‹ Le mouvement théologique du XIIe siècleChapitre 170 sur 228 · Panormia^ I, 128 et suiv. {ibid., 1671 et suiv · texte numérisé non relu

Panormia^ I, 128 et suiv. {ibid., 1671 et suiv

y subit, est d'autant plus significatif que, dans le reste du recueil, Yves a supprimé la plupart des matières dogmatiques qui figuraient chez Burchard et dans le Décret^ et que, sur son modèle, se réglera l'ouvrage classique de Gratien : le De eucharistia entre ainsi définitivement dans le Corpus luris. Si les titres des fragments de droit romain accusent chez Fauteur des aptitudes plus relevées que celles d'un simple compilateur 1, l'on peut en dire autant des résumés qui introduisent les citations dogmatiques. Sans doute, les progrès dans l'expression du dogme, qu'avait provoqués la querelle bérengarienne, ont eu leur part d'influence, et il y aurait une étude intéressante à faire sur les relations qui existent entre cette terminologie des inscriptions et celle des polémistes antibérengariens, comme Lanfranc et Guitmond. Mais il n'en est pas moins intéressant de trouver chez un canoniste l'exposé concis des preuves positives du dogme avec un résumé succinct de leur contenu. Si l'on y ajoute que Gratien s'en est beaucoup inspiré et qu'à la même époque, les théologiens Summistes et d'autres ont eu la Panormia d'Yves sous les yeux, l'on peut déjà se faire une idée de l'influence de ce recueil sur la théologie : grâce à ces indications, les Sentenciers trouvaient en quelque sorte leur route balisée, en même temps qu'ils pouvaient puisera l'aise, dans le dossier patristique qu'elles leur offraient, tous les documents dont ils avaient besoin. L'on verra plus loin l'usage que quelques-uns en ont fait.

La façon dont la Panormia traite de la validité des sacrements porte également la marque des temps, surtout dans la question des réordinations ^. Nous y trouvons tout un chapitre intitulé De ordinatis non reordinandis ; mais ce titre ne donne pas l'idée exacte du contenu; car le canon 8i, extrait d'une lettre d'Urbain II, venue de la collection des anciennes décrétales connue sous le nom de Britannica'^ ^

T. CoNKAT, Gescliidite der Qucllen und der Litcratur des rômischen Redits itn /riiheren Mitielalier, Berlin, 1891, t. I, p. 38'2.

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