‹ Le moyen âge dans La légende des sìecles et les sources de Victor HugoChapitre 45 sur 303 · E. DupuY. V. Hugo. Lecène et Oudin · texte numérisé non relu

E. DupuY. V. Hugo. Lecène et Oudin

2. Morel-Fatio. Études sur V Espagne. L'Espagne en France. Paris, Wieveg, 1888.

Ihiy Blas. Aussi bien, Victor Hugo, à cette date de i838, semble-t-il avoir épuisé toute son érudition livresque au sujet de TEspagne ; il a besoin de se renouveler. Ce sera là le but de son voyage de i843. Les impressions de ce voyage sont les sources principales de la plupart des pièces espasrnoles de la Légende des Siècles.

Nous en excepterons le Romancero du Cid, la première en date (i856). L'inspiration du Romancero du Cid, c'est-à-dire le Romancero du Cid\ui-mème, et les trois pièces qui en découlent : Le Cid exilé (ii février 1859), Bivar (16 février 1839), Paternité (4 janvier 1873) doivent être classées à part.

Sans aucun doute, les souvenirs du voyageur de i843 entrent encore pour quelque chose dans les sources de cette première inspiration.

Mais, d'une part, le Romancero du Cid procède surtout des études littéraires sur la poésie espagnole que V. Hugo entreprit au début de sa jeunesse avec son frère Abel, et qu'il continua ensuite dans l'entourage de Xodier'.

D'autre part, le Cid exilé, Bivar, Paternité, provignement du Romancero , ont utilisé fort peu le décor de la nature espagnole.

Ce sont des portraits en pied où la personne du poète occupe tout le tableau. Là, il s'est complaisamment assimilé soit au Cid, soit à un héros de môme allure, auquel il a prèle tour à tour ses révoltes d'exilé, les travers mêmes de sa vanité aussi bien que ses sentiments de piété filiale et d'amour paternel.

C'est donc par l'examen de ces quatre pièces : Romancero, le Cid exilé, Bivar, Paternité, que nous commencerons Tétude des sources espagnoles dans la Légende des Siècles.

Bien qu'écrites à des dates différentes, elles constituent

I. En ce temps, ce qui n'est pas au reste une preuve convaincante de la science de l'espagnol chez lui, V. Hugo appelait Nodier No d'IIierro et signait lui-même Hernani et Marion de Lorme du nom à'Hierro, pour nous montrer quel nœud de fer le liait à son ami.

un groupe qui a son unité, puisque toutes quatre découlent plus ou moins directement d'une première et très ancienne inspiration du poète, et que toutes quatre aussi admettent largement dans leur développement une inspiration commune : celle des Châtiments.

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