I.L iMOYEN AGE
iiuonioslahlc : « En 1379, lui inlrodiiit à Vilerbe le jeu de caries qui vient du pays des Sariasins, el que ceux-ci appellent nuïb. » Quelles étaient ces cartes? Était-ce le jeu de caries des Orientaux, tel qu'il s'est conservé dans l'Inde? était-ce un jeu particuliei' aux Arabes et dérivé du jeu indien? Le cljroni(jueur ne le dit pas.
Cependant le jeu de cartes arrive de l'Arabie, de Médine, qui était la capitale de la Sarrasinie Serarhiia ; : il arrive ii Vilerbe, en 1379, avec son nom arabe, et il se répand si ra|)ideuicnt en Europe, que nous le trouvons à Burgos en 1387 , à Paris en 1392 et 1397, à Florence en 1393, à l'Ini en 1397, et à Milan vers 1400. Mais ce n'étaient déjà plus sans doute les caries orientales, et elles avaient pris, en passant d'un lieu dans un autre , quelque chose des costumes et des mœurs du pays qui les adoptait. Elles gardèrent toutefois la racine de leur nom arabe, en Italie, où on les appela naïbi. et en Espagne, où on les nomme encore nat/pes. Naïb, en arabe, signifie capilaine, liculenanl ; il s'agissait donc dun jeu militaire, comme le jeu des échecs, et nous sommes tentés de reconnaître dans ce premier jeu de cartes les tarots ou tarocs, tarocchi, tels qu'ils se sont perpétués dans le midi de l'Europe.
11 faut d'abord rapporter et mettre en présence les autorités qui font mention des caries à jouer antéiieu rement au quinzième siècle.
.lean I". roi de Castille, rend une ordonnance en 1387, par laquelle il défend de jouer aux dés, aux naypes et aux échecs. {Recopilacion de las leijes, édit. de 1640, in-fol.. |). 30o. 1 On a prétendu que ce mol naypes était une interpolation, parce qu'il ne se trouve pas dans les Ordonnances de Castille, imprimées en 1508, où le texte porte : Jugarjiiegn de dados ni de tablas a dinero; mais, pour un recueil d'ordonnances et de lois, on doit toujours préférer la meilleui-e édition, celle qui a été faite el revue sur les oi-iginaux on sui- les copies aulhenticjues des archives du gouvernement. C'est ainsi que l'on consultera de préférence la grande collection des Ordonnances des rois de France, au lien de s'adresser aux éditions partielles et imparfaites qui font précédée.
Dans un compte de l'argentier Poupart, conservé autrefois dans les archives de la Chambre des Comptes de Paris, on lisait, sous l'année 1392 : « Donné à .lacquemin Gringonner, peintre, pour trois jeux de cartes à or et à diverses couleurs, ornés de plusieurs devises, pour porter devant le seigneur roy pour son esballement, 50 sols parisis.» (P. Menestrier, Bibl. cur. et ivstr. Trévoux, 1714, in-12, t. II.) Il n'y a pas d'anqihibologie possible : on peint des jeux de caries en France l'an 1392. Puis, ces jeux, qui ne send)laient d'abord destinés qu'à Yêbatlement de Charles VI en démence, sont bientôt si ré])aiidus parmi la bourgeoisie et même le peuple de Paris, que le prévôt de Paris, dans (me ordonnance du 22 janvier 1397, fait défense aux gens de métier déjouer à la paume, a la boule, aux dés, aux cartes et aux quilles, excepté les jours de fête. Et pourtant, vingt-huit ans auparavant, Charles V, dans sa fameuse ordonnance de 1369, qui énumère tous les jeux de hasard en usage alors, n'avait pas parlé des cartes.
