Loc. supra cit. ,-voir p. 160, n
3. Par exemple, les Flores temporum, déjà cite's,de 1 292-1 294 (MGH. SS. t. XXIV, p. 248) et AlbéricdesTrois-Fontaines('f 1252), qui ménage toutefois Joachim {Cronica.,a. 1201; MGH., t. XXtlI, p. 879).
4. Voir l'étude sur Le.i notes marginales de Pierre Lombard., p. 534-536.
5. Jn fl"^"^ librum Sententiarum^ praelocutio, et Dist. xliv, dubia circa litteram, dub. 3, dans les Opéra omnia, Quaracchi, 1882, t. I, p. I et 1016-1018.
6. Cronica, a. 1248 ; MGH. SS. t. XXXII (in-40), p. 238, où il renvoie à sa Cronica brevior- voir aussi p. 217.
éditions imprimées. L'on en compte parfois jusqu'à vingtsix^.
Mais cela ne porte préjudice ni au succès du livre ni à la réputation du maître. L'on se contente de rappeler que l'opinion n'est plus maintenue, ou l'on écrit une note en marge dans les manuscrits, sans aucune réflexion ni qualificatif. C*est par suite d'une espèce d'accord tacite des maîtres de Paris que ces thèses sont abandonnées sans condamnation. L'ouvrage devient cosmopolite dans son emploi, comme il l'avait été en quelque sorte dans son élaboration. De Paris il se répand rapidement dans les écoles. 11 trouve son chemin en quelques années pour se répandre en Bavière, où du vivant de son auteur il est étudié par Eberhard de Bamberg, Arno et Gerhoch^; en Angleterre, où deux bibliothèques de cathédrales, celles de Lincoln et de Durham, et une d'abbaye, Peterborough, le mentionnent avant 1200 ^; dans les Pays-Bas et en Allemagne, où il figure parmi les livres des abbayes des Dunes et de Prùfening^. Même les abbayes cisterciennes et bénédictines lui ouvrent leurs portes, comme à Clairvaux où il est transcrit dès 11 58, au
I. Denifle-Châtelain indique quelques listes de neuf, de quinze propositions, ou davantage {Chartularium, t. I, p. 221, n. 194); Duplessis d'Argentré en compte vingl-six, et non pas quinze, comme le dit Denifle [Collectio Judiciorwn. Paris, 1728, t. I, pars i, p. 118119); l'inquisiteur Nicolas Eymeric (-|- 1399) parle de vingt-deux propositions au dire de Duplessis (ms. 2847 ^^ l'ancien fonds Colbert, fol. 127).
a. Epistola XVI, d'Eberhard qui appelle l'auteur tantus doctor (PL. CXCIII, 555 B et 562 A-C) ; Arno {op. cit., p. i2-i3) et Gerhoch (Epistola XVII ; PL. CXCIII, 565 B) rappellent nominatus magister.
3. A Durham, un ms. du xii® siècle^ contenant un ancien catalogue, mentionne déjà ses Sentences [Catalogi veteres Ubrorum ecclesiae cathedralis Dunelmensis^ édit. Gkeenwell, dans The Publications ofthe Surtees Society, t. Vil, i838, p. 3; Becker^ op. cit.., cvii, 117, p. 240). A Lincoln on le trouve sous l'épiscopat de Robert de Chesney (1148-1166) ; voir VAppendix C aux œuvres de Girauld le Cambrien, Catalogue of books {lier. Brit. Script., t. XXI, vu, p, i65 et 169; catalogue omis par Becker et par Gottlieb)- pour Peterborough, qui possède deux exemplaires, voir Edwards, Meinoirs of Libraries, Londres, iSSq, t. I, p. 116-117 (Beciver, op. cit., cxvi, 22-23, p. 238).
4. A Prûfening, en ii58 (Becker, op. cit., xcv, 1^2, p. 214); à l'abbaye des Dunes en Flandre, avant 1194, d'après une mention du ms. 184 de la ville de Bruges (Laude, Catalogue des manuscrits de Bruges, 1859, p. 174).
LES a SENTENTIAE » DE PIERRE LOMBARD. 165
Bec et à Corbîe, h Andres en Artois où il est donné en cadeau en 1 197 ^' L'on en fait divers résumés, parfois sous les yeux et avec l'aide du maître, s'il faut en croire un ancien texte des Bernardins de Cambron ~ ; un canoniste de grand renom, comme Gandulphe de Bologne, en fait autant^. On l'interprète à l'aide de courtes gloses '*, comme Pierre de Poitiers et d'autres. Les commentateurs, h commencer par Pierre de Poitiers avant 1 176, le prennent pour « liber tex tus » ; d'autres, qui veulent une tendance plus pratique et développent les applications morales de la théologie, supposent connu tout ce qu'enseigne le Liber Sententiarum et y ajoutent des compléments; tel, Pierre Cantor qui insiste sur les parties trop brèves ou omises par le Magister^ ; tels Etienne Langton ^ et Gui d'Orchelles ", qui s'y réfèrent fréquemment. Le plan de ses traités est suivi par tous les maîtres, peut-on dire, si bien qu'il ne se fait plus guère de livre de théologie qui ne prenne les Sententiae comme texte à commenter. Bientôt les ordres religieux établissent des chaires pour commenter le Lombard^, et le « Bachalarius Sententiarius »
1. Voir le ms. 900 de Troyes, fol. 220; pour les bibliothèques du Bec et de Corbie, voir Beck^r, op. cit., cxxvii, 162, et cxxxvi, 128, p. 265 et 280; pour Andres, voir Guillaume d'Andres [Cronica Andrensis, MGH. SS. t. XXIV, 725).
2. Ms. de la Bibliothèque de Gand, 56o, (fol. i"' ; il y a dans ce texte beaucoup de passages qui ne concordent nullement avec le résumé de Bandinus (PL. CXCII, 965-1112)-, d'autres resume's sont indique's par Grabmann [op. cit., p. 388-391).