Livre du roy Matins
seizième siècle. C'est un poëme latin qui se recommande par une grande élégance de style. L'auteur enseigne l'art de lâire des filets et des pièges de toute espèce, la manière de préparer la glu , etc. Les bibliographes disent que ce poëme était en quatre chants, et qu'Angelio n'en a publié que le premier. Le succès de ses Cynégétiques, imprimées longtemps auparavant, aurait dû lui donner plus de courage. On remarque, dans Ylxeulicon d'Angelio , des descriptions charmantes, entre autres celle de la Chasse ;i letourneau. 11 faut avoir en cage deux étourneaux; lorsqu'on voit passer une grande volée de ces oiseaux, on lâche les étourneaux prisonniers, en leur attachant aux pattes une longue ficelle enduite de glu. Ils vont se mêler aussitôt avec joie parmi les voyageurs : tous ceux qu'ils approchent s'engluent et tombent avec eux.
Angelio enseigne encore une manière de prendre les canards qui. si elle était pratiquée généralement, anéantirait bientôt l'espèce. On couvre de filets en tonnelle une petite rivière qui se jette dans un lac; on fait entourer les canards qui sont dans le lac, par un grand nombre de barques, et on les pousse de loin vers la rivière, où ils s'engagent peu à peu en remontant le cours de l'eau; mais un filet leur ferme le passage, et ils sont tous pris. Cette (liasse se pratique ainsi en Ecosse et en Angleterre, dans les marais du Lincolnshire. A propos de canards, il existait autrefois un singulier proverbe : « Tant que nous mutins du bois pourri , nous aurons des canards. » C'est qu'on croyait alors que le vieux bois. pourri dans la mer, engendrait une coquille (concha anali/éra). et que de cette coquille naissait un canard. Celte coquille s'appelait aussi sapimlle, parce qu'on la trouvait attachée aux troncs de sapin que charrie la mer du Nord. Tout le monde, au Moyen Age, ajoutait foi h ces contes. Aldrovande lui-même, qui est encore une autorité en histoire naturelle, dit que ce fait est tellement affirmé par les savants illustres de son temps, qu'il préfère se tromper avec tous plutôt que d'avoir seul raison contre tous. De la à faire pousser les canards sur les arbres, comme des champignons, il n'y avait pas loin , et l'on y arriva bientôt. Sébastien Munster, dans sa Cosmographie universelle . dit qu'il y a en Ecosse des arbres dont les fruits tombent dans l'eau quand ils sont mûrs, et se changent en oiseaux vivants qu'on appelle anser arboreus. Oderic. dans son Voyage en Tarlarie, dit la même chose : Poma violacea et rotunda ad instar cucurbitœ, à quibus maturis exil ans. Barthélemi de Chasseneux (Cltassaneus), Antoine de Torquemada. Olaus iWagnus,
i Ci-devise la manière île prendre les perdrîs an tnmberela un guenilles. * Fac-similé d'ooe miniature du ni* du Livre du roy Moflus
Jaeobus Aconensis, Jules Scaliger, Fulgose, Maggioli, Gessner et cent autres parlent tous de ce prodige, comme d'une chose hors de doute et de contestation. L'un soutenait que les canards sortaient d'une huître; l'autre, qu'ils poussaient sur les arbres; d'autres enfin, qu'ils s'engendraient naturellement sur la quille des vaisseaux, sur les débris de vieux mâts, où ils tenaient par le bec jusqu'au moment de prendre leur volée; mais aucun n'eût osé dire qu'ils naissaient comme les autres oiseaux, et qu'ils se multipliaient par la ponte et la couvée.
Ainsi, le canard et la macreuse, issus d'un arbre, d'une huître ou d'une planche pourrie, n'étaient pas de la viande, et voilà pourquoi, dans les couvents les plus austères, où, durant le carême, on défendait le lait, le beurre, le fromage, et même les œufs, il était permis de manger des macreuses. On en était encore là vers la fin du dixseptième siècle, et ce qui le prouve, c'est qu'un savant docteur de la faculté de Montpellier, André de Graindorge, crut devoir réfuter sérieusement ce préjugé populaire, dans son singulier Traité de [origine des macreuses.
Au commencement de ce siècle, qui respecta l'Oisellerie en anéantissant la Fauconnerie, Raimondi écrivit un livre sur toutes les Chasses possibles et même impossibles; car il débute, dans la partie consacrée à la Chasse aux oiseaux, par enseigner la manière de prendre... le phénix ! ! ! L' Uccelliera (l'Oisellerie) d'Olina parut à la même époque; elle contient de bonnes leçons et d'excellentes observations sur l'histoire naturelle des oiseaux. Olina donne des recettes plus ou moins pratiques pour avoir, en tout temps, des volières garnies d'oiseaux chanteurs, et pour nourrir les rossignols, les fauvettes et tous les oiseaux vermivores.
Si Raimondi nous apprend à chasser le phénix, le jésuite Claude Rinet nous donne la description de cet oiseau rare : « Il a un pennache royal d'aigrettes impériales, d'une touffe de plumes et d'une creste si esclatante, qu'il semble qu'il porte ou le croissant d'argent ou une estoille dorée sur la teste. La chemise et le duvet est d'un changeant surdoré qui monstre toutes les couleurs du monde; les grosses plumes sont d'incarnat et d'azur d'or, d'argent de flamme. Le col est un carquan de toutes pierreries, et non un arc en ciel, mais un arc de phénix, » etc., etc. On dirait vraiment, lorsqu'on lit cette description, que l'auteur de YEssai des merveilles de la nature avait un phénix en cage.
Ce fut Marcus-Ladius Strabon, chevalier romain , natif de Rrindes,qui, selon Pline, inventa les volières; c'est lui, qui, le premier, trouva le moyen d'engraisser certains oiseaux, pour satisfaire son penchant à la gastronomie. A son exemple, les empereurs romains faisaient grand cas des petits oiseaux; on les engraissait par milliers dans des volières où le jour n'arrivait qu'obliquement, pour ne pas leur donner de distractions. C'étaient surtout les grives qu'on soumettait à ces raffinements de gourmandise. Avec du millet, des baies de lentisque, de myrte et de lierre, que l'on réduisait en farine, on faisait une pâte que les oiseaux aimaient beaucoup. Quinze jours de ce régime suffisaient pour leur donner une chair grasse et parfumée qui faisait de la grive le plus friand Mœurs et Usages de la vie privée CHÂSSE. Fol XXV.
morceau. Voilà pourquoi Martial dit que la grive est le meilleur des oiseaux, comme le lièvre est le meilleur des quadrupèdes; car, à cette époque, on engraissait aussi les lièvres dans des parcs , en leur bouchant les oreilles pour que la peur ne les tint pas constamment éveillés.
Nous devons encore aux Romains l'art d'engraisser les ortolans. On les confondait d'abord avec les autres oiseaux que l'on tuait aussitôt après les avoir pris; mais Lucullus ordonna des expériences sur le gibier vivant qu'apportaient les oiseleurs, et bientôt on s'aperçut que l'ortolan mis en volière se chargeait tellement de graisse , qu'il doublait de grosseur en un mois, et devenait alors le mets par excellence.
