‹ Le moyen âge dans La légende des sìecles et les sources de Victor HugoChapitre 250 sur 303 · I. Walter Scott. La Jolie Fille de Perlh, ch.xxxiv · texte numérisé non relu

I. Walter Scott. La Jolie Fille de Perlh, ch.xxxiv

a. Aux devises écossaises de W. ScoU, qui lui ont paru manquer de grandeur épique « Ne touchez pas le chat sans gant », Hugo a substitué assez curieusement un passage de Vlliiopadeça. M. Duchesne. professeur agrégé au lycée de Beauvais, me signala en 1899 le rapprochement: il en avait été frappé en lisant la traduction de Y Ilitopadeca, par Lancereau (Jannet, i855.p.27). Mais Hugo ne paraît pas avoir possédé ce livre et c'est bien plus vraisemblablement dans un compte rendu de Théodore Pavic {Revue des Deux Mondes, i5 août i855, p. 286), qu'il a recueilli la citalion : « // faut accorder l'hospitalité même à un ennemi.... Le chêne ne refuse pas l'abri de son ombrage au bûcheron. »

Enfin le tournoi de la vallée du Tay se termine par la fuite éperdue du jeune Eachin devant Henry, le champion du clan de Chatham :

« Le malheureux jeune homme vit l'ennemi qui Vavait poursuivi avec acharnement pendant tout le combat, debout devant lui, à la distance de la longueur de son épée, et brandissant Tarme pesante qui lui avait ouvert un chemin à travers tant d'obstacles pour attaquer sa vie. Peut-être cette vue suffit-elle pour porter au plus haut point sa timidité naturelle Le fait est que son cœur se resserra, sa vue

s'obscurcit, ses oreilles tintèrent, sa tête fut attaquée de vertige, toute autre considération disparut devant la cruauté de la mort dont il était menacé. Il porta pourtant au hasard un coup d'épée à Henry, et évitant celui qui lui fut adressé en retour, en sautant lestement à reculons, il se précipita dans le Tay avant que son adversaire ait eu le temps de lever le bras pour la seconde fois'. »

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