‹ Le Moyen Âge et la Renaissance (volume 2)Chapitre 13 sur 74 · F. SERÉ, DIREXIT · texte numérisé non relu

F. SERÉ, DIREXIT

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e n’est pas seuleiiieiil au Moyen Age. ce* n’est pas seulement en France et en Europe 5 c’est dans le monde entier, c’est a toutes les époques, qu on trouve la Superstition mêlée aux croyances religieuses et aux habitudes de la vie privée des peuples. On peut dire, a ce sujet , que la Superstition est la conséquence parasite, mais inévitable, de tonte religion, et que, dans certaines âmes simples, sensibles et faibles, elle devient naturellement plus puissante que la religion elle-même, Ainsi, la religion cbictienne, avec son mysticisme, ses élans du cœur et son caractère solennel, prêtait plus que toute autre, et surtout plus que le paganisme, h cett«' disposition rêveuse et mélancolique de Famé binuaine ; ainsi, le Mo\en Age, celle époque de naïve ignorance et de foi ardente, a-t-il donné une am]>ie part a 1 amour du mcr^ cilleux , qui tourmente souvent les esprits supérieurs, et qui semble etre un impérieux l>esoin de Fhomme attristé et opprimé par la dure necessitt' du monde matériel. Religion cl Superstition oiaicnl on quelque sorte deux sœurs jiimelles, également chcrios et bo-

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