L'empereur Henri VI fut surnommé l'Oiseleur, non -seulement parce qu'il aimait beaucoup la Chasse au faucon , mais encore parce quil était bon oiseleur. Les vieilles chroniques l'appellent tour à tour auceps et finkler, c'est-à-dire preneur de pinsons. Cet amour de la Chasse aux oiseaux, laquelle n'était nullement l'image de la guerre, n'empêcha point cet empereur de mener à bien les affaires de l'empire, en guerroyant tout comme un autre, et souvent mieux que beaucoup d'autres.
Parmi les rois de France, on ne citerait guère que Louis XI qui, grand amateur de la Vénerie et de la Fauconnerie, l'ait été en même temps de l'Oisellerie. Voici un passage de la Chronique scandaleuse qui prouve du moins qu'il aimait les oiseaux : « Ce jour furent prinses pour le roy, et par vertu de sa commission adressant à ung jeune 61s de Paris nommé Henry Perdriel , en ladite ville de Paris , toutes les pies , jays , chouettes, estans en cages ou aultrement, et estans privées, pour toutes les porter devers le roy; et estoit escript, enregistré le Heu où avoient esté prins lesdits oiseaulx : et aussi tout ce qu'ils sçavoient dire, comme larron, paillarl , fils de putain; va dehors, va; Perretle , donne-moi à boire , et plusieurs autres beaux mots que iceux oiseaulx sçavoient bien dire et que on leur avoit apprins. El depuis, encores par autre commission du roy adressant à Merlin de Cordebœuf, fut venu quérir et prendre audit lieu de Paris tous les cerfs, biches et grues qu'on y peust trouver, et tout fait mener à Amboise. » Que Louis XI fit prendre les geais et les pies pour entendre les beaux mois qu'ils savaient dire, c'est possible; mais on lui porta aussi des chouettes; or, cet oiseau ne dit rien et ne peut être utile que pour attirer d'autres oiseaux dans les pièges du chasseur. Il est donc permis de soutenir que Louis XI , veneur et fauconnier , mérite encore le titre d'oiseleur.
L'Oisellerie fut soumise autrefois à des règlements: elle eut ses privilèges, ses communautés. Les oiseliers ou oiseleurs avaient le droit de vendre leurs oiseaux à Paris, sur le Pont-au-Change , chargé alors de deux rangs de maisons qu'occupaient les orfèvres et les changeurs. Ils pouvaient accrocher leurs cages contre les boutiques, sans la permission des locataires. Ce privilège leur fut accordé par Charles VI, en li02, et par Henri III, en 1575, « en considération de ce qu'ils sont tenus bailler et délivrer quatre cents oiseaux, quand nous et nos successeurs rois sommes sacrés, et pareillement quand notre aînée et très chère compagne la reine vient et entre nouvellement en notre ville
de Paris. » Plusieurs fois, les changeurs et les orfèvres réclamèrent contre ce privilège, ils voulaient, avec raison, être maîtres des boutiques dont ils payaient le loyer. Mais plusieurs arrêts du parlement maintinrent les oiseleurs dans leur ancien droit, « attendu que jamais les inthimez ne se sont plaints ne fait instance aux supplians, et qui ont leurs maisons accoutumez à cette charge de les laisser mettre et attacher leurs cages contre les ouvroirs et maisons; que l'on n'y mette des oyseaux tant seulement, et non point des chiens, chats, lappins, serbotines ou autres denrées et marchandises; avec delfenses, aux jours de processions générales ou autres actes publics, auxdits oyseleurs de vendre , afficher ou empêcher le passage : il n'y a pas grand mal de les laisser continuer ; car de les renvoyer à la Vallée de Misère, lieu descouvert et où ils n'ont moyen de se sauver de l'injure du temps, ce ne seroit raison. »
Les habitants du Pont-au-Change voulurent obtenir par force la justice que le parlement leur refusait. « Iceux orphevres et changeurs, dit l'arrêt du 8 juin iS77, au contemptet mespris de l'authorilé de ladite cour, en blasphémant Dieu, proférant paroles injurieuses contre l'honneur d'icelle, auroient jette par terre lesdites cages et oyseaux, icelles foulées et attripées au pied, battu et excédé lesdits supplians, » etc. Un sieur Pierre Filacier, maislreorphevre, était le chef de la coalition ; il paya pour tout le monde : le parlement le condamna « en vingt escus envers les demandeurs et dix escus envers
Le Palais , tel qu'il était encore an seiiiênie siècle , d'après une gravure contemporaine (Bibl. nal. de Paris. — Cab. des Estampes ).
le roy, et à tenir prison jusquesàplain payement, et outre es despens tels que de raison. »
nvi
Un règlement de la Table de Marbre, tribunal de la maréchaussée de France, qui avait s« m siège dans la grand' salle du Palais, défend de chasser aux menus oyseaux de chant el de plaisir dans les domaines du roi , sans une permission expresse de Sa Majesté. Dans tous les cas, on ne pouvait chasser depuis le 1 5 mars jusqu'au 1 5 août ; car, h cette époque, les oiseaux pondent et couvent : c'eût été détruire la Chasse, que de détruire les couvées. L'article 1 1 1 du règlement permet de vendre les oiseaux , à la Vallée de Misère de Paris, les jours de fête, excepté les jours de jubilé et de procession générale. Cet usage s'est conservé jusqu'à nos jours, quoique le marché aux oiseaux ait été transporté de la Vallée de Misère ou quai de la Mégisserie sur l'emplacement de l'ancienne foire Saint-Germain.
Les oiseleurs de la ville étaient autorisés à suspendre leurs cages aux murs; les autres oiseleurs devaient les tenir à la main, pour que le public pût reconnaître les premiers, qui vendaient plus cher que ces derniers. Les marchands forains, qui apportaient au marché des serins de Canarie, devaient d'abord les exposer en vente, depuis dix heures jusqu'à midi, « sur la pierre de marbre, en la court du Palais, h jours d'entrée du parlement, » pour que les maîtres et gouverneurs de la volière du roi, et, après lui, les présidents et conseillers, pussent faire leur choix. Dans le but d'empêcher les oiseleurs de vendre des femelles, qui ne chantent pas, en place des mâles, qui chantent, il leur était ordonné de mettre les femelles « en cages basses et muettes, et non en cages hautes et chanteresses. » Toutes les cages devaient porter un écriteau indiquant le sexe des oiseaux. Il y avait des inspecteurs jurés qui décidaient de la question entre les acheteurs et les vendeurs. Il était défendu aux oiseleurs et aux bourgeois de Paris d'aller sur les routes, au-devant des marchands qui apportaient des oiseaux en ville; il était seulement permis d'aller dans les ports de mer pour y acheter les perroquets, serins, etc. , a l'arrivée des navires. La communauté des oiseleurs était obligée de mettre en liberté une certaine quantité d'oiseaux les jours de procession du saint sacrement et les jours où les rois ou reines faisaient leur entrée solennelle à Paris, comme si les oiseaux du ciel fussent invités à partager l'allégresse publique.
