‹ Le moyen âge dans La légende des sìecles et les sources de Victor HugoChapitre 166 sur 303 · IV, p · texte numérisé non relu

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geance divine. Dans Marie Aycard^ Hugo pouvait lire riiistoire de la lance de Saint-Victor. « Quand elle vit le criminel entrer, cette lance se leva seule et, sans qu'aucune main y touchât, elle fut s'enfoncer dans le cœur du Sire de Provence-». Cette lance n'est-elle point sœur du glaive mystérieux qui exécute Ratbert? Hugo n'avait d'ailleurs qu'à s'imiter lui-même. Quand il écrit qu'Héraclius le Chauve

763. Vit, dans les profondeurs parles vents remuées. Un archange essuyer son épée aux nuées,

ce n'est là que l'image précisée des Soleils couchants :

Oh ! regardez le ciel : cent nuages couchants, Amoncelés là-haut sous le souffle des vents, Groupent leurs formes inconnues.

Sous leurs flots, par moments, flamboie un pâle éclair, Comme si tout à coup quelque géant de l'air Tirait son glaive dans les nues.

Feuilles d'Automne, XXXV, strophe •->..

C'est donc d'éléments très divers et de réminiscences souvent lointaines que se forment les idées groupées à la longue dans l'imagination de Hugo pour composer l'action de Ratbert : les textes précis ne transparaissent manifestement que dans le cadre historique de la pièce.

Les Noms. — Et là encore, il est manifeste que ce n'est pas à Villani, mais bien, comme de coutume, à Moreri, qu'il s'est adressé pour se documenter.

Quelle que soit la raison qui lui ait fait choisir, pour le théâtre des exploits de Ratbert, le marquisat de Pinal : atlas consultés à dessein ou lectures au hasard de Moreri,

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