‹ Le mouvement théologique du XIIe siècleChapitre 103 sur 228 · DuEMMLER, Anselm der Peripapetiker, Halle, 1872, p · texte numérisé non relu

DuEMMLER, Anselm der Peripapetiker, Halle, 1872, p

4. De Bruyne, Le plus ancien catalogue des mss. de Notre-Dame de Paris, dans la Revue Bénédictine, t. XXIX, 1913, p. 585.

5. ScHANZ, Geschichte der romischen Literatur, Munich, 1904, t. IV, p. 142. La liste de ceux qui ont utilisé l'œuvre de Victorinus, ou des témoins qui la citent, pourrait s'allonger sans peine; ce qui vient d'être dit suffît pour montrer la vogue dont elle jouit.

6. Explanationes in Ciceronis Rhctoricam, I, 29, dans Halm, Rhetores laiini minores, Leipzig, i863, p. i32.

7. Confutatio dialectice, vers 62-75, édit. Duemmler, dans la Zeitschrift fur dcutsches Altertum, N. F., t, II, 1869, p. 64-65.

LES « SENTEiNTIAE » DE PIERRE LOMBARD. 177

Après lui, on peut citer Pierre Damien dans son Opusculum de divina omnipotentia^ et dans son sermon sur l'Annonciation 2. H se raille des conclusions de la dialectique, en lançant un défi triomphant aux dialecticiens en général, dans le premier passage, tandis que, dans le second, il ne vise qne la « subtilitas aristotelica » . Manegold de Lautenbach, si souvent dépendant de Pierre Damien, se moque aussi des raisonnements des philosophes, comme l'avait fait le saint moine cardinal'. Ces trois passages ne parlent que de la naissance virginale.

Au xii^ siècle, d'autres exemples sont ajoutés à celui-là, pour montrer combien la sagesse des dialecticiens est toujours « courte par quelque endroit ». C'est Abélard qui le dit dans son Introductio, en apportant comme exemples la naissance virginale et la guérison de l'aveugle-né ; à propos de ce dernier cas, il s'élève contre Aristote*, dont il cite le texte; pour le premier, il parle des philosophes en général ■•. Un peu plus tard, c'est Hugues Métel qui, avec sa faconde ordinaire, multiplie les exemples : résurrection du Christ, apparition sur la mer de Tibériade, naissance virginale^. Vers la fin du siècle, c'est Jean de Cornouaiiles, qui accumule les antithèses, après l'exemple classique de la parthénogenèse, pour montrer la supériorité de la sagesse et de la puissance divines sur la faiblesse de l'esprit humain''. Un traité qui circule sous le nom d'Hildebert du Mans s'était occupé de la même objection tirée de la parthénogenèse s.

Hugues Métel en avait dit autant : Cedat ratio fidei, ad hoc probandum [Verbum de matre sine pâtre genitum), non adducas syllogismum ^. Mais au xii« siècle, l'étude des droits de la raison et de la transcendance des mystères n'était pas encore arrivée à la formule d'équilibre que lui donnera le siècle suivant.

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