Il arrriva devant une porte fermée
Sous laquelle passait un jour mystérieux;
i4q. C'était l'endroit sacré, c'était l'endroit terrible. On ne sait quel rayon de Dieu semble visible.
Quelle connaissance V. Hugo avait-il de la mythologie et de la littérature Scandinaves? — Quelle connaissance Hugo avait-il de la mythologie et de la littérature Scandinaves : et dans quelle mesure a-t-il utilisé des souvenirs de lectures antérieures, ou consulté sur place à Guernesey des documents dont il disposait?
A en croire une anecdote, rapportée par Jules Lefèvre, Victor Hugo n'aurait prêté, avant son exil, qu'une bien médiocre attention à la littérature Scandinave.
En 1844, le grand poète danois Œhlenschlager était à Paris. Ce n'était pas la première fois qu'on l'y voyait : en i8o4, il y avait séjourné, et c'est dans l'hôtel de Hollande, rue des Bons-Enfants, qu'il avait écrit sa tragédie de Palnatoke-. Il y était revenu en 181 7, et avait lié connaissance avec Jules Lefèvre, épris comme A. Deschamps de littérature étrangère. Jules Lefèvre devint en 1824 le collaborateur assidu de la Muse française^ sous l'égide de Soumet, et « génie poétique, mais cœur ingénu » il était, disait-on, le plus humble des écrivains de tout le Cénacle. Au troisième voyage d'Œhlenschlager en i844, Jules Lefèvre résolut de mener ce dernier chez Hugo : « Je le conduisis « chez Victor Hugo qui le reçut avec cordialité, mais sans « lui dire un mot de ses titres littéraires, ce qui n'était