‹ Le mouvement théologique du XIIe siècleChapitre 119 sur 228 · Voir Nouvelle Revue théologique, article cité · texte numérisé non relu

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phe sur le raptus^. Le traité des sept ordres qui nous occupe en ce moment, accuse lui aussi une connaissance personnelle du Décret"^', dans le chapitre sur les Ostiarii^ se lit un canon de Gratien qui manque chez le théologien de Novare. De plus, même quand il s'aide de la transcription de Pierre Lombard, Gandulphe prend fort souvent la peine d'indiquer la provenance du canon utilisé par le maitre des Sentences; il ajoute alors les mots : ut Isidorus aitK II n'y aurait donc rien d'étonnant à voir Gandulphe recourir au Décret, même pour les passages qu'il a en commun avec Pierre Lombard. Des faits que nous venons de signaler se dégage déjà cette présomption générale, qui infirme toute conclusion basée sur la fidélité de Gandulphe à suivre Gratien, mais corrobore l'argument basé sur la relation inverse. L'étude des variantes s'impose ici.

Si le texte du canon transcrit dans le préambule prouve une transcription de Gratien, indépendante du Magister^^ il serait inexact de généraliser la conclusion insinuée par cet exemple ; car d'autres cas se présentent où l'examen des variantes nous suggère la solution opposée : c'est par Pierre Lombard que le texte de Gratien est arrivé chez Gandulphe.

Le chapitre sur les Ostiarii commence, chez l'un et l'autre auteur, par un canon de Gratien (Dist. XXI, can. i, 67eroSy § 19). Gandulphe s'écarte ici une seule fois de Gratien, en ajoutant : [ostiarii idem et iani tores) sunt; mais en cela il reste fidèle à Pierre Lombard (chap. v). Le fait est d'autant plus frappant, qu'aussitôt après il emprunte directement à Gratien un canon qui manque à Pierre Lombard (Dist. XXV, can. I, PerlectiSy § i).

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