‹ Le moyen âge dans La légende des sìecles et les sources de Victor HugoChapitre 130 sur 303 · Rome a tendu sa toile au fond d'un crépuscule · texte numérisé non relu

Rome a tendu sa toile au fond d'un crépuscule

\ . Hugo énumère là toutes les simonies grâce auxquelles se remplit le trésor de Saint-Pierre et fait poétiquement l'analyse « du vaste chaos des lois féodales et monacales ». 11 suffît de mettre en regard quelques ouvrages contemporains pour se rendre compte que V. Hugo est renseigné sur le présent autant que sur le passé des finances pontificales-.

Au reste, V. Hugo écrira encore en 1874 • ^c* deux Mendiants^ la Taxe au Saint-Empire, la Dime au Saint-Siège, ainsi que la pièce : Dénoncé à celui qui chassa les \>endcurs du Temple, et cette dernière incriminera, sans aucune espèce de transposition dans le passé, les exactions présentes du Vatican.

Allusion sans doute aux premières atrocités de Ferdinand en Sicile, cette tête coupée de Fabrice pendant le festin de Ratbert; c'est ainsi que Gaetano Mammone « assis à table, prenait plaisir à avoir devant les yeux une tète fraîchement coupée et toute sanglante encore ' ».

Il y aurait quelque exagération à pousser trop loin les assimilations de détails, dont l'évidence ne s'impose point toujours, mais il ne nous a pas paru qu'on put entrer dans

I. Un petit feuillet du manuscrit (verso du fragment 285) contient ces notes au crayon : la schlague, la charrette sur laquelle on promène la potence dans les rues de Milan (Walter, Arnold, Melchtal), Escortant le gibet promené dans les rues Entourant la gaieté splendide des carrosses de mouvements féroces.

1. Hugo avait fréquenté, à Jersey, Pianciani, qui lui adressa, eniSSg, les trois volumes de la Rome des Papes : des extraits de cet ouvrage parurent dès i855 dans le journal de Jersey, L'Homme. C'est à Jersey que, dès i853, V. Hugo avait écrit la Vision de Dante. A n'en pas douter, les exactions de la cour pontificale devaient revenir souvent dans les conversations des exilés.

3. Mémoires du Général Pepe, I, p. 73. Cet atroce détail, Hugo avait

rétude des sources des Quatre Romances de Ratbert, sans signaler cette influence directe des événements contemporains qui éclatera, au reste, d'une manière si indéniable, dans la dernière pièce de la série italienne : le Comte Fêlibien^.

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