‹ Le mouvement théologique du XIIe siècleChapitre 54 sur 228 · Op. infia cit., t. II, p · texte numérisé non relu

Op. infia cit., t. II, p

3. Denifle, Abàlards Sentciizcn und die Bearheitungen seiner T/ieologia vor Mitte des XII Jahrhunderts, dans VArchi<>> f. Litt. Gcsch., t. I, i885, p. 402-469 et 534-6245 Gietl, Die Sentcnzen Rolands, Fribourg, 1891, p. xxi-xxxiv- Deutsch, Peter Abàlard, Leipzig, i883, p. 4^3- 432, î63,etc.; Vacandard, ^^<?/«/r/, sa lutte avec saint Bernard, sa doctrine, sa méthode, Vdiùs,^ i88i,p. 164-165 etpassim; Fie de saint Bernard, Paris, 1910, t. Il, p. 118-180; Cousin, Ouvrages inédits d'' Abélard, pour servir à V histoire de la philosophie scolastique en France, Paris, i836, p. II et suiv.; DE RÉMUSAT, Abélard, sa vie^ sa philosophie et sa théologie, Paris, i855, l. I, p. 275 et suiv.

4. Tosti, Storia di Abelardo e dei suoi tempi, Napoli, i85i, p. 7;

versaireset à la veille de sa mort, il écrit toujoirs et reprend peut-être un traité de logique destiné à ses nev jux '. A vingtcinq ans, il a réduit au silence Roscelin et Guillaume de Champeaux; à trente ans, il ne voit plus dans Anselme de Laon que l'ombre d'un grand nom 2. Son échec dans sa lutte avecGosw^in d'Anchin n'arrête pas le cours de ses succès^. En tout, il est novateur, même dans les hymnes sacrés ; car à ses heures le dialecticien se fait poète ^. Qu'on lise sa correspondance, celle de ses amis, les plaintes et les attaques de ses adversaires, les récits des chroniqueurs ou les réflexions de ceux et de celles qui du coin de leur fenêtre le voient passer par les rues : partout se verront les traces de cette fascination universelle, à laquelle n'échappent même pas d'illustres et saints enfants de saint Bernard ; à preuve, Othon de Freising, à qui Gerhoch dédie ses pages contre les disciples d'Abélard*^. Jamais maître n'a exercé pareil prestige; ni le Bec, ni Laon, ni Chartres n'ont connu pareil entraînement. Les élèves affluent par milliers autour de sa chaire et le suivent jusque dans la solitude ^. On se dispute les pages écrites de sa plume ; ses œuvres et ses idées traversent les monts ; elles défrayent les conversations jusque sur les marchés et les grandes routes; elles trouvent accès

« dialecticarum rationum armaturam praetuli » {Historia calamitatum, Epistola I, i; PL. GLXXVIII, ii3).

1. PiEKRE DE Cluni, Epistolae, lib.IV, 21 (PL. CLXXXIX, 35i)j Va- CANDARD, Abélard, etc.^ p. 161; Cousin, Fragments de philosophie du moyen âgc^ Paris, i855, p. 35-4i ', voir toutefois, pour la date de cet écrit, Robert, op. cit., p. 188 el suiv.

2. Historia Calamitatum, Epistola I, 2 et 3 (PL. GLXXVIII, 116 et

3. Fita S. Gosmni, dans Bouquet, Recueil des Historiens des Gaules ,

t. XIV, p. 442-443.

4. Voir W. Meyer, dans les Nachrichtcn von der kônigl. Gesellschaft der Wisscnschaften zu Gottingen, Philol.-histor. Klasse, 1898, p. 398 el Dreves, Pétri Abaelardi Hymnarius Paraclitensis, Paris, 1891.

5. Gesta Friderici Imperatoris, lib. I, 47? ^9» etc.; voir Hofmeister, Studien ûber Otto von Freising, dans le Neues Archiv, t. XXXVII, 1912, p. 635-640, 6to et 707; et Schmiddlin, Bischojf Otto von Freising als Theologe^dsins Der Katholik, annéehXXXS^ ^ i9o5,ii, p. 90, etc. ; c'est surtout à propos de Gilbert de la Porrée qu'Othon de Freising manifeste des sympathies peu favorables à saint Bernard {op. cit., [, 87; MGH. SS. t. XX, p. 384); Gerhoch, Epistola m (PL. GXGIII, 491-492).

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