N'avait pas le droit qui voulait de chasser aux oiseaux ou de les vendre; il fallait être reçu maître oiseleur; les contrevenants étaient condamnés à 100 livres d'amende. Bien plus : les oiseleurs, ayant le privilège de vendre les oiseaux, prétendaient au droit exclusif de les faire multiplier en captivité. Les bourgeois de Paris réclamèrent contre cette énorme prétention; ils disaient dans leur requête : « Ce seroit un plaisir pour nous et pour nos femmes et filles d'élever des serins à qui nous apprendrions mille gentillesses et joyeusetez, tandis que ceux achetez au Pont -aux -Changeurs sont difficiles à instruire, estant trop vieux. » Ces plaintes, si justes d'ailleurs, furent gracieusement accueillies par les maréchaux de France : une sentence de la Table de Marbre permit aux bourgeois de faire couver des serins de Canarie, mais sans pouvoir toutefois les vendre ni faire concurrence aux oiseleurs.
Elzéar BLAZE,
Auteur de la Chassr au chien d'arrè: , etc.
ET LA REiNAlSSA.NCE.
Laclrne de Sainte- Palaïe. Mémoires historiques sur la Chasse. Voy. ces Mém. à la suite des Mém sur I ancienne chevalerie {Par.. 1759-81,3 vol. in-12,.
Legrand d'Aussf n'a fail qu'abréger ces Mém. dans son Histoire ,/, ,„ vie privée des François, l'nv. ledit, annulée par J.-ll.-B. de Uoqucfurl. [Par., 1815, 3 toi. in-8), t. I, p. 369 eteuiv.
G. F. s. Conte di Reviliasco e Celle. Délia Caccia presso gli anticlii et del modo di praticarla opuscol... Tonne Slamp. reale, 1824, in— s.
Voy snr la Chasse chez les anciens, les traites d'Oppien cl d'Arrien ou Aenophon , avec leurs commentaires.
Jacoi'o Dorajjm. Del collegio degl' antichi Cacciatori pollentmi 1,1 Piemonte e délia condizit.ne de' Cacciatori sotto 1 Romani, contra le opinioni del sig Goebel, disserlazione Torino, 1775, in-8.
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Comte de Lanoel. Recherches historiques sur l'origine de la Chasse Voy. ces Rech. dans le Guide et lu/giène des Cha sseurs (Par., 1837, in-8;
Jean Roberti. Vita sancti Huberti. Luxemburqi 1621 m 4, fig.
(Célestin , abbé de S.-Hubert. ) Histoire en abrégé de la vie de S. Hubert, prince .lu sang de Fiance. Parts 167a in-S, lig.
Plusieors fois ré.mpr. Voy. aussi les agiographes, Voragiue. Surins Baillet, etc.
Elzéar Blaze. te Chasseur conteur ou les Chroniques de la Chasse, contenant des histoires, des contes, des anecdotes, etc., depuis Charlemagne jusqu'à nos jours. Paris 1840 in-8. '
1 OJ aussi plusieurs ouvrages anglais dn mine genre, par tt -B Daniel (Aurai Sports; , Pierce Egan [Sporling Anecdotes}, etc.
Guill. Crétin. Le Débat entre deux dames sur le passetemps de la Chasse des chiens et des oiseaulx. paris Gutchard Soquand, lo2», in-8 goth. de 52 If.
I oj. ce poème didactique dans le recueil de ses poésies | Pans, 1 72 3, io-8
Natalis Comitum, \eneti, De Venatione, hbri IV, Hier Ruscellii schuliisbre\issiims illustrait. Venetiis, itdi 1551" pet. in-8. '
Souvent réimpr.
Br.r.N. Pim. L'Evagria, raggionameuti familiari délia Caccia et délia Guerra. Vinegta, 1597, in- 12.
Erasmo di Valvasone. La Caccia , con le annotation! ai M.ObmpoMarcucci. Venesia, Bolzet ta (1 602), pet. in-s,fig.
Baldovino di Monte Sivonçilli. Il Simoncello, o,ero délia Caccia dialugo. Firenze, Z. Ptgnoni, 1610, in-4.
AccoRsio Corsim. Apolog tico délia Caccia, ove dopj narrât! 1 vitn ila molti scrittori rimptoveratt alla Caccia e Cacciatori, etc., da' piu celehri autoii délie materie trattate in questi olto libri. Bergamo, Ventura, 16Î6, in-4.
Grec. Leti. La Lode délia Caccia. S n , 1664, in-12
Cesare Solatio. L'Eccellenza délia Caccia , con l'oso prattico délia medema. Ruina, 1669, in-12.
(Le chevalier de Maillï ) L'Éloge de la Chasse, a\ec plu-
Mœurs et Usages de h vie privée.
sieurs aventures surprenantes et agréables qui > sont arrivées. Paris, 1723, in-12, fig.
liAiiuiM Ronssei, Venalio medica, continens remédia ad ontnes , a capile ad calcem usque, morbos. Lugd.-ISat , ex offic. Plantmiana, 15S9, in-s.
Geor. Mm; de Nicro-Monte. Tractatus novus, ele-ans omnium ptilcheri imus et doctissimue de jure Venan.li \ucitpandi et Piscandi. Spira.J. Pli. Spiessius, 1602, in-4.
Réimpr en 1605, avei l« traités de Fred. Pruckmann et de Sebaeliai Médias . de 1 lorence.
Christ. Fescii. Dissertatio de re Venaloria eique annexo jure. Basileœ, 1638, in-4.
(F. de Lau.nai.) Traité du droit de Chasse. Paris, 1681, in- 1 •>.
8«mpr., son. le nom de l'auteur, avec un recueil d'ordonnances depuis lli.lippe le Long jusqu a Lou.s XIV, et un discours de l'origine de la Loasse, par (jamare.
Gasp. de Rdjanda. Compendio de las levés sobre la Caza nuevamente defendila e illustiada, practica civil v cumin, i en la oiateria Madrid, Sanz, 1691, in-4.
Abasv. FitiTscnii Corpus juris venatorio- forestalis, romano-germanici, tripattitum, cum praefatione Sam. Strykii Lipsiœ, Ctedilseltius, 1703, 3 part, en 1 vol. in-fol.
J. Gil. Goebel. Commeutationum de jure Venandi bi"a, quarum prior agit de jure Venandi generatim, poslerior^lè vanarum gentium Venandi modis, cœr.moniis, ritibusque olficialibus porro venalotiis antiquis et recentioiibus, eorum offlciis, juiïbus et privilegiis, ordinibus pariter equestribus in honorem Venaiinnis institutis ; acced statuta ordinis S. Huberti et alia quœdam adjuncta. Helmstadii, Weigandus i 1 3 , ? part, en î vol. in-4, lig.
