‹ Le mouvement théologique du XIIe siècleChapitre 53 sur 228 · I. Historia calamitatum, Epistola i, 3 (PL. CLXXVIII, laS · texte numérisé non relu

I. Historia calamitatum, Epistola i, 3 (PL. CLXXVIII, laS

1. Hugues Métel, Epistola iv : « Mortuo Anselmo Laudunensi et Guillelmo Catalaunensi, ignis verbi Dei in terra defecit » (dans Hugo, Sacrae Antiquitatis monumenta, Saint-Dié, 1731, t. II, p. 33i); Guillaume DE Saint-Thierry, De telationibus divinis : « Dico autem insignes illos Laudunenses, Radulphum et Anselmum » (œuvre inédite, extrait, dans les Testimonia réunis par dom Mathoud, en tête de son édition de Robert Pulleyn; PL. CLXXXVI, 634)*, Othon de Freising, Marbode [op. et loc. cit.). Voir encore d'autres éloges de contemporains dans V Histoire littéraire., t. X, p. 178-180.

3. Voir ce que disent Abélard (op. cit., PL. CLXXVIII, 123-124) et Rupert de Deutz (op. et loc. cit.).

4. Pour les détails biographiques, voir le récent article de Vacandard, dans le Dict. Hist, et Geogr., t. I, p. 71-91, où l'on trouvera les compléments bibliographiques voulus; celui de Portalié, dans le Dictionnaire de Théologie catholique (t. I, p. 36-55), renseignera sur sa théologie et son école théologique; pour sa philosophie, voir Ueberweg Heinze, op. cit., t. II, p. 199-210, et De Wulf, op. cit., p. 222-226; pour la chronologie des œuvres, bonnes pages dans G. Robert, op. cit., p. 1 87-211, dans Meyer, op. inf. cit., p. 420 et suiv., et Hofmeister, article cité, p. 635-640; voir aussi, plus loin, l'appendice A.

LES « oENTENTIAE )> DE PIERRE LOMBARD. 95

n'apparaît pvs à côté de Gratien ou de Pierre Lombard dans la Dmm Comédie, ne dut très souvent la place qu'on lui fait dans Thistoire de la littérature en général, qu'à l'intérêt tout roinaniic|ue de ses aventures avec Héloïse, si bien qu'on a pu écrire, comme Pope au xviii^ siècle^, qu'à cet épisode d'amour est due la principale part de sa célébrité. Dé nos jour«j, il est juste de remarquer avec de Rémusat que personne n'a parlé dédaigneusement ou même froidement d'Abélard^. S'il a été réhabilité avec excès par des critiques comme d'Amboise, dom Gervaise et Tosti, d'autres l'ont calomnié ou se sont plu à diminuer son rôle, sans souci de la vérité ou de la mesure. Les travaux de Denifle et de Gietl, complétant ceux de Deutsch, de Vacandard et ^'autres, ont rendu à Abélard, dans le développement de la théologie, la place que Cousin et de Rémusat lui avaient déjà restituée en philosophie^. L'on peut dire sans crainte d'exagération, qu'il n'esi plus possible de faire l'histoire du mouvement théologiqae du xii® siècle, ni du Liher Sert" tentiarum de Pierre Lombard, sans y mêler tout de suite le nom et les ouvrages d'Abélard. Les contemporains de tout pays et de tout parti sont unanimes à nous garantir cette immense renommée du théologien breton. Les avantages de sa personne, les qualités extérieures de son enseignement, l'éclat de son argumentation, sa finesse dans la discussion, la promptitude de son esprit assurent un règne durable à ce c( chevalier de la dialectique », comme l'appelle dom Tosti ^ : à vingt-deux ans il court la France en quête d'ad-

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