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sous I,. „,.„, .1,. ralncularU, éi;,i..n( |ué,.oscs h sa <^:m\o. L\mn\h^v , auricdare , W «)..v.v-,,„.il, laralc, h couycvimv , cti/cila , (>ii iiii in..l l,.,u.'s ks pièces f|Mi ,orn|.r.^r-„t la ganulmo hio.I.t.k' <I.i lii se relroiivent dès les pien.ieis temps.
Au onzième el au douzième siècle, les lits sont extrèmemenl variés dans leurs formes. Janlol, c'esi une simple couclielle carrée, sans aucune espèce d'ornemenls; lanlot la couche est décorée de qnalre colonnes snppo.-lanl un (oit angulaire d'où pendenl desndcaux. nueiquelois les colonnes sonl sunnonl.'.es de flammes .lorées; des conssms sonl empdés au chevet, et ces coussins sonl couverts d'une éloiïe bleue
rayée
Les couverlnres, ordmairement en peau de chèvre ou de mouton chez les moines elles paysans, ela.enl laihs, chez les gens riches, en éloiïes précieuses de laine ou de soie. On parJu.na.l les or..illers avec de l'essence de violette, de l'électuaire , de l'eau de rose Le bout des pieds reposait sur une espèce d'ornement, nommé capex: et comme les hls étaient , en général , très-élevés, on plaçait au pied un escabeau , suppedaneum qu, servait tout 1. la Ibis pour se déshabiller et pour monter sur les ...atelas
Les chevaliers, qui s'asseyaient h la même table et couchaient en temps de "uerre sous la même lento, prirent aussi l'habitude de Caire coucher leurs hôtes dans leur lit et non-seulement leurs hôles, mais leurs enfanls et leurs chiens de chasse; il résulté de la quon lut obligé de donner aux lils une largeur de six, huit, dix et même douze p.eds. Cette mode s'est conlinuée pendant tout le Moyen Age; au seizième siècle même, a plus grande marque d'amitié et de confiance que l'on pût se donner, c'était de coucher ensemble; et l'on sait que François 1", pour faire honneur à l'amiral lionnivet, I admit plusieurs fois à parlager son lit.
Au quatorzième et au quinzi.'me siècle, on trouve des lits à roulettes, des liis à pavillons de soie, parés d,> tours brodés et frangés, et décorés de rideauv en étoile ouvragée ou unie. Les oreillers, en coutil blanc, sont ornés aux quatre coins de houppes pendanles.
Baults, coi-rnEs, kchins, tables oe jelx et jeux divers. - Le nom du bahut, eu ialm balmlum, tire, suivant IJucange <■! Ménage, son origine du mot allema:îd be/nUen M"< signifie co«5.rm-. C'était un grand coffre, h couvercle légèrement bombé, et qui souvrait a la partie supérieure. Ce meuble, ordinairement en chêne, était embelli de bas rehels et de sculptures, et parmi les bahuts que nous a laissés la Kenaissance il en 'st (|ui peuvent passer, à juste titre, pour de véritables chefs-d'œuvre. Ce qui les dislinguait des collies, c'est (pi'iis élaient montés sur des pieds. Les coiïres, qui formaient une des pièces principales de rAnieublement des riches bourgeois, ,,.t qui servaient de siège et de commode dans les maisons et de malle dans les voyages, étaient -arnis de larges bandes de fer, de lourdes penlures et de plusieurs serrures. On les couvi dt de toile a l'intérieur; de cuir blanc, rouge ou noir , h l'extérieur; quelquefois même on les dorait, et I on y plaçait des inscriptions et des devises.
11 y avait, outre les meubles que nous venons d'indiquer, des armoires, des buffets, et
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une foule de petits colfrets qui servaient h serrer de menus objets. Les gros meubles étaient en bois de chêne et d'Irlande. Les petits coffres, parmi lesquels on distingue le hichey, la capse, h juste, Varcelle, Yescrin, étaient de bois ou de métal. On employait principalement, dans les pièces d'ébénislerie fine , l'ébène , le cèdre et l'ivoire; et pour les coffrets de métal , l'argent , le fer et le laiton , composition de enivre et de calamme. On trouve même, dans les inventaires du quatorzième siècle, quelques coffrets d'or. Ces petits meubles étaient ornés d'émaux, de verroteries fines, de ciselures et de devises. Parmi les produits remarquables de la tabletterie et de l'ébénisterie du Moyen Age, nous indiquerons encore les pigniêres qui servaient aux mêmes usages que nos loilelles modernes, les échiquiers et les tables à dés. Ces tables, espèce de jeu de trictrac, offraient, chez les princes et les grands seigneurs , des compartiments de jaspe et de cristal. Les mêmes matières entraient dans la fabrication des échiquiers, et celle des échecs ou des dés, c'était l'or, l'argent, l'os, l'ivoire, la corne et le cristal.
