‹ Le mouvement théologique du XIIe siècleChapitre 163 sur 228 · I. Mai, op. cit., p. 29, 47, etc · texte numérisé non relu

I. Mai, op. cit., p. 29, 47, etc

lections précédentes, se rencontrent dans le Poljcarpus (liv. I, 1-6) ^ dans les collections du Vatican 2, lat. i346et i348 (liv. I), dans la collection en trois livres du Vatican, lat. 383 1, et de Pistoie, 109 (liv. I, 1-12; liv. II, 1-6), dans la collection en neuf livres (C. 118) de VArcliwio de la basilique vaticane, etc. ^.

L'influence immédiate de ces collections sur le terrain concret dit assez la vitalité du parti grég^orien dont elles émanent et dont elles répandent les idées réformatrices. Comme nous Favons constaté déjà pour d'autres recueils, le grand nombre des manuscrits de la collection d'Anselme de Lucques, qui existe peu après son apparition en deux recensions différentes ^, l'usage continuel qui en est fait, ainsi que de celle de Deusdedit, atteste assez la diffusion des idées grégoriennes dont s'inspirera le moyen âge.

Du point de vue théologique, il faut noter ici, comme un signe des temps, la fusion qui s'opère dès le xi® siècle entre la collection de Burchard et la Collection en soixante- quatorze titres, qui est à la base des recueils grégoriens. Par suite, les chapitres théologiques de Burchard acquièrent une survivance qui les garantit contre toute tentative de suppression ; en même temps s'affirme la diffusion des textes dogmatiques du De Romano Pojitifice. Citons, comme exemple, la collection de Tarragone^ et la collection de Turin ^, qui a beaucoup de canons de la Collection en

1. Ms. de la Bibliothèque Nationale, lat. 388 1, fol. i'' et i^ ; Theijver a publié les titres dans ses Disqiiisiliones criticae, etc., p 34^ et suiv., d'après le nis. du Vatican, lat. i354< qui diffère quelque peu de celui de Paris.

2. Nous renvoyons aux extraits fournis par Theiner, op. cit., p. 342, 347, etc. : « Quod romana ecclesia numquam erraverit, de puritale fidei romanae ecclesiae, etc. », et par Wolf von Glanvell, Die Canonessainmheng des Fat. lat. i348, dans les Sitzimgsberichie de Vienne, t. CXXXVI, II, 1897, p. 3, 55, etc.

3. FofjRNiEK, mémoire cité de?> Annales de... Grenoble,. X.YI, 1894:. P- 365 et suiv. ; p. 414^ etc.

4. iD., Observations sur dii>erses recensions de la collection canonique d'Anselme de Lucques, dans les Annales de V Université de Grenoble, XIII, 1901, p. 427-4^8.

5. iD.,e'tude cite'e, dans les Mélanges J. Uavct^ Paris, 1896; p. 271-

6. Ms. lat. ccxxxix (d. iv. 33), dans l'ancien catalogue de Pasini -, no 275, dans l'/rtP'<?/îfano dei codici supers/ iti^^'iurin, 1904, p. 471.

Tl UROLOGIE ET DROIT CANON AU XI^ ET AU XIP SIÈCLE. 295

soi.vantc-quatoi'ze titres^ sous le nom habituel : Diçersonim Patjuni scntcntie de primatit romane Ecclesie ; les chapitres sur les sacrements prennent à Burchard bon nombre de matériaux^. Il faut mentionner encore les nombreux extraits, la plupart inédits, décrits par Paul Fournier-, qui traitent entre autres de la pénitence, de la confession, etc. Les traités grégoriens énumérés plus haut consacrent aussi à la partie sacramentaire des livres entiers, tel le livre IX d'Anselme de Lucques, qui parle de l'eucharistie, du baptême et de la confirmation ; le livre XI traite de la pénitence-^, au moins dans un des deux groupes de ses recensions. Bonizon a aussi un pénitentiel à la fin de sa collection^. Deusdedit termine ses capitula par la rubrique : quaedam de paenitentia^^ . Il en va de même avec la collection de la Bibliothèque Vaticane, dite par Mai, Canonum prisca collection où le De Paenitentia occupe le livre VIII ^\ L'histoire et la théologie des sacrements, même du point de vue dogmatique, peuvent donc puiser beaucoup de renseignements dans tous ces recueils. L'étude du vocabulaire théologique y trouve aussi de bonnes sources d'information: un exemple nous en est fourni dans le mot sacramentumy qui désigne souvent ce qui plus tard s'appellera sacramentale. La terminologie imprécise, qui embarrasse tant de théologiens du xii® siècle, remonte donc plus haut et continue du reste de laisser des traces à une période beaucoup

1. Patetta, Le Ordalie^ Turin ^ 1890, p. Sgj-Sg;; Fournie», De quel (jues collections canoniques issues du Décret de Burchard, dans les Mélanges Fahre, Paris, 1902, p. 208-21 3.

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