‹ Le moyen äge et la renaissance, histoire et description des moeurs et usages, du commerce et de l'industrie, des sciences, des arts, des littératures et des beaux-arts en Europe. Direction littéraire de Paul Lacroix, direction artistiques de Ferdinand Séré. Dessins fac-similé (volume 2)Chapitre 50 sur 84 · MIMES A FEU PORTATIVES · texte numérisé non relu

MIMES A FEU PORTATIVES

Les premières armes h feu portatives, au moment de leur invention, vers Ic milieu du (piatorzième siècle, se nommaient canons à main, et se composaient tout simplement d'un tube de fer, percé d'une lumière , sans fût ni batterie.

Dès le principe , pour n'être point blessé par le recul , on ajouta , en dessous de ces armes, un peu plus bas que le milieu, une espèce de croc destiné à servir de point d'arrêt, lorsuue pour tirer on les appuyait sur un bâton de bois ou de métal en orme d'arc-boutant; de là, le nom d'arquebuse à croc, qui paraît avoir remplace celui de

canon à main. ^

L'arquebuse à croc avait 4 à 3 pieds de long, et pesait 50 a 100 livres; les plus lourdes ne servaient que sur les remparts , les autres étaient l'arme des fantassins; cependant les cavaliers les portaient aussi quelquefois, comme on peut le voir par a vi-nette ci-jointe copiée sur un manuscrit. La branche de fer, fixée sur le devant de la selle mais de manière à pouvoir prendre toutes sortes d'inclinaisons, servait au cavalier pour appuyer son arquebuse , qui plus courte et plus légère que celle de l'infanterie , se rapproche un peu de l'arme que plus tard on nomma poitrinal.

Ce fut pour faire plus commodément usage de la mèche et de l'arme, qu on lu. .dapta un fût qui permit de l'appuyer h l'épaule, et une plaline pour porter le boulefeu ou serpentin et l'approcher de l'amorce. On eut ainsi l'arquebuse a mèche, dont plusieurs peuples orientaux se servent encore aujourd'hui.

C'est seulement dans les premières années du seizième siècle , que les armes a leu portatives commencèrent à acquérir de l'importance et h prendre de la supériorité sur les anciennes armes de jet, l'arc et l'arbalète. A la bataille de Pavie , on 152b , les Espagnols avaient des arquebusiers qui concoururent beaucoup a leur victoire; c est àla suite de cet événement, que l'ordre fut donné en France de substituer les armes à feu aux arbalètes, dans l'armement de l'infanterie.

Brantôme rapporte que la reine mère, déclarée régente «envoya par toute la France , et principalement es bonnes villes, tant de frontières que autres, des commissaires maistres de requestes et autres , pour leur recommander, entre autres choses surtout, qu'ils eussent h se pourvoir et garnir de bons harquebus, armes seures et propres, dont les ennemis s'en estoient si bien pourveus et aydés a desfaire le roy

i:t l\ I!i;n mssance.

et son aniK'o en (.este balaillc. A (iiioy obcyiviil les villes el le pays, iiuii (xjiii ru user, mais pour en faire leur provision seulenicnl, car ils demeurèrent longtemps sans s'en pouvoir accommoder, tant ils aymoienl leurs arbalestes. Du despuis, il y a environ soixante ans, ils s'en sont si bien accommodés, qu'ils en (ont leeoii aux autres. »

Le lïrand pas que firent alors les armes à ieu portatives lut dû à riulrodueliun du serpentin, inventé, dit-on, depuis longtemps, n»ais qui n'était |)as généralement employé. C'était un mécanisme pour mettre le feu à l'arme, sans le porter sur l'amorce avecla main.

Le serpentin consistait en un levier de fer courbe, qui se divisait, dans le haut, en deux parties, entre lesquelles tm morceau de mèclie cnllammée était (ixé par une vis. Au bas de ce levier, il y avait un axe, autour duciuel il se mouvait, pour toudjer sur le bassinet, lorsqu'on pressait la détente avec le doigt. On avait soin, auparavant, d'écarter le couvercle du bassinet. Ce couvercle, qui tournait sur un pivot, garantissait l'amorce contre la pluie ou l'action du vent. Tel est le mécanisme qui servit, pendant près de deux siècles, à mettre le feu aux armes de l'infanterie.

