I. Ce titre figure sur un fragment classé u
•2. Le fragment a57 (à l'exception des trois derniers vers, dont 1 écriture est celle de toutes les corrections de Paris, 1876) semble dater du temps où V. Hugo préparait les Nouveaux Châtiments (cf. Rappel du 3 nov. 1869), qui prirent plus tard le nom d'Années funestes. Les brouillons du verso portent en effet en tête cette indication : Chat., et l'on y rencontre 4 ébauches :
A. Que Mérimée ou telle autre âme de laquais
M'insulte
Que
Que Changarnier ce sergent bucolique
Que Dugué, soit quelconque en sa fauconnerie
Que
Nous voyons de nos yeux Une espèce d'infamie inconnue et si noire Que l'insulteur lui-même est dispensé d'y croire.
C'est la reprise d'un moule de phrase de Force des Choses, Châtiments, 1S5S.
En 1876, Hugo n'avait pas encore abandonné l'idée d'un Angus étourdi, prodigue de son sang, qui provoque Tiphaine, par bravade juvénile et inconsidérée :
La jeunesse souvent dit d'un air triomphant
Des choses dont plus tard elle sent la piqûre.
Telle folle parole est une flèche obscure
Qui souvent part, mêlée au sourire enfantin
Et s'enfonce à l'endroit le plus noir du destin...
Deux jeunes lords, tous deux princes, tous deux imberbes,
Font marcher leurs chevaux parmi les hautes herbes;
A peine chevaliers, et déjà rois pourtant;
Ils sont joyeux, et c'est leur rire qu'on entend ;
Chacun a sa pairie et chacun a sa ville.
— Quoi, tu le déflerais ? — D'une façon civile, Mais à mort. — Quel motif as-tu ? — Je n'en ai pas,
Je veux faire un exploit. — Grains de faire un faux pas.
— Je le provoquerai demain dans sa caverne. Ainsi parle, à cet âge où le vent nous gouverne,
Tout en suivant des yeux les faucons dans leur vol, Le petit roi d' Angus au petit roi d'Athol.
Les Petits Rois. Fragment 256.
B. Que je prenne un moment de repos, impossible Je veux être là
avec votre Coran, votre Bible,
Quelle que soit votre petitesse Je devine malgré vos soins pour vous cacher, Que vous êtes sur nous, car je vous sens marclier, Et je ne puis dormir, tant je hais la vermine.
Vers qu'on retrouve achevés dans les Quatre Vents de TEsprit, XXVI : Les Bonzes, datés du 21 juillet 1874.