Jean Henriodez. Dictionnaire raisonne du droit de Chasse Parts, 17 84, 1 vul. in-i-2.
(Delisle ut Sales ) Dictionnaire théorique et pralique de Cil isse et de Pêche, Paris, 1769, 2 vol. in-12.
Langlois Dictionnaire des Chasses, conten. l'explication
des ternies et le précis des règlements sur cette matière Paris, 1739, in-12.
On trouve dans le Thresor de la langue francoise de Nicot . les mots propres de vénerie et faulconnerie. ramassez par Aimar de Rançonne!..
(Franc. Lacowœ.) Dictionnaire de toutes les espèces de Chasses. Pans, (796, in-4, avec atlas. CeDid. l'ait partie tle VEncyclop. méthodique.
Baidp.ji.lart et de Qlinciei». Dictionnaire des Chasses Paris, 1834, in-4, avec atlas.
W. An.. Osbaldiston. The btitish sportsmann or dictio-
narj ol récréation and a sèment, including a Diosl impr . .-
\etl system of modéra farriery, etc. London (1792), in-4, fig.
Voj «nssi TheSportsmanS ditttonary, or tlit tienllemans eompam.i, (Lond., 1785, in-4. 6g., 3' edil).
l'uni. v..\ Flemisc. Dei Wollkoimitene tetitst he Jaege , Darinnen die l.rde, Gebuerge, Kraeuier iind Bueume, YVaider, tigenscball der vvihlen Tlnere und Vu-gel, so wohl ht>totice, ois physice, und anatomice... Leipzig, 17,9-21 2 t'Hii. en 1 vol. iu-lol., lig
Auctores ni Veiiaticir.scilic. t encomia Venalionis; (,ra ii FalifCt Cynegerjcou siw de Venatioue poema, cm accédant ll.tln utici!, m. Attr. Olympii Nemesiani buculicun; Jani Ulitti Venatio novantiqua , sue a.l Gratii il Nemesiani cjnegetica commentarius; neenon ejnsdem variorum lectionum librllu» Lugd.-tlalav, ex offic Elzev., 1645, pet. 111-12.
Recueil plusieurs bit réimpr. avec des noies el commentaires nouveau!. I.'edil. la plus conipléle esl celle de Liège, 172s . in-4 l.e traite de J mu. Llilius. l'cmitiy iiorniiliaiiû, a ele publie à part.
CHASSE XXVU
(Gaston Phoebcs, comte de Foi\ ) Pliebus, des deduiz de la Cliassi des b stes sauvaiges et des oyseaux de proye. Paris, Ant. Verard vers 1507), iu-fol. goth.
Première édit. de ce célèbre traité souvent réimprimé au 16' siècle , avec des 63. s. b. On trouve, à ta fin des édit. de Trepperel, s. d.. iu-fol., et de Michel Lenoir, 1520, in-4, le Bornant des ogseaulx, en vers, de Gace de la Bigne.
Le Livre du roj Moins (et de la royne Racio). Citambery, Ant. xVeyret, lise, in-fol. goth.
Première édit. de ce litre cotieut , plusieurs fois réimpr. ao 16e siècle. La dernière édit , conforme aov mss. de la Ribl. Nation., a paru eu 1839. avec une préface de M. Elïéar Blare , in-8 goth., avec 50 lig. s. b.
Pierre de Crescens. La Manière de prenlre toutes bestes saulvagt's, poissons et oyseaux. Voy. ce traité dans son Livre des prouffils champestres , Par., Ant. Verard , i486, infol. goth.), trad. du latin par un anonyme.
Joliana Barnes. This présent book sbewetb tlte manner of hawking and hunting : andalso of devising ofcoat armours. It shewetlt also a good matter belonging to liorses... Westmestre, Wynkin tlie Morde, 1496, in-fol. goth., fig. s. b.
La première édit. de ce livre a été imprimée â Saint-Alban . en 1486 , in-fol., et la dernière à Londres, en 1811, in fol., avec des notices biogr. el bibliogr. par J. Haslevvood.
Le Litre de la Chasse du grand senechal de Normandie, et les diclz du bon chien Soniiliart, qui fut au roi Loys île France, XI' du nom (en vers). S. n. et s. d. (P. Le Caron, vers 1500), in-4 goth. de 12 ff.
Goi. Bien, Libri II de Philologia. Parisiis,Jod. Badius Accursius, 153?, in-fol.
Le second livre est on traité de Vénerie.
Belisario Annvin, Neritinorum dux (duc de Nardo). De Vi natione et de Auciipio. Impression Neapoli, in bibliotheca Joan. Pasquet. de Sallo, 1519, in-fol de 22 ff.
Plusieurs fois réimprimé.
Weydtwergk : Voegelzufahen... Wildtfahen... Fiscbzufahen... und wie man ailes darzum dienlich, bereytten, auffziehen, halten, uud nachen sol. Strassburg, Christ. Egenolphen, 1530, p. in-4 de 20 ff., fig. s. b.
Pedro IS'cnez de Avendano. Aviso de Cacadores y de Caca. Alcala de Henares , Jean de Brocar , 1543 , in-i de 34 ff.
goth.
(Roger Ascham.) Toxophilus, the scholeof shootinge , in two bookes. Londini , Edouardus Whytchurch , 154d, in-4 goth.
Doues. Boccamazzo. Trattato délia Caccia, libri VIII, quali narreno de varii et diverse cose a^eitinenti alli cacciatori. Roma, Geronimo de Cartolari. 1548, in-4.
Jacques du Foulluix. La Vénerie, avec plusieurs récentes et icmedts pour -mur les chiens de ili\ei>es maladies. Poitiers, de Marne/: et Bouc/iels, frères (.vers 1555), in-4, fig s. b.
Première édit. de ce traité souvent réimprimé et traduit en plusieurs langues , notamment en ilal. . par Cesare Pari.na Mitano . 1615. in-8, fig.). Ledil.de 1573 contient Y Interprétation des mots rocables el dictions de. rie, avec l\4rl de chasser aux bestes privées et sauvages, extr. du livre du Roy Phebus; celle de 1585 est au;]m. de Chasses non encores par c\j devant imprimées, par I. D. S., gentilhomme poitevin. La derDièn Klit- [Angers, ISÎi. in-8, tig. s. b.) est précédée de quelques notes biographiques et d'une notice bibliographique, par M. Jérôme Pichon.
Tito Giov. Scxndunese. I quattro libri de la Caccia. Veiii -.m, Gab. Gmlito de Ferrari, 1556, in-4.
Ourles IX , roi de France. La Chasse royale. Paris, 1625, in-8, fig.
Jexn Liebult. Bref recueil des Chasses du cet f, du sanglier, du lievie, du renard, du blereau, du counil et du loup, et de la Fauconnerie. Voy. ce Recueil dans son Agriculture ou Maison rustique (Lunéviîle, 1577, in-8).