Pour apprécier l'iuqiortanee de celte iiiveiilion qui semble bien grossière aujourd'hui , il faut se reporter à l'étal de choses qui avait précédé; un écrivain du seizième siècle le décrit ainsi : » Quant aux arquebouziers, ils n'osoient pas coucher en joue, leurs bastons estant gros pétaids, courts, pesans et mal aisez à manier, comme espais et trop renforcez (ju'ils esloient, au prix de leurs balles fort minces, plus assez que d'une pistolle, oîi ils nicltoient le feu avec la main, tournant eu effroy et sursault le visage d'un autre costé en arrière, avec (par adventure) plus de peur que ceux n'en dévoient avoir h qui le coup s'adressoit; si que c'eust esté un bien grand malheur, s'il y eust donné, puisque la mire ne s'y adressoit pas. »

L'arquebuse à mèche resta pendant longtem[)S l'arme ordinaire d'une partie de l'infanterie, seulement, après en avoir dimiiuié le poids, on lui donna le nom de mousquet, et le mouscpiet à mèche était encore en usage dans les armées de Louis XIII.

Les canons des armes à feu portatives étaient en fer; il n'y avait encore aucum; règle pour déterminer la longueur ou le calibre; on distinguait parmi ces armes : le mousquet, Varquebouze de calibre et Yarquebouze simple, Varquebouzel, la pistolle, le pistollet, et de petites armes , appelées 6/rfe/s , (pi'on mettait dans sa poche.

Le serpentin exigeait que le soldat eût constanunent sur lui une mèche allumée ou le moyen de faire du feu; il fallait, en outre, compasscr la mèche, c'est-à-dire régler la longueur de la partie de cette mèche dé[)assant le serpentin, de façon que le bout allumé portât dans le bassinet. Cette opération exigeait l'emploi des deux mains, ce qui était fort incommode, surtout à cheval. Pour remédier à cet inconvénient, on inventa les platines h rouet, (pii furent employées d'abord en Allemagne, et fabriquées, dit on, pour la première fois, en 1517, à Nuremberg. Le nouveau mécanisme

lie remédiait aux inconvénients du serpentin que par des dispositions compliquées ,

fragiles et coûteuses.

La manœuvre de la platine à rouet exigeait beaucoup de soins et même d'adresse; d'ailleurs, le montage de la roue était long, et l'arme ne pouvait pas faire feu rapidement. La platine à rouet fut plus particulièrement adaptée aux armes de la cavalerie.

Le Musée d'artillerie de Paris possède une fort belle colleclion d'armes à serpentin et d'armes à rouet. On réunissait souvent, dans les armes de luxe, les deux mécanismes : notre colleclion nationale possède aussi un grand nombre d'armes de cette espèce.

Dans la platine à rouet, le départ du coup de feu était lent; d'ailleurs, la complication du mécanisme avait trop d'inconvénients, pour qu'on ne cherchât pas à le perfectionner. Les Espagnols y parvinrent les premiers.

La platine espagnole, appelée souvent platine de miquelet, présentait au dehors un ressort qui pressait, à l'extrémité de sa branche mobile, sur un bras du chien; l'autre bras de cette pièce, lorsqu'on mettait le chien au bandé, appuyait contie une broche sortant de l'intérieur et traversant le corps de platine. On retirait cetle broche, et le ressort poussait le chien qui n'était plus retenu, et la pierre frappait sur un plan d'acier cannelé qui faisait corps avec le couvercle du bassinet. Le choc de la pierre sur les cannelures de l'acier produisait le feu.