La marqueterie, véritable mosaïque en bois , fut appliquée, dès le douzième siècle, en Italie, aux meubles dont nous venons de parler. On y employait de l'ivoire et des bois noirs et blancs. Plus tard, les Italiens parvinrent à teindre les bois, et h leur donner des couleurs assez variées pour imiter le ciel, les arbres, les eaux. Ils fabriquaient aussi des coffrets de fer , damasquinés d'or et d'argent, d'une grande élégance. Les Allemands, h la Renaissance , se signalèrent également dans l'exécution des meubles connus sous le nom de kunstschrank ou armoire artistique. Les bois les plus précieux , l'écailIe, l'ambre, la nacre, l'ivoire, les statuettes, les bas-reliefs, l'orfèvrerie, les peintures, étaient employés à décorer ce meuble, garni d'un grand nombre de tiroirs et de compartiments. La France, l'Italie et la Flandre imitèrent avec succès ces remarquables produits de l'art allemand.
Livres, pupitres, écritoires. - Considérés sous le simple point de vue de l'ornementation matérielle, les livres formaient une des parties les plus somptueuses de l'Ameublement du Moyen Age. Par la richesse des matières premières et le fini du travail , les reliures peuvent souvent être considérées comme de véritables bijoux. En effet, à dater du règne de Charlemagne, les métaux les plus précieux, les étoffes les plus rares furent prodigués dans les couvertures des livres. Il y en avait en argent massif, en ivoire, en cèdre garni de lames d'or ou d'argent, relevées de rubis, de diamants, de pierres fines. Ces reliures étaient ornées de bas-reliefs, d'emblèmes et de figures diverses: nous citerons, comme modèle en ce genre, les Heures écrites pour Charles-le-Chauve , et qui sont conservées à la Bibliothè(pie Nationale de Paris. Les plus comnumes au quatorzième siècle étaient en cuir fauve, rouge ou blanc; les plus riches, en velours, en soie , en drap d'or. Les volumes se fermaient tantôt à l'aide de lanières de cuir ou d'étoffe, tantôt h l'aide de lourdes agrafes ou fermoirs en laiton , en cuivre, en argent et même en or ciselé ou émaillé. A la fin du quinzième siècle, on voit paraître, sur le plat des couvertures, les compartiments de maroquin, les peintures délicates et lesgaufrures imprimées à petits fers. Les reliures de la Renaissance sont dans le même
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K«M)n', seuloiiicnl les dossiiis des ^'aiirnircs, lis (•oiiiparlirnciils, les arabesques so dis linjj;iiciit par une t"lL';,'an(c et uiw variété plus i^'iaiides.
Dans les maisons royales et dans celles des seigneurs amis des lellies, l- \\\\>' des luliliolliéqnes correspondait au luxe des reliures. La hibliotliècpie de saint Louis était |)lacée dans une salle bâtie tout exprès à la Sainle-Chapidlc de l'aiis. Celle salle, ricln-ment iandirissée, était entourée de rayons peints or et garnis de chaînes destinées à r<?tenir les manuscrits. La bibliollièque de Charles V (»e(tq)ait dans le Louvre l.-s trois étages de la tour, connue .sous le nom de Tour de la Uhrmrœ. Les murs en étaient revêtus de bois (\' Irlande, les voûtes garnies de bois de cyprès enrichi de bas-reliels. Charles V y avait l'ait placer' de longues tables, sur lesquelles trente ehamleliers et luie lampe d'argent brûlaient toute la nuit, afm qu'on pût y travailler à toute heuie.
Nous ajouterons, pour compléter ce que l'on peut appeler l'inventaire du moi)iliei' littéraire, que l'on se servait, pour tables de travail, de petits guéri. Ions siu-montés d'une tablette carrée. Ces meubles, dont quelques-uns avaient des casiers, étaient à compartiments et à moulures. On voit, d'après le dessin d'im [.upitre du treizième siècle, que la bande de papier ou de parchemin, sur laquelle on écrivait, était i>lacée sur un cylindre mobile adhérent à ce pupitre, et qu'elle .s'enroulait tout autour, au l'ur et à mesure que l'écrivain avançait dans sa besogne.
On trouve encore, vers 1:350, l'u.sage des tablettes de cire, mais des le cinquième siècle, on écrivait déjà avec des plumes d'oies, de cygnes, de paons et de grues. On se servait de la canne ou calamus pour les lettres majuscules, de la plume pour les petits caractères, et comme on employait des encres de diverses couleurs, le même écrivain avait .souvent sur son pupitre cinq ou six écritoires.