Joan. Stradamjs. Venatinnes ferarum, avium, piscinm, pngiice bestiarum. Edita a Philippo Gallaeo , carminé illustrai* a C. Kiliano Duffkeo [Antuerpiec, 1580), in-fol. obi. conten. 104 pièces.
Venatus et auctipium, iconibus ad vivum expressa, et succinctis versibus illustrata per Jo. Adam. Lonicerum; acced. Herc. Strozœ, de Venatione carmen , et Hadriani Cardiualis, •deinde P. M., de Venatione aulicà carmen; neenon Gratii, M. Aurel. Olympii et J. Garcaei, de Venatione et canibus carmina. Francofurti, Feyerabendius, 1582, in-4, fig.
Voy. aossi les recueils d'estampes sur les Chasses , par Josse Amon , J. Elias Ridinger, etc.
Goxz. Argote de Molin \. Libro de la Monteria, que mando escrevir el muy alto y poderoso rey don Alonzo de Castilla y de Léon. . Sevilla, Andr. Pescioni, 1582, in-fol., fig.
JcegunndWeydwerck buch. Franc/., Feyerdbend, 1582, in-fol., fig. s. b.
Cl. Gadcbet. L'Instruction d-; la Vénerie, Volerie et Pescherie. Voy celte Instr. dans son poëme du Plaisir des champs, divine eu 4 livres selon les quatre saisons de l'année (Pac, .\u\ Chesnfiau, I5S3, in-4).
Plusieurs fois réimpr. Voy. aussi les Plaisirs du gentilhomme champestre. par Mie Rapin Par., veuve Lucas lïreyer, 1583. iu-1-2).
Pet. Axgelii Bargzei Poemata Cynsegeticon seu de Venatione, de Aucupio,) etc. Ronuv, 1585, in-4.
Sebast. Medicis, Tractatus de Venatione, Piscatione et Aucupio. Colon. Agrip.,J. Gymnicus, 1588, in-8.
Gel. O.xciaci Miles venator, seu mililis venatoris et porcarii ad pressentis vitre spéculum concerta disceptatio. Lvgduni, Pilleliotle, 1599, in-i.
De Strasse (ou Strosse). Le Discours du déduit de la Chasse, suivant les quatre saisons de l'année pour toutes sortes de gibiers, et pour si avoir a quels oiseaux il fait bon chasser. Paris, Chalonneau, 1603, in-8, de S ff.
Franc Birago. Trattato cioegetico, overo délia Caccia,
nel quai si discorre esattamente intorno ad e>sa. M daim,
Eicen Raimondi. Délie Caccie libri quattro, aggiuntov' in questa nuova impressione il qninto libro délia villa, .\apoli , Lazaro Scorigio, 1626, in-4, lig.
Souvent réimpr. La première édit. est celle de Brescia . in-8 , 1621 : la dernière, celle de Venise, 1785. in-8, fig.: toutes deoi sous ce tilre : Le Caccie délie fiere armate e tlisarmate e de gl' cniimali quadrupedi, rolatiti et aquatici.
Alonzo Mmitinez de Espinar. Arte de Ballesteria y Monteria, escrita cou methodo, para esensar U l'atiga que occasionala ignorancia. Madrid, Emprenta real, 1014, in- i . tiu.
Plusieurs fois réimpr. La dernière édil. est de 1761.
Andr. Cirino. De Vt-natiune et natura animaluim libri quinque; eduntur insuper ex Scriptura loca qu;e ad Venationem \ el animantiam naturam spectant. Panormi, Jos. Bi- 1653, in-4, fig.
Voy. aussi du même aoteor : l'cirûiriim leclionum sire de Venatione lieroum libri duo (Messanœ, 1650, in-4).
Roc. de Salnove. La Vénerie royale, divisée en IV parties, qui contiennent les Chasses du ceif, du lièvre, du chevreuil, du sanglier, du loup et du renard, avec le dictionnaire des chasseurs. Paris, 165û ou 1665, in-4, fig.
Giac. Pacifrezio. Theatro délia Caccia e tratteniruento géniale délia villa, nel quale si contiene la maniera et arte d'uccellare, pescare; Caccia de' quadrupedi et modod'avvezzare i cani per es>a, e di prender lupi, con moite altre osservazioni. Bologna, Ant. Pisarri, 1673, in-12, fig.
Am d. di Castellamonte. Veiiaria reale, pallazzo di piacere e di Caccia, ideato dall' A. R. Carlo Emanuel II, duca di Savoia. Torino, I67i, in-fol., fig. d'apr. J. Miel.
Johann Taentzekn. Der Dianen bohe und niedere iagtgeheimbnuess... Koppenhagen, 1682, in-fol., fig.
L'édit. de 1690 est augmentée d'un grand nombre île planches.
Jacq. Epée nE Selincocrt. Le Parfait Chasseur, ou Instruction à ceu\ qui aiment la Chasse pour se rendre capables de cet exercice. Paris, 1683, in-12, lig.
Goiry de CiiAMi'OiiAND. Traité de Vénerie et de Chasse. Paris, 17(59, in-4, fig.
Ag. Calvo Pinto v Velarde. Silva venaturia : modo de Cazar todo genero de aves y animales, su naturaleza, virludes, y noticias de los temporales. Madrid, 1754, in-8.
(Ant. Gaffet de la Briffardière.) Nouveau traité de Vénerie , conlen. la Chasse du cerf, du chevreuil , du sanglier, du loup, du lièvre et du renard ; par un gentilhomme de l.i vénerie du roi. Paris, 1742, in-8, fig.
Ce traité a été souvent attribué mal à propos à P.-Clém. de Cliappeville. qni n'en fut que l'éditeur.
I) Yvt ville. Traité de Vénerie. Paris, Impr. roij., 1788, in-4, lig.
Wil Blane. Cynegetica , or essays on sporling : consisting of observations on harehunting, etc., to which is added the Chace, apoem hy W. Soinei ville. London, 1788, in-8, fig.
Ane. Desgiîaviers. Le Parfait Chasseur, traité général de toutes les Chasses. Paris, 1 810, in-8.
Le Verrier de la Conterie. L'École de la Chasse aux chiens courans. Rouen, 1763, 2 part, en 1 vol. in-8, fig.
Reiiupr. en 177S sous le titre de Vénerie normande, avec an dict. des termes de Citasse et différentes additions.
Voy. aussi le Tr:n(( sur fart <!<■ chasser au chien courant, par Boisrot de Laeour (Clermont, isns>, /,> Chasseur au chien cVarrèl ei le Cltasssur au chien courant, per F.lzéai- Blare, etc.
Edm. Le Masson. Nouvelle Vénerie normande, ou Essai sur la Chasse du lièvre, du cerf, du chevreuil, du sanglier, etc. Avranckes, 1841, in-8, fig.
Jac. Savarv Venationis cervime, capreolinae, aprugna» et lupin.e leges. Cadomi, J. Cavelier, 1659, in-4.