Dans la chronique de .lean Moielli, écrite à Florence en 1393, quoique publiée seulement en 1718, le chroni(iueur conseille à un jeune homme de ne pas jouer aux jeux de
hasard , tels que les dés , mais il lui permet de s'amuser à des jeux d'enftints , tels que les osselets, la loupie, les fers, les ndibi. ( « Nou giuocare a zara ne ad allro giuco di dadi, fa de' giuocchi che usano i fanciuUi, agli aciossi, alla troUola, a' ferri, a naïbi. ») Ce sont bien là les caries à jouer introduites à Viteibe en 1379, sous le nom sarrasin de ndib. Ces cartes étaient surtout réservées aux enfants, puisque Philippe-Marie Visconti, qui devint duc de Milan en 1430, aimait beaucoup ce jeu en sa jeunesse (vers 1400), et le préférait aux jeux du palet et du ballon : « Variis ludendi modis ab adolesceutia usus est... plerumque eo ludi génère, qui ex iraaginibus depictis fit. in quo prœcipuè deleclalus est. » (Decembuio, Vila Ph. Mar. Vice-comiiis. Milan, 1630, cap. lxi.)
Dans le Livre rouge de la ville d'I'lm, manuscrit sur vélin conservé aux archives de cette ville, une ordonnance de 1397 fait défense de jouer aux cartes. (.Iansen, Ess. sur l'orig. de ta Grav. en bois et en taille-douce. Paris, 1808, 2 vol. in-8.) Au reste, Heinecken s'autorise d'un passage de l'ancienne chronique d"Ulm, pour avancer que les cartes ont été inventées dans cette ville, qui en fabriquait et en exportait beaucoup, ainsi que plusieurs villes d'Allemagne, au Moyen Age.
Tels sont les seuls témoignages avérés, qu'on puisse invoquer pour fixer l'époque approximative de l'introduction des caries à jouer en Europe; quanta ceux (jui donneraient :i cette introduction une date antérieure, et qui avaient été mis en avant par liibijé Rivi'. Zani, Cicognara, Singer, Jansen, etc. , la ci"iti(juc est venue détruire la valeur qu'on leur attribuait. Ainsi, les statuts de l'ordre de la Bande, institué par Alphonse XI, roi de Castille, en 1332, ne font pas mention des cartes à jouer, quoiqu'un traducteur du seizième siècle (Guterry) ait cru devoir ajouter ce jeu à ceux que ces statuts interdisaient aux chevaliers, selon les Epislolas familiares d'Antonio de Guevara. Ainsi, le Une du roij Modus et de la roijne Uacio, composé en 1372, ne dit absolument lien des cartes , dans les manuscrits connue dans l'édition primitive de 1486. Ainsi, le Traité italien de Sandro di Pipozzo, sur le gouvernement de la famille [TraUalo del gorerno délia famiglia), bien que composé en 1299, ne nous est parveim que dans une copie mamiscrite du (piinzième siècle, où le copiste aura sans doute ajoute les naihi aux jeux de hasard que ctnidanmc l'auteur: ce qui est d autant plus piohalile, que Pt'trarque, dans son livre : De reniediis ulriusquc forlunœ , a énuméré tous les jeux usités de son temps, sans citer les cartes. Ainsi, par une inleri)olalion analogue, un autre copiste du quinzième siècle a introduit les caries dans le vieux roman de Renard le Contrefait, composé vers 1 341 , en changeant ce vers de l'original :
Jouent à poirx di' (lez nu ilc luhles.
Ainsi, ipiauii César de Noslrcdamc rap|iorl<', dans son Histoire de Provence. iiii|irimée en 1631, que les Provençaux donnaient aux valets du jeu de cartes le nom di' tuchins . il n'essaye pas même d'en conclure que ce jeu fut conteujporain de ces aventuri«'rs ipii désolaient !<■ pays en \'M\\ . d dont le nom dcvinl synonyme de bandit, connue on le voi; dans imc ordoimancr «le 1387.
Il l'aul donc, jus(pi';i prcscnl <lu moins, s arrêter w la chroniciuc de (.om'IIu/./.o cl à la
(laie (II' l-"57'.». puiir fixer l'époque de l'apparilion des caries à jouer en Europe. Elles y ai-rivèrenl sans doule avec un tel renom d'ancienneté, que, cent cinquante ans plus tard, Pierre Arctin se crut autorisé h leur faire dire : « Nous avons déjà vu tant de choses et traversé un si grand nond)re de générations, que le soleil, qui éclaire tous les peuples du monde, ne pourrait nous en remontrer, puisciu'il en sait à peine autant que nos souliers. « A pena il sole... sa quel che sanno (ino aile scarpe nosti-e. » [liagionam. nel quale si
parla drl Gioro.)
