‹ Le moyen âge dans La légende des sìecles et les sources de Victor HugoChapitre 249 sur 303 · Walter Scott. Le Château dangereux, ch. i · texte numérisé non relu

Walter Scott. Le Château dangereux, ch. i

côté par le Tay, lleuve large et prol'ond. On y avait construit une palissade bordant de trois côtés un espace de soixantequinze toises de longueur sur trente-sept de largeur. C'était la lice. Le quatrième côté en semblait suffisamment protégé par le Tay* ».

Sans doute il n'y a point là d'imitation directe, mais les deux paysages ont la même sauvagerie, ils ont chacun des forêts, des clairières et des aspects de marais : les deux lices sont closes au bord d'un fleuve.

b) La lice. — Les spectateurs du combat auront, chez le poète et chez le romancier, un pittoresque différent, mais d'une même couleur écossaise. Les Pietés et les Scots du poêle sont coiffés de chouettes et de hérons, les highlanders de Walter Scott ont leur cornemuse sur laquelle ils jouent des pibrochs, et leurs bannières oi^i se hérisse un chat sauvage.

Chez Hugo comme chez Walter Scott, nous apercevons des étendards placés dans la lice. « Deux vieux guerriers ayant un air de dignité, portant chacun l'étendard de leur clan, s'avancèrent aux extrémités opposées de la lice et enfoncèrent les hampes dans la terre, »

1 13. La lice est pavoisée, et sur les banderoles

On lit de fiers conseils et de graves paroles :

« — Brave qui n'est pas bon n'est brave qu'à demi...

« — Soyez hospitalier, même à votre ennemi;

« Le chêne au bûcheron ne refuse pas Tombre^. »

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