J. de Clamorgvn, seigneur de Soane. La Chasse au loup, néce«saite à la maison rustique; en laquelle est contenue la nature des loups el la manière de les prendre, tant par chiens, lilels, pièges, qu'autres instruments. Paris, J. du Puis, 1570, in-4, lig.
Imprimé dans toutes les éditions de la Maison rustique de Liger [Cb. Eslienne .
Giill. Leblanc, évêque de Grasse et de Vence. Discours à ses diocésains touchant l'affliction qu'ils endurent des loups en leur personne et des vers en leur figuier, en la présente année 1597. Lyon, 1598, in-8.
Louis Gruau, prêtre. Nouvelle invention de Chasse pour prendre et oster les loups tle la France, avec ttois discours aux pastoureaux franç.ois. Paris, P. Chevalier, i G 1 3 , in-8, lig.
La Chasse du cerf, en rime françoise. Paris, Techener, 1848, in-8 de 32 pages.
On trouve, à la soite de ce poème du 13e siècle, publié par M. Jérôme Pichon, un glossaire des mots bors d'osage.
Jac. de Cii.uffourt. Recueil des lieux où l'on a accoutumé mettre les relais pour faire la Chasse au cerf. Rouen, Dav. du Petit-Val, lois, in-8 de 58 p.
(J. de Serré de Rieux.) Les Dons des enfants de Latone : la Musique et la Chasse du cerf, pnème. Paris, 1734, in-8 , ligures.
Jeu. du lire, abbé de Mortemer. Discours de l'antagonie On chien et du lièvre, ruses et propriétés d'icenx, l'un a bien assaillir, l'autre à se bien défendre. S. n., 1593, in-8.
Jac. Savarv Album Diana; leporicidae, sive leges Venationis lepoiinie. Cadomi, 1655, in-12.
Jean de Ligneville. LaMeutte et Vénerie pour le chevreuil. Nancy, Chariot, 1655, pet. in-4.
L. Lap.rherre. Les Ruses du braconnage mises à découvert ou .Mémoires et instructions sur la Chasse et le braconnage. Paris, 1771, in-12.
15. D. L. R. A A. P. (BoocnER de la Riciiarderie). Essai sur les capitaineries royales et autres, et sur les maux incroyables qui en résultent depuis Louis XL S. n., 1789, in-8
Vita Bonfadini. La Caccia dell'Arcobugio, con la praltic.a del tirare in volo, in aère e a borita; aggiuntovi nuovamente alcune cose necessarie alla Caccia. Bologna e Bassano, s. d., in-12.
Il y a nue edil. de ItiiS. .1/iinito, pet. ill-12.
Vicolo Siwdom. La Caccia dello scioppo. Bologna, 1673, in-12.
(Magné de Marolles. J La Chasse au fusil , ouvrage divisé en deux parties, avec supplément. Paris, 1788-91, 2 tomes en un vol. in-8, fig.
La première édit , publiée en 1781 sous le titre d'Essai, ne contenait que 104 pages. L'ëdit. de IS36 est augm. d'après les mss. de l'auteur.
Mien. Axe. Blondus. De Canibus et Venatione libellus. Itomir, 1544, in-4.
Andr. Cirino. De Natura et i-olertia canum liber singulatis. Panormi, 1653, in-4, fig.
Auc. Cl. et Cl. Eleon. Leconte Desgraviers. L'Art du valet de limier. Paris, 1784, in-12.
Réimpr. plusieurs fuis arec des augmentations.
Rei Accipitrariae scriptores nunc primum editi : accessit ktnoxowon, liber de (ura canum, ex bibliotb regia medicea (gr. el lat. edil. Nie. Rigaltius). Luleliœ, C. Morellius, 1812, 3 ton), en 1 vol. in 4.
La 3e partie renferme le poème de De Tboo : De re Accipitraria.
Falknerklee, bestehend in dtey ungedrucklen werken ûber die Falknerey ; namlich , l. il. Falkenbucb (turkisch). 2. iepakoïowon, das ist die habicbtslehre, 3. Kaiser Maxi milans handscrift uber Falknerey .. aus dent turkischen und griechischen verdenscht... und herausgegeben von Hammer- Purgstall. Wien, 1840, in-8, fig.
Friderici II, imperatoris, reliqua librorum de arte venandi cnm avibus, cuno Manfredi additionibus; accedunt Alberti Magni capita tle Falconibus, etc., quibus aonotationes addidit suas Jo. Goltl. Schneider... Lipsiœ, 1788-89, 2 vol. in-4.
La lrc édit., publiée par M. Vclser , est de 1596, Aug. Vindet,, in-8. Il parait que les deu\ tiers de l'ouvrage original sont encore inédits.
Giill. Tardif. Le Livre de l'art de Faulconnerie et des chiens de Chasse. Paris, Ant. Yerard, 1492, in-lol. golh.
Première édit. de ce traité sonrent réimprimé soit séparément , soit avec les Fauconneries de Du Fouilloux et de Francbièrcs.
Jean de Franchièues. La Fauconnerie, recueillie des livres de M. Martino, Malopin, Michelin et Aîné Cassian, avec une autre Fauconnerie de Guill. Tardif, plus la Vollerie d'Artelouche d'Alagona. Davantage un Recueil tle tons les oyseaux de proye servant à la Fauconnerie et volerie. Poitiers, Engilb. de Marnefz ei les Boucheêz frères, 1567, in-4, fig.
La première édil. du traite de Francliiéres a paru vers 1531 {Paris, l'inre Sergent, iu-i. golh.). Ce traite a été souvent réimprimé.
Fred. Giohgi. Libro del motlo di conoscere i buotii falconi, astori e spatavieii, tli fatli, di governarli e tli medicarli. Vinegia, Giol. tle Ferrari, 1557, in-8.
La lTV edil. est de 1 517. Plusieurs fois réimprimé avec le traité suii n I
Franc. Sforzino da Cm i iso. Tre libri de gli uccelli da rapi i i.i . t un un trattato de' cani. Vinegia, Giolitn de Ferrait, 1568 ou 1585, in-8.
II evislr plusieurs edit. de ce traité avec fig. s. b. , sous différents titre.
Doi Fedr. de Çuniga. Libro Je cetreria de Caça de Acor, en el quai se tratan et conoscimiento d'estas aves de Caça y sus diras, y remedios, y de todas aves de rapina, y amo se han de curar v preeervar para que no cayan en doleucias. Salamanca, Juan deCanova, 1565, pet. in-4.
(,eo. Tuurf.kville. ïhe booke of Falconerie or hanking, nitli the nnlile of Vénerie or hunting. London, 1611 , in-4 gotli., fig. s. b.
La première ('dit. est de 1575, in— S.
.1 m . Ace. Tbdani Hieracosophion sive de re Accipitraria libri III. Voy. ce poème latin parmi les oeuvres latines de Scevole de Sainte-Marthe [Lutetiœ, Mamert. Palissonius , 1587, in-8).
