Sources de détails
Homo Duplex. Evirndnus.
Homo Duplex.
Eviradnus. Transposition des souvenirs du Rhin.
/ Eviradnus, le chevalier d'Al-
\ sace, n'est point de source
Les personnages ' ,, .
^ ° I allemande.
\ Sigismond et Ladislas.
( Les ruines et la nature.
Le déco?- du our" de Cor bus .
' La salle des armures.
Amalgame de traditions rhénanes. Lectures françaises :
V action d'LWiradnus | d'Anglemont, Marc Aycard,
Lamartine, le comte de Tressan.
Glanes historiques -, Moreri.
Conclusion;
WELF. CASTE LLAN DOSBOH
Sources contemporaines.
Welfn'est qu'une figure de V. Hugo. — Les événements de l'année 1869: les petites mendiantes de Guernesey : les étudiants et les élections : beau geste de refus de l'Exilé à la reine Rhodope. Ce que la pièce de Welf contient d'allusions à la vie du poète.
Souvenirs historiques.
Souvenirs de Schreiber et du Rhin. — Pfeffel et Morori.
EVIRADNLS
Le moyen âge allemand d'Eviradnus. L'inspiration en paraît plus objective. — Tout le moyen âge de la Légende des Siècles a sa source principale dans les souvenirs de trois voyages en Alsace, en Allemagne et en Suisse que fit Victor Hugo de 1839 à 1841, et dans les études qui suivirent ces voyages pour la composition du Hlùn et des Burgraves.
Mais les visions que le poète-voyageur doit à ses impressions et à ses lectures ne transparaissent pas toujours dans la Légende des Siècles avec la même intensité de relief: Dans le cycle pyrénéen, l'écran coloré du décor espagnol ne leur permet point d'apparaître entières, ni sous leur véritable jour; dans l'inspiration italienne, la préoccupation des événements actuels ne leur a pas toujours laissé la place libre, et là, plus d'une fois, elles ont dû reculer à l'arrièreplan, repoussées qu'elles étaient par les spectacles plus poignants et les idées plus vivantes de la réalité contemporaine.
Pour le moyen âge allemand d'Eifiradmis, au contraire,
Hugo fait appel sans contrainte et sans dissimulation aux inspirations de ses lettres de voyage- Il est donc nécessaire de préciser ici quelles ont été les sources de ces lettres, tout au moins les sources des lettres auxquelles le poète de la Légende des Siècles va revenir ; car maintes fois nous le voyons utiliser jusqu'aux dernières miettes les reliquats de ses notes de touriste : et, souvent aussi, il fait retour de mémoire ou, texte en main, à des développements déjà mis en œuvre dans le Rhin.
Du goût de V. Hugo pour la littérature allemande et de la connaissance qu'il en avait. — Son Allemagne et celle de la vallée du Rhin. — Nous ne remonterons point ici jusqu'aux influences générales. L'histoire de l'influence de la littérature allemande sur les romantiques a fait l'objet d'études nombreuses et approfondies*, et vraiment Victor Hugo semble bien, avant le Rhin et les Biirgraves^ celui qui a subi le moins la fascination.
Je ne veux pas faire cas de l'anecdote rapportée par Biré : on entend là Hugo déclarer à Tourgueneff" que Wallenstein est le chef-d'œuvre de Gœthe et avouer ensuite qu'il n'a lu ni Gœthe, ni Schiller-. Hugo possédait dans sa bibliothèque de Guernesey la traduction du Faust de Gœthe par Gérard de Nerval, le Théâtre de Schiller^ par de Barante, les Contes d'Hoffmann, traduction Egmont, et un petit recueil de quelques pièces allemandes, Fleurs d'Allemagne, par E. Wacken. Mince bagage, mais qui suffirait à écarter l'accusation d'ignorance totale portée par Tourgueneff". Au reste, il est impossible de supposer que l'hôte de l'Arsenal ait été intéo:ralement réfractaire au g-rand mouvement de curiosité qui portait ses commensaux Nodier, Gérard de Nerval, Lœwe- Weimar et tant d'autres vers l'étude et la vulgarisation de
1. Baldensperger. Gœlhe en Fiance. — Louis Morel. Sainte-Beuve, la littérature allemande et Gœthe. Revue d'Hist. litt., avril-septembre 1908.