Parmi les armes employées pendant le seizième siècle par la cavalerie, il y en avait une, appelée pé/ma^ poilrinal ou pélronel. C'était une espèce de courte arquebuse, qui lançait de grosses balles de plomb et dont la crosse très-recourbée s'appuyait sur la poitrine, h la partie inféiieure de la cuirasse, pour que le recul fût moins incommode. On ne pouvait ainsi atteindre que des objets très-rapprochés. Cette arme, longue d'environ r 15, se portait habituellement suspendue à l'épaule par une courroie ou un large baudrier : elle servit à armer des troupes légères, connues sous le nom de carabins, et prit le nom de carabine, qui a reçu depuis une autre signification.

Les pistolles étaient plus longues que nos pistolets actuels : la poignée un peu abaissée se terminait par une boule; elle prit peu à peu la forme qu'elle a maintenant. Les pistolles que portaient les reîtres étaient munies de platines à rouet et quelquefois de

platines de miquelet.

Le désir de faire des armes h feu très-porlatives conduisit à l'invention des pistolets, qui parurent vers le milieu du seizième siècle. Les premiers furent, dit on, fabriques à Pistoia. Us étaient à rouet, et leurs canons avaient environ un pied de longueur.

L'idée des platines de miquelet fut mise à l'essai et perfectionnée en France, dans le cours du dix-septième siècle. Bien que le mécanisme de la batterie soit, en apparence, plus simple que celui du rouet, il offrait cependant de plus grandes dimcultés pratiques. 11 fallait que le choc de la pierre contie la batterie fit découvrir le bassinet, que ce choc produisît des étincelles, et, chose assez difficile, que ces étincelles vinssent tomber dans le bassinet ouvert. Les cannelures que les Espagnols introduisirent dans la platine de miquelet avaient l'inconvénient de détériorer promplement la pierre : on ne les voit pas

FT i,\ T{^:^AISSA^CE.

dans les plaliiios Iranvaisos les plus aix icmics. Dans celles ci, le choc du cliicri a lien presque |>fr|)eiidiculaireinent au plan de la liatlerie : celte disposition était iavoiahic pour faire découvrir le bassinet, mais elle l'était peu pour diri^'cr convcnaijierrM'tit les étincelles, et l'on devait avoir heancou]) de ratés.

On donnait à ce mécanisme le nom de fusil : ainsi, on disait un pislok'l à fusil, comme on disait un pislolcl à rouvl. On vaiia beaucoup la disposilidii du ini'-canisme intérieur, destiné ii pioduiie le monvemenl rapide du cliien, et l'on imita les ilis|)Ositions qui faisaient tourner le rouet. Il est curieux de suivre, dans une collection d'armes, les progrès de ce mécanisme, qui fut adopté poui- l'armement de toutes les troupes d'infanterie française, sur l'avis du célèbre Vauban.

Bien avant cette épo(iue , les aripiebuses, armes assez légères pour se tirer sans appui et (pii avaient été employées longtemps concurremment avec les mousquets, furent peu à peu abandonnées par l'infanterie.

Dans la première moitié du seizième siècle, un dixième environ des soldats diufanterie était muni d'armes à feu, le reste était armé de [>i(|ues. La proportion des armes à feu alla sans cesse en augmentant, et l'on abandoiuia l'arquebuse comme de trop peu d'elfet, pour se servir exclusivement de mousipiets, accompagnés d'iuie fourchette que le soldat plantait en terre, afin de soutenir la partie antéiieure de l'arme. Ce fut sous Charles IX, que Strozzi, colonel général de l'infanterie française, substitua dans les armées l'usage du mousquet à celui de l'arquebuse; mais ce ne fut que sous l.ouis XIV qu'on abandonna les platines à mèche et à rouet pour les platines à batterie. En JG80, Vauban avait ima.i,'iné de réunir sur la même arme le serpentin et la |)latine du fusil : cette précaution lui paraissait encore nécessaire sans doute, à cause (les ratés et du peu de sûreté d'un mécanisme fragile.

Enfin, au fusil lut adaptée la baïonnette, et l'avantage de réunir les deux propriétés de l'arme de main et de l'arme de jet fit abandonner la pique et conduisit h n'avoir plus qu'un seul armement pour l'infanterie.