A pailir du (piinziènie siècle, les cartes à jouer sont répandues par toute l'Europe: on les noaune dans chaque énumération des jeux de hasard ; on les trouve désignées dans les comptes de l'argenlerie des rois et des princes; les conciles et les synodes les con- (lanment et les dél'endent, de même que les ordonnances royales et prévôtales; les pré- (licaleui's leur l'ont une guerre iuqjlacable; le connnerce pourtant ne laisse pas de les uniltiplier, en perfectionnant les procédés de fabrication; dans les miniatures des mamiscrils, dans les premiers essais de la gravure sur bois et sur cuivre, on voit enfin figurer le jeu de cartes; les poêles, les romanciers et les conteurs, n'ont garde de l'oublier dans leurs écrits, et quelle que soit d'ailleurs la fragilité des frivoles instruments de ce jeu. on en a retrouvé, on en conserve plusieurs, peints et gravés, qui appartiennent au connuencement du quinzième siècle.
L'existence et la popularité des cartes à cette époque ne peuvent être mises en doute ; nous les voyons , pour ainsi dire, se nationaliser en Italie, en Espagne, en Allemagne et en France; leurs noms, leurs couleurs, leurs endjlèmes, leur nombre et leur forme ( iiangent selon le pays, selon le caprice des joueurs; mais ce sont tovijours des caries a jouer, qu'on les appelle cartes tarots ou caries françaises ; ce sont toujours les cartes originaires de l'Orient, venues de Sarrasinie, imitation plus ou moins fidèle de l'antique jeu des échecs.
Eu Italie, avant l'année 1419, le naïb de Yiterbe est devenu \etarocchino, en passant à Bologne. La maison l'"il)bia. une des plus anciemies et des plus illustres de cette ville, |»oss('(le un portrait en pied de Francesco Fibbia, prince de Pise, mort en exil à Bologne, l'an 14 H); ce [»rinee, (jui fut généralissime des troupes bolonaises, est représenté tenant il la main un jeu de caries armoriées, dont quelques-unes sont tombées à ses pieds. Une inscription placée au bas du tableau fait connaître que François Fibbia avait obtenu, des réformateurs de Bologne, connue inventeur du tarocchino, le droit de mettre l'écusson de ses armes sur la reine de bùlun, et celui des armes de sa femme, qui était une Benlivoglio, sur la 7'eine de deniers: ce (jui pi'ouve que les couleurs italiennes, bàlons , deniers, coupes, épées {basloni, denari, coppe , spade) , étaient en usage dès ce temps-là, de même que les couleurs françaises, carrcaii, trèfle, cœur et pique. (Cicognara, Mem. spellanli allastor. délia Calcographia. Prato, 1831, in-8.)
Les caries 'naïbi) n'étaient donc pas un jeu d'enfanls, du même ordre que le jeu de bille ou de ballon. Saint Bernardin de Sienne et saint Antoine de Florence ne les eussent pas \»oursuivies avec tant de rigueur, si les enfants seuls avaient été intéressés dans la
queslion , ainsi que de savants critiques l'ont pensé. Le 5 mai 1423. saint Bernardin, del)out sur les degrés extérieurs de Saint-Pétrone, parle à la foule assemblée pour lentendre. fulmine contre les jeux de hasard, et exerce tant d'empire sur son auditoire, que chacun va chercher h l'instant ses caries, ses dés, ses échecs, et les ayant apportés sur la place même, y met le feu de sa propre main, en présence du chef de la république. « Coram gxibernatore hujus reipublica' nuïbes , taxillos, lesseras et instrumenta insuper lignea, super qua^ avare irreligiosi ludi fiebant , combustos esse pra^cepit. » [Acta Sancl.. t. V, p. 281.) L"aut(t-da-fé des cartes fut si terrijjle ;i Sienne, qu'un carlier, ruiné par le sermon de saint Bernardin , vint tout en larmes trouver ce saint et lui dit : « Père , je fabriquais des cartes et je n'avais pas d'autre métier jx)ur vivre; en m'empèchant de faire mon métier, tu me condamnes h mourir de faim! — Si tu ne sais que peindre, lui répondit le saint honune. peins cette image! » Et il lui montra un soleil rayonnant, au centre diupicl brillait le monogranune du Christ :I. H. S. Le carlier suivit ce conseil, et s'enrichit bientôt ;i peindre cette image, que saint Bernardin adopta pour symbole. (Bernim, Jlist. di tulle le heresic. Venise, 1784, t. IV, p. 157.)
