‹ Le mouvement théologique du XIIe siècleChapitre 169 sur 228 · De Consecralione, dist. II, can. 42, Ego Berengaiius · texte numérisé non relu

De Consecralione, dist. II, can. 42, Ego Berengaiius

6. Livre XI et livre XTII; ms. du Vatican, Barberini xvi, 104, jadis 2864; le ms. de la Bibl. Nat., lat. 3876, fol. 95^-107, ne correspond pas avec le ms. cité du Vatican, de date re'cente et interpolé, utilise' par Ballekini [op. cit.^ W, 18, n. 11; PL. LVI, 352). Sur les rapports entre cette collection et Yves, voir Fouhnier, article cité, p. 4i6 et suiv. L'exemplaire de la Bibl. INation. , lat. 3870, pour être moins abondant sur celte matière que la copie des Ballerini (Vatic, Barb. xvi, io4), contient cej)endant beaucoup plus de chapitres dogmatiques que Burchard de W omis, sur l'eucharistie, la présence réelle, la messe etc. (fol. 96 et suiv,).

7. Ms. 334 (vi, 9, 36) de l'ancienne Bibliothèque de Bourbon, lib. III, causa 3^ de prima haeresi ciusdcni {^sacnficii) \ ruEiNER, op. cit., p. 36i.

ïr.HÎOLOGIE ET DROIT CANON AU XI^ ET AU XIP SIECLE. 301

tique, à ce traité, chez Yves que chez Burchard ; la nature de ses emprunts et des œuvres où il puise, fera aboutir à la même constatation pour les chapitres i-x de cette deuxième partie. En résumé donc, le Décret d'Yves, qui débute par de longs développements sur les principaux dogmes de la loi, et se ferme par un De nonssimis plus étendu que celui de Burchard, fait une place fort large aux éléments purement théologiques.

Par contre, la Panormia d'Yves de Chartres, qui puise presque tous ses matériaux dans le Decretum, élague une bonne partie de ces traités théologiques. Elle constitue avant tout un recueil canonique, dont le succès, attesté par les nombreux manuscrits qui nous conservent son texte et par les emprunts que lui font presque tous les recueils postérieurs, ne s'effacera que devant la supériorité de la Concordia de Gratien, un demi-siècle plus tard ^ Malgré cela, l'œuvre maîtresse d'Yves a eu son retentissement en théologie de diverses manières.

Le début s'ouvre par un exposé de la foi trinitaire - qui rappelle celui du Décret, ou celui de Burchard, et qui pouvait prendre modèle sur les compilations abrégées du droit romain 'K Pour nous restreindre à la seule caractéristique des matières qui fait l'objet de ce chapitre, mentionnons seulement les passages qui s'occupent des sacrements''^; le baptême, la confirmation et l'eucharistie sont surtout développés ; l'extrême-onction disparait. Il est intéressant de constater dans le chapitre d'Yves la précision théologique qui règne dans les inscriptiones des canons. De ce point de vue, il faut signaler le traité De corpore et sanguine DominV^, qui estplus soigné que jamais. Le maintien de ce chapitre théologique dans la Panormia, ou mieux, le perfectionnement qu'il

1. Voir les articles cités de Fournier, chns la. Bibliot/icque de l'Ecole des Chartes^ t. LVIII, 1897, P- ^9^1 ^^o, 678-675, etc.

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