Ici se termine la tâche que nous nous étions imposée. Nous avons, autant que possible, resserré les faits les plus importants dans le cadre étroit cpie nous avions à remplir ; et nous croirons avoir rendu un véritable service aux artistes si nous leur avons fourni des documents suffisants, relatifs à l'Armurerie, pour éviter les anachronismesdé- |)lorables qui ne se rencontrent que trop souvent dans les productions de l'art moderne.

F. DE Sailcv,

n« l'Académie dri iancription* et belles-lellrei , d recirur da Uuaêe d'jirlillerie de Piri*.

HF.noMs l.iher de macliinis liellicis, nec non liber de gcoilesia , latine ex edil. et eiini silioliis l'ranc. Barocii. Venetia, 1572, in-4, fig.

Il f a uoe aotie Iradact. lalioe, par IterDardin Batdoa , aoos ce titre: BetopafCa irf est tetijaeliva (Aug. Vind. , HilG, in-i, tig.)- et uue trad. itai , par Aies», lîeorgi da t'rbiiio \tybino. iri92. iu-1. liy.V

LEONAim. Fon>Tii Lib. lins de le mllilari et variis instrunieotis bi'Ilicis, melrice in vnlgari lingiia gra>ca. Venetiis, 1531 , in-S, lig.

Beaui-AtU.

Bon. Vai.tibii, Ve re militari libri XII ledenle Ramiisio)' Vcrona,Jo/iannes ex Veroiiti, H72, in-fol., Iig. en bois.

Plaiifura fois réimpr. et trad. en fraDc. par l.ojt Ueigret, woi ce titre I^s rfouie lirrts dr Hob. ralturin loittkant la ititciptint mititairr i Par. . lâ.tô, io fol.. lig.V

Voj. aaaai l'Art de chfraUri€ selon K'eifece ^ Par. . Aut. Verard . I iSH . ili-fol. goth., fig. en b ).

JisTi Lii'sii Poliorcelicoti, sive de inarbinis, tormentis, telis, libri V. Franco/.. 160C, in-4, lig.

ARUURKBll. Fol. XXÏ.

La 1- Mi. psl d'Auvcr,. l.V.J!) . i,.-4 . Cg. H'inip.. dans le (. III de» W/Jfro de l'iiuleur {Anlucrp.. If-il , iu-ful.;.

Aun. R*HELU Machina hellica , italite et gallice conscripla, cum figuiis aeneis. Franco/., ap. vid. Hulsn, 1609, iii-lol., lis.

Acii. TiiiDUCci. Discorsi délie macliiiie, oïdinanze e <\»Mlicri anticlii e niodeini. Vem-lia, 100l,iii-4.

Lduis w. GuA. Traité des armes, des macliines de siiene, (1.-S feux d'arlitice, <les enseignes et des instruments mililaires anciens et modernes. Paris , 1068, iii-12, lig.

Uéimpr. plusieurs fois.

,1. jEsiiE SiLDEi\scnL\c.. Disseplatioii sur It-s niaililnes bali-ti(iiies des anciens, ^'oy. cette disseï talion dans le t. XVI des Mèm. de fAcad. roy. des se. et bell.-lettr. de Berlin.

Carrion Nisas. Essai sur l'histoire géui'rale de l'art mililaire , de son origine, de ses progrès et de ses révolutions, d-'|iuis la première formation des sociétés européennes jusqu'à nos jours. Paris, 18 !4, 2 vol. in-8, lig.

Voy. aussi le grand ouvroge de Fr. Palriii : ParalleU militari lu quali ,<i/a))arajonï,iie!te milizic anticlie in lutle le jmi-li loro con le moderne lllcima . 169'i . 2 »ol. in-fol., Bg).

Ai.niN Mamesson Mallet. Les travaux de Jlars ou l'Art de la guerre. Paris, I68i, 3 vol. in-8, lig

La I" édil. rsl de 1071.