Verreuie.— On sait que les verreries de la Pbénicie et de l'Egypte étaient célèbres dans l'antiquité; que les Romains sous les empereurs .savaient ciseler le verre, qu'ils en (-lisaient de très-beaux vases , et que cette industrie .se maintint avec beaucoup de succès pendant les premiers siècles de notre ère. Apiès la prise de Rome par les barbares, les verriers portèrent à Byzance le .secret de leur art; et les Grecs du Bas- Kmpire restèrent longtenqw en possession exclusive de la fabrication des vases de luxe, tels que coupes, flacons, rehaussés d'or ou d'argent moulus, et ornés de liligranes de verre blanc ou de verre coloré. Au treizième siècle, de nombreu.ses manut'a<iiues de verre .s'établirent à Venise; les verriers vénitiens empruntèrent aux Grecs l'art de colorer, de dorer et d'émailler le verre, et pour la perfection des formes, la légèreté, la vivacité des couleurs, leurs ouvrages n'ont pas été surpa.ssés dans les nombreuses imitations qui en ont été faites de nos jours.
La France, dans l'industrie dont nous parlons, ne parait avoir occupé qu une place -secondaire. Les vases en verre précieux, mentionnés dans les documents français du Moyen Age, sont toujours de provenance étrangère; ce n'est que dans la fabrication des vitraux peints, ijue nous pouvons justement réclamer une part de gloire nationale. S'il e.st difficile de dire, d'une manière précise.;» (|uelle époque on fil juMir la première fois
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usage des vitres dans les fenêtres, l'emploi en est du moins constaté dès h-, troisième siècle. Saint Jérôme parle do lénétres fermées avec des lames de verre étroites et minces. Saint Benoit Biscop , mort vers 690 , vint, d'Angleterre en France , chercher des ouvriers verriers, pour clore avec des vitres son église , son réfectoire et son cloître, et ces ouvriers enseignèrent leur art aux Anglais. Au onzième siècle, plusieurs églises furent vitrées en couleur; mais, suivant Legrand-d'Aussy , on ne voyait point encore , à cette époque , de personnages sur les vitres. Les plus anciens vitraux à (igures que l'on connaisse en France sont ceux que Suger donna à l'église de Saint-Denis. « Au quatorzième siècle, dit M. Bourquelot, on confectionna des verrières, de très-grande dimension; on utilisa cette peinture pour la décoration des palais royaux, des hôtels des seigneurs, des maisons des riches hourgeois, des hôtels de ville. Sauvai nous apprend que o toutes les fenêtres des chapelles, des appartements de Charles V » au Louvre, et en l'hostel Saint Pol , estoient remplies de vitres aussi hautes en cou- » leur que celles de la Sainte-Chapelle, pleines d'images desaintset de saintes, surmon- » tées d'une espèce de dais, et assises dans une espèce de trône, le tout d'après les dessins » de Jean Saint-Romain, fameux sculpteur de ce temps, que le monarque employoit » par préférence pour la décoration de ses palais. >i A cette même époque , l'art de travailler le verre avait fait en France des progrès notables, et quoique nous fussions bien loin encore des Grecs et des Vénitiens, nous produisions cependant des pièces assez impoilantes, comme on le voit dans une chaite octroyée en 1338 par Humberl. dauphin de Viennois, à un nommé Guionet qui devait établir une verrerie dans la forêt de Chambarant. En vertu des conventions stipulées dans celle charte , Guiouel était tenu chaque année de fournir au dauphin : c 100 douzaines de verres en forme » de cloches; 12 douzaines de petits verres évasés; 20 douzaines de hanaps ou cou- » pes à pied ; 12 d'amphores, 30 d'urinals, 12 de grandes écuelles, 6 de plats, 6 de plats » sans bords, 12 de pots, 12 d'aiguières, 5 de petits vaisseaux nommées goUè/les ; une de » salières; 20 de lampes, 6 de chandeliers, une de larges tasses, une de j)elits barils, « enfin une grande nef, et 6 grandes bolles pour transporter du vin. » A dater de la même époque, l'usage des vitres dans les maisons particulières devint très-fréquent ; ou les employa, non-seulement pour les fenêtres, mais encore pour les portes intérieures, les huis enchûsillés. La verrerie peinte ne cessa dès lors de faire de grands progrès, et, au seizième siècle, Jean Cousin et Guillauine de Marcilia relevèrent en France an plus haut degré de perfection.
Miroiterie. — Pline nous apprend que les premiers miroirs de verre furent fabriqués à Sidon , mais il ne dit pas si ces miroirs étaient comme les nôtres élamés par derrière; ce qu'il y a de certain, c'est qu'un moine anglais, Pekam , qui était h la fois professeur à Paris, à Oxford et à Londres, a écrit, au treizième siècle, un traité d'optique sur les miroirs doublés de plomb, et que dès lors on se servit simultanément, dans la fabrication de ces ustensiles, de verre et de mêlai, c'est-à-dire d'argent, de fer ou d'élain poli. Les miroirs du Moyen Age étaient , en général , d'une petite dimension et
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