Tous les cartiers italiens cependant ne furent pas réduits à peindre des emltlèmes de sainteté : à Bologne, une fresque, exécutée en 1440, représente quatre soldats jouant aux cartes, sans doute au tarocrhino. inventé par Francesco Fibl)ia. A Florence, saint .Antoine, évèque de celte ville en 1457, n'oublie pas d'analbémaliser les caries et les joueurs de cartes, dans sa Sonuue ihéologique, ch. xxiii : De fnrloribus et vemUloribns alearum et laxillorum et chartarum et ndiborwn. La distinction que le saint semble faire des cartes et des ndibi donne lieu de croire que c'étaient deux jeux différents, deux espèces de jeux de cartes. Au reste, chaque ville d'Italie faliriquail des cartes, outi-e celles que l'Allemagne et la Hollande, giâce à linvention delà gravure sui' bois, y importaient en plus grande quantité (jue les images de saints. Témoin une retjuète adiessée par les cartiers de Venise au sénat de la républicpie : « Cejourd'hui. 11 oclobie 1411 ; connue il parail que l'art et la fabiication des cartes el des figures imprimées cjui se font à Venise, sont lombes dans une décadence totale, et cela à cause delà grande quantité de cartes à joueiet de figures peintes et impi-iuK'cs qui se font hors de Venise [le carte de ziujar e jUjurr stampide (li])iiile. faite fiior di Vevezid : à (]iioi ou doit remc'dier. afin quelesdils maîtres, (jui lôrmeiit une association assez nombreuse, soient utilisés de préférence aux étrangers: il soit ordonné et statué, connue lesdits maîtres nous en ont supplié, que dt'sormais. à complei- de ( e joui' . il ne puisse être introduit dans ( c territoire aucuns travaux dudil arl, inq)rimés et [leints sur toile et sur papiei-. comiiie (|iii dirail ( artes à jouer el quehjue autre chose (]ue ( e soit dudit art. l'ail au pinceau ou inq»iiiné, sous peine de saisie des objets inliodiiils et de xxx livres 12 sols daniende. » ( Tkmaxza, l.iltere piUnrichc. t. V. p. 321.) H est iinpoitant de icmar(pier <jue celte re(iuète de 1411 jtarle de cartes imprimées, ainsi que de caries peintfs.
Ces caries n'elaieiit que des liDDiiln . ou des variétés de tarots, tarocchiuo, trappohi. ou autre jeu analogue. On n'a pas encdic letioiixe de < ailes ilalieiines de ( ciie ('|MM|ue.
