II rejoint l'écuyer Gasclin, page de guerre
Qui l'aUend dans l'auberge au plus profond du val, Où tout à l'heure il vient de laisser son cheval, Pour qu'en hâte on lui donne à boire.,.
I. EviRAortus, I, V. 17 : C'est le grand chevalier d'Alsace, Eviradnus.
affirmer que le prototype d'Eviradnus était le héros de Gœthe, Gœtz de Berlichingen, ami de Sickingen et commensal des paysans dans Yherberge où se célèbre la Bauerhochzeil*.
Mais tout d'abord Sickingen remplace, dans le manuscrit du poète, Berne ou Lucerne, villes de Suisse :
C'est le Samson chrétien qui terrible enfonçant... Qui terrible enfonça...
... pénétra dans la ville et sauva Berne
sauva Lucornf! en flammes.
et peut désigner, sous une de ses formes françaises, la ville de Sœckingen sur le Rhin, entre Rheinfelden et Laufenbourg, ville plus voisine de Berne et de Lucerne que le château de Sickingen, situé dans le Kraichgau-. Quant au détail familier du cheval à Tauberge, Roland, chevalier français, combattant les infants, pense tout bas :
Songe-t-il à donner à boire à mon cheval ?
et il n'y a guère lieu d'identifier Roland et Berlichingen. Enfin Hugo eùt-il voulu véritablement désigner le Sickingen du Kraichgau, il faudrait y voir un souvenir précis de sa nomenclature des héros du Rhin^, bien plutôt qu'une réminiscence du drame de Gœthe.
Dans la foule des figures qui se pressent dans l'imagination du touriste, Sickingen s'est présenté seul et non pas à titre de compagnon de Gœtz de Berlichingen qui n'est même pas nommé.
Toutes les villes qui ont vu passer Eviradnus sont des villes côtoyées ou traversées par Hugo dans son voyage au Rhin : Saverne, Colmar, Hagueneau, Sçhlestadt à quelques