Ce poëme avait paru séparément, sans nom d'auteor , sons ce titre : llieracosophion sire de Ventilante [ter QCeipitres libri duo ( iinrtlttjttltr, Millangiits. 1582. in-8). II fut trad en italien, par (i, P. Ileiganlini [VencC, 17-25 . iu-I2, fig.), sous ce titre: il Falconiere ai J. A. Titttno.
Cil. d'Arcissia, seigneur il'Esparron. La Fauconnerie, avec une briefve instruction puni Iraitter les autours. Aix , Tholosan , 1598, in-8, (ig.
Souvent réimprimé avec des additions.
— La Fauconnerie du roy, avec la conférence des Fauconniers. Paris, Jean Houzé, 1617, in-4, lig.
— Discours de Chasse, où sont représentez les vols faits en une assemblée de Fauconniers. Paris, J. Houzé, 1619, in-4, fig.
— Lettres de Philoierax à Philofalco, où sont contenus le^ maladies des oyseaux et les remèdes pour les guérir. Paris. J. Houzé, 1626, in-4, fig.
Franc. Codroipo. Dialoge délia Caccia de' falconi, astorï et sparvieri. Vdine, Nalolinï, 1600, in-4.
Diego Ferx. Ferreira. Arte de Caça da Alianeiïa. Lisboa, Jorge Rodrigue», ni 16, in-4.
Fr. de Saincte-Aulaire, sieur de la Renaudie. La Fauconnerie, divisée en huit livres, avec un bref discours sur la louange de la Chasse et exhortation aux chasseurs. Paris, Rob. Fouet, 1619, in-4, fig.
Pierre Harmont, dit Mercure. Le Miroir de Fauconnerie, où se verra l'instruction pour choisir, nourrir et trait ter, dresser et faire voler toute sorte d'oyseaux , et les muer et essimer, cognoistie les maladies et accidents qui leur animent et les remèdes pour les guérir. Paris, Percheron , 1620, in-8.
Plusieurs fois réimprimé, iu-4, avec fig.
(C. de Morais, seig. de Fortiile .) Le Véiitable Fauconnier. Paris, 1683, in-12, fig.
Quelques bibliographes ont cru qu'il existait deu* ouvrages différents sous le même titre, publiés la même année, et ils ont attribué l'un au sieur de Fortiile et l'autre à Cl. de Murais, sans s'apercevoir que c'était le même auteur.
P. de Gommer, seigneur de Lusancy. L'Autourserie. Chaulons, Guyot, 1594, in-8.
L'auteur a été assisté de son frère , Fr. de Gommer, seigneur de Breuil. dans la composition de son livre.
De la Salmondière Moinet. Méthode de l'Autonrserie. Rouen, 1647, in-8.
Sïmox Latham. Falconry, or tlie faulcon's bue , and cure, in two books. London, Harpcr, 1633, pet. in-4, fig. s. b.
Cesare Manzini. Ammaestramenti per allevare, pascere et curare gli uccelli. Milani, 1645, in- 1 2.
P. Belon. Histoire de la nature des oiseaux. Paris, Carellat, 1555, in-fol., fig.
J.-Fit. Petit. Nouvel Essai d'Oisellerie ou HUtoire natnrell des oiseaux. Ypres, s. d. (1817), in-8.
Giov. Pet. Olina. Uccelliera overo discorso délia iutura • proprieta di diversi uccel i e in particolaie <li qu' che cantano, con il modo di prendergli, conoscergli , allevargli t mantenergli. Roma, 1622, in-4, fig. de l'empesta et de Ail— lamena.
Plusieurs fois réimprimé.
F. F. F. R. D. G. (Fr. Fortin, religieux de Grain-mont), dit le solitaire inventif. Ruses innocentes dans lesquelles on voit comment on prend les oyseaux passagers et les non passagers ; et de plusieurs sortes de bêtes a quatre pieds. Paris, 1660, in-4, fig.
Plusieurs fois réimpr. iu-4 et in-8.
L. Liger. Amusements de la campagne ou nouvelles ruses innocentes qui enseignent la manière de prendre aux pièges toutes sortes d'oiseaux, etc. Paris, 1709, 2 vol. in-12, fig.
Souvent réimpr.
(Simon.) Moyens de conserver le gibier par la destruction des oiseaux de rapine, et les instructions pour y parvenir : Traité de la pipée, Chasse amusante et divertissante très-convenable aux dames. Paris, 1738, in-12.
I.'édil. de 1745 est augm. de plusieurs Chasses amusantes. Voy. aussi la Farce île la pipee. publ. pour la première fois en 1832 par Francisque Michel.
Roccolista Giov. PoNTixi. La Cacciagione de' volatili, osia l'arte di pigliaie uccelli in ogni maniera. Vicenza , 1758, in-8, fig.
(Bich'oz.) Les Amusements innocents, conten. le Traité de.oiseaux de volière ou le parlait oiseleur. Paris, t77i, in-12.
B*** (Billiard). Aviceptologie françoise, ou Traité général de toutes, les ruses dont on peut se servir pour prendre les oiseaux qui se treuvent en France Paris, 1778, in-12, lig.
Réimpr. souvent , avec des addit. de J. Cussac , de Kresz , etc. Le même auteur a publié en 1784 : les Agréments des campagnards dans la Chasse des oiseaux et les plaisirs des grands seigneurs dans tes oiseaux de Fauconnerie.
Elz. Blaze. Le Chasseur au filet ou la Chasse des dames, contenant les habitudes , les ruses des petits oiseaux , etc. Paris, 1839, in-8, fig.
Instruction pour élever, nourrir, dresser, instruire et panser tontes sortes de petits oiseaux de volière que l'on tient en cage pour entendre chanter. Paris, 1674, in-12.
Il eiiste plusieurs traites particuliers, relatifs au rossignol , an serin de Canarie, etc
Voy. encore le précieux recueil du Sporting Magazine (lond., 1792-1830,75 vol. in-8, fig.), celui du Magazin fuer das Jaegd und Forst wesen , par Fted.-Gott. Leonhartli, et celui du Journal des Chasseurs , etc., où l'on trouve tant de curieux détails sur tous les genres de Chasse au Moyen Age.
G. Christ. Kre\sig. Bibliotheca scriptoium venaticorum , contin. auctores qui de Venatione, sylvis, Aucupio, Pist attira et aliis eo spectantibus commentât] sunt. Altenburgi, P. Eman. Richterus, 1750, in-8.
Nie. et R en. Lallemant. Bibliothèque historique et critique des Tkereuticograpb.es. Voy. cette Bibl en tête de VEcole de la Chasse aux chiens courons de Leverrier de la Conterie (Rouen, 1763, in-8).
La collection de livres de Chasse la plus considérable et la plus complète qu'un amateur ait jamais réunie était celle de J.-B. Huzard, qui possédait presque toutes les éditions d» chaque ouvrage. Voy. son Catalogue , rédigé par P. Leblanc (Paris, 1842, 3 vol. in-8).
n(PMÏlE3CHÏi€ €& CH3&3tt€.
