membre peut être obtenu par le cerveau ou par stimulation sensorielle ; le même mouvement peut être réflexe ou volontaire. Il semble que dans ces deux cas, les fibres descendant du cerveau et les fibres sensorielles des périphéries agissent sur le même méamisme de la moelle, c'est-à-dire, probablement sur les mêmes cellules centrales coordinatrices.
Dans la coordination il y a cependant quelque
I. Voir H.-E. Heking. Pflùger's Archiv f. d. ges. PhysioLy 1898, LXX, 6o3.
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chose de plus que la distribution d'une excitation. 11 doit y avoir une harmonisation des effets des nombreuses incitations sensorielles et autres au mouvement qui agissent simultanément sur le système.
Nous avons vu * que la destruction d'un labyrinthe détruit la symétrie de la position de l'animal et du mouvement. Dans des conditions normales, les tendances à la rotation dans les sens opposés, qui résultent d'une faible stimulation constante des labyrinthes opposés se balancent les unes les autres. On pourrait conjecturer que cet équilibre était accompli par une égale contraction des muscles opposés ; mais cette opinion n'est pas probable, si nous considérons que la contraction musculaires observée des deux côtés du corps, dans des conditions normales, n'est pas aussi forte que celle que nous voyons d'un seul côté lorsqu'un labyrinthe fonctionne seul. L'équilibre des sensations opposées doit être assuré au-dcdans du système nerveux et très probablement parle cervelet. Cet organe, recevant les impulsions de tous les sens el spécialement de ceux qui tendent à causer les mouvements réflexes du corps, peut très probablement avoir la fonction de contrebalancer une sensation par une autre. Le mécanisme de cette coordination sensorielle peut être l'inverse de celui de la coordination motrice. 11 peut dépendre de la réception par une cellule — ou un groupe de cellules — des impulsions dérivantes de plusieurs Cellules. Les voies sont convergentes.
Nos corps seraient en état de constante rigidité, sans