Voyez aussi VÈcole de Mars, par de Goignard (Par., 172.5, 2 vol. in-i.

Le P. Daniel. Hisloire de la milice françoise. Paris, 1721, 2 vol. iii-4,lig.

Il y a an abrégé de celle liisloire , par AUelt (Paris, 1773, 2 lol. in-12, fig.)

.l.-B. L. Cauiié. Panoplie ou réunion de tout ce qui a trait h la guerre, depuis l'origine de la nation françHise jusqu'à nns jours : armci olfensiïcs'et défrnsive^ de rhoumie et du cheval, engins macliinesde sièges et de batailles, etc. Clidlonssur-.Marjie, 1795, in-4, avecatl. gr. in-1.

Fii.Asç. SiCAiiD. Histoire des in-tilulions militaires de> Français, depuis la fondation de la monarchie jusqu'en I82B, avec un atlas de 200 pi. représentant les uniformes militaires anciens et modernes, les armures, machines de guerre, elc, Paris, 1831, 4 vol. iii-4, avec atl. in-4.

Voy le Précis de riiist. des ans el des imlil. viilit. en France depuis tes Bamains. par Al. J. Alleut (Par.. ISOS, in-S).

.1. de M"*** (JoLï nE Maizeiiov). Essais mililain^s où l'on traite des armes défensives, des raisons qui les ont fait quitter et de la nécessité de h'S reprendre, .-imsterdam et Paris, I7G3, in-8, lig

Réimpr. en 1767 , Manci, sous ce litre : Traité des armes défensives, el en 1773, Paris, à la snile du Mémoii-e sur les opinions qui partagent les militaires.

Sam. Rush Meyiuck. A critical inqiiiry into ancieiit arluour , as il existed in Europe, but parlicnlarly in England , froin the nornian Conquest fo tlie reigii of kiiii Charles U : \v tli a glo^sary of military temis of Ihe middle âges. Lond(in , 1823 , 3 vol. in-'i , 100 lig. color.

— Engraved illustrations of ancient arms and armour, a séries of one hundied and fisly-fiuir very liiglily-lini.shed etchings of the collection at Goodrich Court, Hetefordsbire, engraved by Jos. Skelton , and accompanied by historical and crilicaldisquisilions by tbe possessor. London, 1830, 2 vol. gr, in-4, 1 24 lig.

Voy aussi le grand ouvrage de Jos. Slrutt : Borda amjelcynnan or a complète view vj the manners , citstoms , arms , elc. (Lond., 1774-76, 3 vol. in-i. lig )

Acn. .IiBisAL. La armeria real ou Collection des principiles pièces de la galerie d'armes anciennes de Madrid; dessins de C. Si-nsi. Paris, 1839, in-fol., lig.

AsSEi.iNEAC. Armis et armures, meubles et divers objets du Moyen Age et de la Renaissance. Paris, 1840, in-fol., lig. litiiogr.

Voy. aussi le chap. intilulé ; Art de Vnrmvrier , dans la Descr. des objets d'arl qui comiiosent la collect. Debruije-Dnmenit. par Jules Labarle (Par. ,

1 8^7, in-8), el le cliap. Armes, armures, dans le t. V des ArLi au Moyoi Age d'Alex. Dusommerard (Par., 1846, b vol. in-8, avec Atlas et Album in-fol,).

J. Wli.ten Musée des armes rares, anciennes et orientales de S. M. l'empereur de toutes les Russies, publ. à Carlsruhe et Baden. Paris, s. d. (1845) , in-l'ol., 102 fig.

Voy. ansti les recueils de Costumes de VVillemin , de Viclcastel , de Beaunier et Haltier, de Lecomie, etc., dans lesquels sontgravées el décrites les armes anciennes.

KOLTENKAMP. Salle des armures du Moyen Age; texte allem. Leipsik, 1851, in-4 olil , 62 fig. par Reibisili.

