‹ Le mouvement théologique du XIIe siècleChapitre 20 sur 228 · Epistola XXII, 5o, ad Eustochium (PL. XXII · texte numérisé non relu

Epistola XXII, 5o, ad Eustochium (PL. XXII

PUÉPARATIOiN THÉOLOGTQUE DU XII^ SIÈCLE. 31

menric d'Ellwangen (874), qui voulait bien trouver quelques perles « dans ce fumier^ )>. Un peu plus tard, au X® siècle, Notker le Bègue vante les secours que peuvent apporter les études à l'explication des « tropi » et des « schemata » de la Bible ~.

Les (.K Sciences » et les « Arts » de l'ancien programme deCassiodore prennent une extension grandissante ; mais on les enseigne plutôt isolément que tous à la fois, selon les aptitudes particulières des écolâtres en vue. Il est même des pays où telle branche du « quadrwium » est ignorée , comme l'astronomie et la musique en Italie au dire de Richer^; Gerbert, par exemple, parcourt divers centres, vers 970, pour s'initier successivement à la grammaire, à la rhétorique, h la dialectique, à l'astronomie, h la musique, à l'arithmétique, etc.^; tandis qu'à Saint-Gall les arts du « quadriviuiny» sont surtout en honneur, avec la versification, qui va jusqu'à envahir l'histoire annalistique ^. La médecine figure aussi au programme*^, comme jadis chez Cassiodore et surtout chez Isidore^; elle passe ainsi dans les encyclopédies monastiques, connues sous le nom de Liber Glossarurn ^, pour se développer bientôt en branche spéciale de l'instruction. C'est ce qui se produit notamment à Chartres, dont des vers mnémotechniques, dus à Fulbert, reflètentl'enseignement^ ; àSaint-Gall,oùlenom d'un moine médecin, Notker Grain de poivre, ii doctoi^ ^ picto?\ medicus ))^

1. Epistola ad Grimaldum (MGH. Epistolac Karolini aevi, t. III, p. 563).

2. De interpretibus divinaruni Scripturarum^ cap. 11 (PL. CXXXI, 996).

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