I. Actes et Paroles : Pendant l'Exil, I, 26 mai i
i855, célébrant, dans un discours aux proscrits, l'anniversaire du 25 février 1848, il avait déjà montré toute l'horreur de l'oppression autrichienne : « L'Autriche sur Milan, l'Au- « triche sur Venise, Ferdinand sur Naples, et le pape sur « Rome..., dans ces huis clos de l'obscurité toutes sortes (c d'actes de ténèbres : exactions, spoliations, brigandages, « transportations, fusillades, gibets » Et ces deux discours eux-mêmes, celui de i855 et celui de i856, ne sont que des échos et comme des reprises du grand morceau oratoire du i5 février 1849. ï^ dénonçait alors la politique de notre intervention en Italie, flétrissait les cruautés de Haynau et de Radetzki, montrait, avec détails à l'appui, Rome en proie à je ne sais quel chaos de mœurs monacales et féodales^ et, reniant le pape au libéralisme duquel il avait cru tout d'abord, flagellait « Vhomme de lumière qui veut repfônger son peuple dans la nuit ».
Hugo, exilé, garde au cœur le regret constant des belles attitudes de la tribune; il guette toutes les circonstances où il lui sera possible de prononcer des paroles qui aient un « retentissement européen ' » : le mot est de lui. Aussi saisit-il avec empressement l'occasion que lui offrit Mazzini. L'appel qu'il rédigea ne lui parut point suffisant : il conservait encore toute une réserve d'indignation oratoire au sujet de l'Italie; et c'est à cette réserve qu'il allait donner libre cours dans la Légende des Siècles.
En 1867, Mazzini quittait l'Angleterre pour aller soutenir de plus près la cause républicaine, et faire de vaines tentatives à Gènes et à Livourne. C'est en 1857, ^® juillet à décembre, que V. Hugo écrivit la série des pièces qu'il assembla sous le titre général: l'Italie.
Genèse et classification des différentes branches du Romancero italien. — 11 est important, pour classer les