imprimées et peintes (colles qui exislenl dans la cui-ieuse collection de M. Leber, tarols vénitiens giavés sur bois et peints en or, argent et couleurs. « où sont représentées les quatre grandes nionarcbies de lantiquité » avec des devises latines, paraissent tMre de la fin du seizième siècle) ; mais on possède un jeu de cartes gravées au burin, qu'on a voulu attribuer tour à tour à Finiguerra et à Manlegna. el qui sont certainement du temps de ces artistes, qu'elles aient été fabriquées à Padoue, à Venise ou à Florence. On doit supposer que ce jeu de cartes, dont il existe une copie datée de 1485, est imité des premiers tarots italiens, ('es caries, au nombre de cinquante, numérotées de i à xxxxx, ont 9 pouces () à 8 lignes de hauteur, el 3 pouces 7 h 8 lignes de largeur: le dessin en est sinq)le et grandiose à la fois, la gravure fine et harmonieuse, l'impression nette et pâle. Le jeu entier se divise en cinq séries, chacune de dix caries, el chacune marquée d'une lettre de l'alphabet : E. D. C. B. A. L'abbé Zani pense que ce sont les initiales des couleurs : Espadoiie. Dcnari, Coppe, Bastoni, Alulli. Voici les noms des cartes tels que les donnent des inscriptions en dialecte vénitien.
E. Misero. i. D. Caliope. xi. C. Grammatica. xxi. B. lliaco. xxxi. A. Lvna. xxxxi.
a. Famcio. ii. D. Vrania. xii. C. Loica. xxit. B. Chronico. xxxn. A. Mercvrio. xxxxii.
E. Ailixan. m. D. 't'or|isicoic. xiii. C. Rlielorica. xxiii. B. Cosmico. xxxiii. A. Venvs. xxxxiii.
E. Merchadanic. un. D. Eratn. xiiii. C. Gcomctria. xxuii. B. Temporancia. xxxiiii. A. Sol. xxxxmi.
E. Zinlilomo. V. D. Polimnia. xv. C. Arilmetlca. xxv. B. Prudencia. xxxv. A. Marie, xxxxv.
E. Cliavalier. vi. D. Talia. xvi. C. Mvsiclia. xxvi. B. Foiteza. xxxvi. A. Ivpilcr. xxxxvi.
E. Doxp. VII. I). Melpomenc. xvii. (]. Poesia. xxvii. B. Ivsticia. xxxvii. A. Saivrno. xxxxvii.
E. Re. VIII. D. Evteipe. xviii. C. Philosofia. xxviii. B. Charita. xxxviii. X. Oïlava splicra. xsxxvni.
E. Iinpcrator. viiii. D. Clio. xviiii. C. Asirologia. xxviiii. B. Sporanza. xxxviiii. A. Primo mobile, xxxxviiii.
E. Papa. X. D. Apollo. xx. C. Theologia. xxx. B. Fcde. xxxx. A. Prima causa, xxxxx.
11 seiail impossible de dire si ce sont là les premiers larocchi ou bien les cartes du larocchino; cependant ces cartes de Finiguerra ou de Manlegna, connues sous le nom de cartes de li/andini, présentent beaucoup d'analogies avec les anciens tarots, dont Raphaël .Maflei. dit le Volalerran [Vol aterr anus), contemporain des premiers graveurs florentins, nous a laissé la description dans ses Conunentaires. et qui étaient alors «de nouvelle invention ». <lit-il, comparativement sans doute à l'origine des cartes à jouer. Du temps de Rapbaèl Maffei, c'est-à-dire vers Ii80, le jeu des tarocchi se composait de quatie séries numérales, de chacune dix caries, offrant des deniers, des coupes, des épées et des caducées [monelœ, scyphi, gladii, caducei) en nombre égal au numéro de la carte, et de plus, de vingt-six cartes représentant le Roi, la Reine, le Cavalier, le Voyageur à pied , le Monde la .histice. l'.Xnge, le Soleil, la Lune, lEtoile, le Feu. le Diable, la Mort , la Potence, le Vieillard, la Roue de Fortune, la Tour, l'Amour, le Char, la Tempérance, le Pape, la Papesse, l'Empereur, l'bnpé'ratrice, le Minime elle Fou. (Volaterr. Commentar.,urbanorum octo et triginla libri. Roma, 1 506, in-fol.) Nous croyons retrouver, dans ces vingtsix cartes, seize au moins de celles qui figurent dans le jeu gravé vers 1460, el qui portent les dénominations suivantes: Itc vm {J{ex). Cliavalier. vi [Eques), Mcrchudanle. iv
LE MOYEN-A&E ET LA RENAISSANCE