'histoire de la vie privée d'un peuple, a dit Legrand d'Aussy, que nous aurons si souvent occasion deciterdansce chapitre, doit, comme celle de l'homme, commencer par le premier et le plus pressant de ses besoins. La nécessité d'un logement ou d'un habit n'est que secondaire. Il esl des temps même où la nature dispenserait de l'un et de l'autre; mais il n'esl aucun jour où elle dispense de Nourriture, et c'esl sons peine delà faim et delà mort, qu'elle ordonne à tout être vivant de s'en procurer une.
» Non content de trouver dans ce qu'il
mangeait le soutien de sa vie, l'homme a
voulu v trouver encore des saveurs qui
llattassenl sou goût. Il n'a plus attendu la faim : il l'a prévenue, l'a provoquée par des
préparations et des assaisonnements. En un mot. sa gourmandise s'est composé sur
Mœuis et Usages de la vie pti NOURRITURE ET CUISINE. Fol. I.
ces objets une science très-compliquée, très-étendue, qui, chez les nations qu'on appelle policées, est devenue la plus importante de toutes, et qui forme l'art de leur Cuisine.
» Ainsi cpie les autres objets de luxe, cet art a dû ses accroissements et ses variations tantôt au caprice et à la mode , tantôt à des principes de santé mal entendus, quelquefois aux circonstances du moment, ordinairementauxproduetionsdusol; car, les différents cantons d'un pays ne produisant pas les mêmes choses, il a dû en résulter, selon la diversité des lieux, une diversité dans la manière de vivre. »
Il y a trois siècles que La Bru\ ère-Champier, médecin de Lyon , avait fait les mêmes observations {De lie Cïbariâ, libri XII). Il remarquait, par exemple, que, le fromage étant la principale production de l'Auvergne, ce mets y était devenu l'aliment principal des habitants; que. dans le Périgord, dans le Limousin et dans les montagnes du Lyonnais, on mettait au premier rang, après le pain et le vin, les châtaignes et les raves: enfin, que, dans les Cévennes, le peuple, n'ayant du pain à manger que les fêtes et les dimanches, « se nourrit de châtaignes qu'il dessèche à la fumée afin de les conserver, et qu'il mange fricassées avec du cochon. »
Mais c'étaient nos provinces frontières surtout, qui présentaient dans leur façon de vivre des différences plus tranchées.
<- Dans l'Artois et dans le Hainaut, ajoute La Bruyi re-Champier, la nourriture ordinaire est du laitage et du beurre , parce que le pays a des pâturages en abondance; c'est du porc, pai-ce qu'on peut y engraisser aisément cet animal; ce sont des pâtisseries qu'on excelle h diversifier, et qui forment le principal honneur des tables. De tous les cantons de la France, il n'en est aucun où l'on soit aussi porté à l'ivrognerie. Nonseulement les hommes, mais les femmes mêmes s'y font une gloire de boire beaucoup.
■> La Normandie se nourrit spécialement de pommes et de poires cuites ou crues. Ces deux espèces de fruits lui fournissent aussi sa boisson. Cependant elle tire , en même temps, et beaucoup de poisson de la mer qui l'environne, et de nombreux troupeaux de ses pâturages.
» Il y a, dans la Bretagne, entre la haute et la basse partie , une opposition frappante. Les habitants de la basse, appelés Brelans brelonnanls, ont non -seulement une langue étrangère, mais des mœurs féroces et barbares, et, ce qui est pis, une certaine inclination au vol. Pour ceux de la haute Bretagne, la plupart d'entre eux possèdent la politesse et l'urbanité françaises. Leur boisson est un vin de pays, et leur Nourriture, des fruits , des pâtisseries et du poisson tant de mer que de rivière.
» Chez les Gascons, tout le monde, hommes et femmes, nobles et roturiers, pauvres et riches, mange de l'ail et de l'oignon. Cet assaisonnement infect, qu'on fuit partout ailleurs, est pour eux un ragoût délicieux qu'ils emploient dans tous leurs aliments.
» Pour l'abondance, le bon goût et la variété des fruits, la Provence ne le cède à aucun autre canton du royaume; mais, pour la douceur des mœurs, pour la noblesse dans la façon de vivre, ce peuple est bien inférieur au reste de la France. Il consomme peu de viande , excepté dans les montagnes et le long des côtes , où le chevreau est
Nourriture et Cuisine
A. Cabasson del.
K Sere dirent
xvi« SIÈCLE. 1. Le Meunier. — -2. Le Boulanger. — 3. Le Boucher. — 4 Le Cuisinier.
Fac-similé de planche- dessinées et fjiatces au seizième siècle par J An un"
«l'usage; mais il mange beaucoup de poisson, soit frais, soit salé, parce que la Médilerranée lui en fournit beaucoup. Il estime par-dessus tout les olives préparées et les ( âpres. Chez lui, on sert sur les tables, comme un mets exquis, des figues et des raisins frais ou secs, et même des citrons, des oranges, limons et poncires, qui partout ailleurs ne sont regardés que comme un assaisonnement. Cette manière de vivre approche de celle des Espagnols. Les mets s'y assaisonnent avec de l'huile; car on n'y connaît presque pas le beurre. Les vins y sont forts et vigoureux ; les perdrix , rouges ci fort grandes, mais elles ont un fumet très-agréable qu'elles doivent aux aliments dont elles se nourrissent.
» Les Bourguignons passent pour les hommes les plus gourmands de toute la France. (/est chez eux particulièrement qu'est en vogue ce proverbe : Mieux vaut bon repas que bel habit. Aussi dit-on communément qu'un Bourguignon a les boyaux de soie.
» Les provinces intérieures du royaume ont les mœurs plus douces que les autres; elles se nourrissent aussi beaucoup mieux, et la vie, en général, y est à peu près assez uniforme partout. C'est du bœuf, du mouton, beaucoup de porc frais ou salé, du gibier, de la volaille, des fruits : toutes choses que le pays produit en abondance. On y consomme aussi une grande quantité de poisson d'eau douce. »
Ces observations, au moins en ce qui concerne la Nourriture, sont encore vraies aujourd'hui, et paraissent écrites d'hier. Cependant il ne finit pas oublier que, de tout temps, les indigènes de chaque contrée ont combattu et vaincu la nature du sol qu'ils habitent, en s'appropriant des aliments que celui-ci semblait leur avoir refusés pour toujours. Quant aux aliments que l'industrie humaine ne pouvait faire produire à tel sol, ni à tel climat, le commerce se chargeait de les emprunter au pays qui les produisait, pour les répandre par tout le globe. Voilà ce qui fait dire à Rabelais que messin- Casier fut le père et le maître des arts.
Nous allons passer en revue rapidement les substances alimentaires que nos anpêtres tiraient du règne végétal et du règne animal; nous jetterons ensuite un coup d'œil sur l'art de la Cuisine ,et nous examinerons enfin l'ordonnance des festins et tout ce qui se rattache aux mœurs épulaires du Moyen Age.