C. G. T., et 1,597 pour la transformation en MANDRIES
indépendant.
Cette consultation n’était pas, on le voit, très
favorable aux idées les plus avancées.
Une consultation du même genre, au sein de l’Amicale des instituteurs de la Mayenne (2), donna des résultats analogues : sur 423 votants, 271 se prononcèrent contre la transformation en syndicat et 135 seulement, pour l’affiliation à la C. G. T.
En juillet, l'Amicale des instituteurs et institutrices des Basses-Pyrénées avait décidé sa transformation en syndicat et son affiliation à la C. G.T, En août (3), cent soixante-six instituteurs et institutrices du département se réunirent pour protester : « N’oublions pas, disent-ils dans un appel à leurs collègues, que nous sommes les fonctionnaires de la nation. Nous nous devons à elle. Nous tenons d’elle notre autorité. Nous ne pourrions nous en séparer que le jour où l'Etat, se désintéressant de l'école, en droit
(1) Temps du 20 juillet 1919.
(2) Temps du 7 août 1919.
(3) Temps du 9 août 1919.
Lot, ne
sinon en fait, l’école deviendrait un établissement privé. Alors, mais alors seulement, nous pourrions entrer à la C. G. T..., si elle existait encore. »
De même (1), l’'Amicale du Gers refusa, par 411 voix contre 97, l’affiliation à la C. G. T.
Malgré ces résistances locales, le 25 septembre, le Congrès des Amicales d’instituteurs et d’institutrices adopta deux résolutions (2) : transformation des amicales en syndicats, par 242 voix contre 2 et 4 abstentions; affiliation à la C. G. T., par 170 voix contre 43 et 24 abstentions. Le congrès repoussa sur ces deux points toute idée de referendum, jugeant sans doute qu'il avait avec lui la majorité des instituteurs de France.
Ce n'était pas entièrement exact. Dès le mois d'octobre (3), l'Association professionneile de la Seine, qui compte 4,000 membres, et l'Union des instituteurs de la Seine, qui en compte 1,200, ont demandé, conformément aux statuts de la Fédération des amicales, une nouvelle consultation, par voie de referendum, persuadées qu'elles sont que le vote du 25 septembre exprime très mal l'opinion des 10,000 instituteurs que comprend la Fédération. Elles ont adressé aux conseils d'administration des Amicales fédérées un appel en ce sens (4).
Il est curieux de constater, du reste, que, un rapprochement ayant été tenté, conformément aux résolutions du 25 septembre, entre la Fédération
(1) Temps du 13 août 1919.
(2) Temps du 26 septembre 1919.
(3) Temps du 12 octobre 1919.
(4) Temps du 26 octobre 1919.