‹ Le mouvementChapitre 97 sur 184 · Zeitschrift f. klin. Med., 1889, XV, m · texte numérisé non relu

Zeitschrift f. klin. Med., 1889, XV, m

2. Voirplusiiaut, p. i5, et aussi Bastiak. Brain, 1887, X, i.

LA COORDITÎATION 26 1

LoNGET a parfaitement bien résumé cette question. En étudiant les maladies des faisceaux postérieurs de la moelle épinière, il a observé que les symptômes étaient aussi bien moteurs que sensoriels. Un patient chancelait en marchant, un autre éprouvait de la diflSculté à s'asseoir, une autre ne pouvait faire usage de son aiguille qu'avec l'aide immédiate des yeux, ses doigts étant engourdis, un autre faisait des mouvements spasmodiques, ressemblant à ceux de la chorée. LoNGET interprète ces symptômes de la façon suivante* :

« A n'en pas douter, la condition première de l'harmonie dans les mouvements se trouve dans la sensation même de leur accomplissement. En effet, comment voudrait-on qu'un homme ou un animal qui a perdu la sensation des mouvements exécutés par ses membres, qui ne peut plus juger de leur attitude, de leurs rapports avec les objets extérieurs, qui ne sait même, pour ainsi dire, s'ils existent, qui enfin ne sent pas, avec ces membres, le sol sur lequel il pose, put marcher régulièrement, conserver son équilibre et faire agir ceux-ci avec leur énergie, leur promptitude et leur harmonie premières ? Dans ce cas, la volonté ne peut avoir qu'une action très incomplète sur les muscles : dès lors on ne doit plus s'étonner du trouble considérable qu'occasionne, dans les fonctions locomotrices, une lésion profonde des faisceaux médullaires postérieurs, qui néanmoins président exclusivement à la sensibilité ».

I. Anatomie et physiologie du système nerveux. Paris, i84a, I, 336.

Les canaux semi-circulaires fournissent des impulsions sensorielles, conscientes et inconscientes, qui ont beaucoup à faire avec le contrôle du mouvement. C'est d'eux que procèdent les mouvements compensatoires, décrits dans un chapitre précédent*. Et chaque mouvement peut être influencé par ces canaux, car chaque mouvement, pour être coordonné, doit respecter l'équilibre du corps. Il est probable qu'il y a une influence tonique des canaux sur les cellules nerveuses motrices de la moelle épinière. Bickel ^ a trouvé que les troubles dans le mouvement, qui résultent de la section des racines postérieures, disparaissent après un certain temps ; mais ils reparaissent et demeurent à jamais, si le labyrinthe est extirpé à son tour.

Aucun sens n'est absolument indispensable à la coordination du mouvement. Un patient dont le sens musculaire est défectueux, apprend à guider ses mouvements par la vue ; celui à qui les canaux semicirculaires manquent, peut se servir de la vue et du sens musculaire. Chaque sens peut donc servir, à un certain degré, pour le contrôle du mouvement. La vue et l'ouïe sont surtout nécessaires pour assurer la précision de mouvements comme ceux des doigts ou du larynx.

Si nous recherchons quel est le mécanisme qui exécute les contractions combinées de plusieurs mus-

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