‹ Le moyen âge dans La légende des sìecles et les sources de Victor HugoChapitre 203 sur 303 · Les cimiers surprenants, (ragiqoes, singuliers · texte numérisé non relu

Les cimiers surprenants, (ragiqoes, singuliers

P. 199. .\u-deâsous sont les chevaliers à che- 43.5. Chacun à son pilier s'adosse et lient sa lance.

val aux piliers des fciièti-es. Trois de ces chevaliers, Conrad de Kuiisberg, Erasme, Schcnck d'Krbach et un comte de Liiiaiige sont armés de toutes pièces |>our un tournoi.

Les chanfreins sont lacés, les harnais sont bouclés Jusqu'au pietl des chevaux les caparaçons pendent. La grande épée à mains brille au creux de la selle..

Le guide cite encore Maximilien, Gustave- Adolphe, Wallenstein et « Gœtz de Berlichingen à la main de fer, preu.x et féal chevalier qui se crut appelé à réparer tous les torts ».

Objectons d'abord que l'immensité d'une salle, l'enchevêtrement de poutres dans les hauts plafonds, des piliers,

des armures, des caparaçons, des cimiers sont des accessoires obligés de tout Rittersaal, peuvent se trouver dans toute description et que celle d'Elmine de Chézy est bien pâle.

Elmine de Chézy, il est vrai, encadre sa description dans un ensemble d'idées générales sur la Chevalerie errante et Hugo use un peu de ce procédé en faisant précéder Eviradnus d'une préface : les Chevaliers errants. Mais, avouons-le, cet accord de pensées en un pareil sujet est tellement naturel qu'on ne saurait y voir la preuve d'une réminiscence livresque*.

N'affirmons donc point que V. Hugo doive quoi que ce soit au texte même d'Elmine de Chézy.

De pareilles rencontres sont néanmoins intéressantes : elles montrent à quel point les impressions et la pensée de V. Hugo, au moment où il écrit Eviradnus, sont en harmonie avec les impressions et la pensée des touristes-écrivains de i83o-i84o, dont Elmine de Chézy est-un type caractéristique.

Pour ce qui est des emprunts directs, c'est à lui-même que V. Hugo les fait le plus souvent.

Il a visité le donjon carré de Rudesheim, pieusement entretenu et assez adroitement restauré par un maître intelligent. « L'admirable manoir que ce donjon carré !... « Une salle des Chevaliers dont la table est éclairée d'une « lampe fleuronnée pareille à celle du tombeau de Charle- « magne.., des lanternes de fer du xiii" siècle accrochées « au mur, d'étroits escaliers à vis, des oubliettes dont (i l'abîme effraie... tout un ensemble de choses noires et « terribles-. »

1. Nous retrouverons dans Eviradnus, à propos de l'action (cf. p. 284), le Rittersaal d'Heidelberg et nous constaterons qu'alors V. Hugo remonte à des impressions personnelles et non pas au livre d'Elmine de Chézy.

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