Cn. Nie. Allou. Études sur les casques du Moyen Age; extrait d'un ouvrage inédit sur les armes et les armures. Voy. cet extrait dans les t. X, XI et XII des ilcm. de la Soc rotj. des antiquaires de France.

Blasii Caiivoi'Hili. De veterum clypeis opuscnl tm. Luyd.- Batav., 1751, in-4, lig.

Voy. aossi sar le même sujet les IrailéB de Jac. Dode (llafniœ, 1718. in-4), cl de J. Sartorius [Viteb., 17^4, in-il.

Acn. Mauozzo. Opeia nova de Achille Maiozzo, Bolognesr , mastro générale de l'arte de l'armi. Mulinœ, in mdibus D. Ant. Bergolœ sacerdolis, 1536, in-4, fig

Souvent réimpr. avec les mêmes fig. sous des lilres différents; une édit est intitulée : Opéra nor.a tkiantata Duetlo overo Flore deW armt, de singulari abhatimenli offensivi et deffensivi, trad. en franc, sons ce litre : Livre d'escrime pour apprendre à tirer de Vespée et de toutes armes [Lyon, P. Mareschal, s. d , in-4 , tig. )

Cam. AGaii'i'A. Trattalo di scientia d'aime. lioma , Ant. Blado, 1553, et Venetia, 150S, in-4, fig.

GiAC Di Gra.ssi. Ragione di adoptar sicuramente l'aime, si da ol'fesa corne la diffesa. Veiittia, 1570, in-4, lig.

Hesiii oe SAiM-DiDiEii. Traité contenant les secrets du pivinier livre sur l'espée seule, mère de toutes armes, qui sont espée, dague, cappe, targue, bouclier, rondelle, l'espée Il deux mains et les deux espées , avec si-s pnurtraitiires ayant les armes au poing pour se défendre et offenser à un mesme temps.... Paris, J. Mettayer, 1573, in-4, fig.

A^u. ViZANi. Trattatodelloscbernio. Bologna, 1588, in-4,

Hg.

GEoitc. SvLVER. Paradoxe de la défense, où il est démontré qu'une courte épée est plus avantageuse qu'une longue (en angl.). Londr., 1599, in-4.

L. Pvciii co DE Narvaez. Libro de la grandezas de la es- • pada,enque se declaran muclios secretos. Madrid, 1600, in-4, lig.

Salvator Faeris De lo schernio , overo scienza d'arme. Coperihagen, 1600, infol., fig-

Réimpr. sous ce titre : Delta vera prattica e scienza darme (Padova , 1621, iD-fol. , fig.).

HiEROs. Calvacaco. Traité on Instruction pour tirer des armes, de l'excellent scrimeur Ilyeronime Calvacabo, avec un discours pour tirer de l'espée seul, par U défunt patenostiiei de Rome, trad. de l'ital. par Villamont. Rouen, Cl. Lerillain, K.oo, in-12

Jaco nE Gheïn. Maniement d'armes, d'arquebuses, musquet:. (sic) et piques, en c.iuiformité de l'ordonnance de Mgr le prince Maurice, prince d'Orange, comte de Nassau, etc., leprésenté en figures. Amsterdam, de Bimdoiis, 1008, infol., lig.

Réimpr. avec des addit. par Adam van llreen , sons ce titre : Le manunieut darmes de Kassau,avecrondelles, piques, espées et tarqes (La Haye, Ilil8, in-fol., fig).

Bacuelai. Exercices de la pique, précédé d'un essai liistoliqiie de cette arme. Paris, 1792, in-8, lig.

lîoNAV PisTOFii.o. Oplomacbia , distinta in tre discorsi di picca, d'alabarda e di moschetlo, osia del maneggio, e dell' uso deir armi. Siena, Gori, 1621, in-4, lig.

Voy. aussi son Torneo (nologna , 1626, in-4, lig. de Corioliano).

J.-J. DE Walhaijsen. L'art militaire pour l'inlanterie, auquel est montré: 1° le maniement du mousquet, etc.; 2° l'exercice d'une compagnie d'infanterie , etc. ; 3» ordon-

Page 1