‹ Le moyen âge dans La légende des sìecles et les sources de Victor HugoChapitre 133 sur 303 · I. Tomasi, La Vie de César Borgia · texte numérisé non relu

I. Tomasi, La Vie de César Borgia

■1. Guicciardini, Histoire d Italie i492-i53o. Lonc!i'csi738.

3. Diarium d'Alexandre VI, ou journal de Burgard publié en 1732. Eccard, tome II des Scriptores medii œvi. Leipzig.

4. Histoire de la République de Venise; la i" édition est de 1826. Ou trouve dans Daru, 1826, I, p. 120, une histoire de pigeon analogue à celle de Mangeront-ils ? Mais la similitude n'est pas assez grande pour en tirer une conclusion.

5. Amelot de la. Houssaye. Histoire du gouvernement de Venise, Paris,

6. Gilbert Burnet, Voyage de Suisse, d 'Italie et de quelques endroits d'Allemagne, fait es années i685 et 1686, par M. Burnet, avec des remarques d'une personne de qualité sur la Suisse et l'Italie.

7. Sur cette liste de noms que cite l'Édition Nationale, Théâtre II, p. 55i, figure assez bizarrement Curzola (île). Cette île de Curzola se trouve dans la table de Daru ainsi que les quatorze noms.

bien lointaine lecture. En réalité, une confrontation scrupuleuse' de Sismondi et même de Villani, source de Sismondi, avec le texte des Quatre Romances de Ratbert, ne révèle d'autre point commun que l'anecdote d'un seigneur de Viterbe, mis à la torture parce qu'il ne voulait point livrer ses trésors. On ne saurait en conclure que V. Hugo a lu Sismondi, ni surtout Villani. Tout d'abord, des tortures de ce genre ont dû être fréquentes au moyen âge et peuvent se trouver rapportées dans l'histoire de tout autre pays; en second lieu, ^^ Hugo ne savait pas l'italien, et enfin ce ne sont pas seulement les ouvrages de Villani et de Sismondi qui rapportent le fait, mais encore tous les résumés et les . vulgatês d'histoire italienne composés vers i85o^.

Dédain des sources italiennes. — V. Hugo ne semble même pas avoir consulté de fort près les livres de voyages en Italie qu'il possédait à Guernesey, et dont il aurait pu extraire des anecdotes curieuses, 11 avait en effet entre les mains Le Voyage de Lalande contenant l'histoire et les anecdotes les plus singulières de l'Italie (Genève, 1790). C'est un livre rempli d'admiration pour l'esprit de liberté des cités italiennes^.

Le Voyage de Lalande a pu tout au plus engager V. Hugo à faire d'Elciis un Pisan, et du comte Félibien un Siennois*, mais il ne pouvait rien glaner d'utile pour l'épopée dans les historiettes banales et pédantes, dont ce volume est rempli. Il pouvait mettre encore à profit le Nouveau voyage d'Italie fait

1. Cette confrontation a été faite de remarquable manière, et avec une compétence toute particulière, par M. J. Yianey, professeur à la Faculté des lettres de Montpellier, dans le Bulletin italien (tome VIII, n' a. Avril-juin 1908, pp. gS-iiS).

2. Cf. par exemple : Zeller. Histoire de Vltalie, ch. xii, p. 232. Paris, Hachette, i853.

3. Cf. tome I, p. 86; tome III, pp. 132, 338, aSg, 232, a53, 269; tome IX, p. 3o2.

4- Cf. dans le présent ouvrage Elciis, p. 2i5 et Félibien, p. 240.

en Vannée 1688 *, mais il a rejeté ce répertoire de légendes naïves : histoires de diables ou de reliques, anecdotes miraculeuses de fondations d'églises et dissertations prudhommesques sur les cornes de licornes^.

A ce dédain des sources purement italiennes, il existe une raison. V. Hugo s'est adressé à l'histoire d'Allemagne.

Le Rhin, les Burgraves et l'Histoire de Pfeffel. — Hugo, voyageur au Rhin en i838, 1889 et ^^^^i a appris l'histoire d'Allemagne surplace. 11 a visité des monuments, consulté des manuels ^, écouté des récits de guides, puis, de retour

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